Gemeylrum de côté

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Gemeylrum de côté

Message par Leo Sinelli le Ven 16 Juil - 6:24

J'étais à présent apaisé. Le chemin de retour vers le sentier menant à la ville ne m'avait été soufflé ni par les traces de mon précédent passage, ni par mon sens de l'orientation que le brouillard perturbait, mais bien à la configuration du sol dont je me rappelais une multitude de détails, suffisants à confirmer la bonne direction de ma route. Gemeylrum m'avait offert plusieurs choses, mais la spécialité apéritive du lieu ne suffisait pas à me maintenir à terre, d'autant, qu'à ma déception, aucun endroit de l'île n'avait découvert les pièces utiles à la réparation de mon arme. Je pouvais toujours me contenter de l'arc dont j'avais entamé la construction ou me munir d'une arme à poudre locale comme celle que j'avais observé un moment sur le corps de Tsu, mais je n'aimais ni le système de visée, ni la performance. Je préférais encore employer mes dont naturels pour le moment, ils étaient suffisants pour les créatures des environs, conscientes ou non.

Je devais quitter l'île, mais je n'avais pas d'argent et refusais toujours d'en utiliser. Je songeai durant le chemin à troquer mon aide de main d'oeuvre en échange d'une place sur un navire pirate, mais aucun de ceux que j'avais croisé ne m'avait inspiré la moindre confiance quant à leur chance de survie, ou de raison. Je n'avais pas le temps ni la patience d'organiser ma propre mutinerie si le Capitaine voulait revoir les accords de notre contrat, ou s'il se faisait capturer par les gardiens des mers. La meilleure opportunité consistait à dégoter un bâtiment de la Marine, ces gens-là se ficheraient bien de mon argent, ou de son absence. En revanche, mes sciences pourraient leur être d'une aide précieuse, s'ils étaient assez opportunistes pour saisir l'occasion que je pouvais leur offrir. Embarquer avec eux n'était pas chose aisée quand on n'était pas un noble ou un militaire, mais j'avais une proposition à faire à qui m'embarquerait sur son navire, et ferait partie de la marine.

Je calai Disapproval sous ma veste. Il serait détecté à la moindre fouille mais la négligence faisait, Vegapunk merci, partie des défauts des officiels. Ce n'est pas que je voulais en cacher l'existence, mais un civil armé était toujours plus délicat à embarquer, surtout s'il ne pouvait ranger son arme dans la réserve comme les autres. J'escomptais tout de même trouver sur un navire de la marine de quoi trouver des pièces utiles à la réparation de mon compagnon de toujours, mais cela ne pourrait se faire que si je gagnais la confiance des instances de l'équipage. Avec un peu de chance, je pourrais embarquer sur une île qui possède la technologie que Gemeylrum ne connaîtra peut-être jamais, ou au moins à un endroit qui puisse me guider à la tant redoutée Grande Line.


Dernière édition par Leo Sinelli le Mar 10 Aoû - 10:05, édité 1 fois
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Re: Gemeylrum de côté

Message par Leo Sinelli le Sam 7 Aoû - 17:27

Personne. Personne n'avait réussi le test. Les rares bateaux de la Marine que j'avais trouvé ne partaient pas pour la route de tous les périls et les navires civils qui s'y rendaient possédaient un Capitaine trop simple d'esprit pour estimer la valeur de la connaissance comparée à celle du prix d'embarcation que j'avais refusé de songer à débourser, et pas seulement par faute de moyens. J'ai bien proposé de devenir travailleur actif le temps de la traversée, mais on me répondait après m'avoir demandé mes domaines que j'étais sur-qualifié pour les postes à pourvoir. C'était la première fois que je côtoyais une ville où l'on déclinait l'excès de compétence, mais je n'avais pas non plus croisé de ville où sept habitants sur onze emploient le rhum comme dentifrice.

Comme il était encore tôt, et que le monde se faisait un peu nombreux au port pour épargner ma patience, je repartis dans la forêt, par un autre chemin cette fois. La brume s'était levée pendant que je polissais les quais en long, en large et en travers. La rosée serait une aide supplémentaire pour repérer cette toile particulière dans laquelle mon spécimen se trouvait. Comme un insecte, je bus la condensation du brouillard au creux des feuilles, de grosses feuilles dont on pouvait se servir comme assiette ou éventail. Celles qui m'intéressaient étaient en l'occurrence les pandanacées, que j'avais trouvé la veille dans une livre de la bibliothèque sur les espèces végétales locales. Ces feuilles longues, fines et résistantes pouvaient servir aussi bien pour la cosmétique que pour la cuisine et le tissage. Les fruits, de grosses boules bosselées comme un fruit du démon, se conservaient bien et pouvaient être un apport nutritif s'ils étaient cuits. J'en cueilli quelques uns sitôt les pandanacés trouvés. Si le navire que j'allais prendre s'embrasait sous les coups de canons pirates, j'aurais de quoi m'occuper en attendant l'immersion. Si j'avais été un faussaire, j'aurais probablement employé ce fruit pour simuler des fruits du démon.

Les feuilles furent une véritable bénédiction pour moi qui n'avais pas d'argent pour me procurer des petits sacs en cuir. J'allais combler ce manque en en fabriquant via les feuilles que je tressai patiemment. Il me fallut le reste de la matinée et un début d'après-midi pour terminer mes contenants, et les dernières heures de luminosité pour partir à la cueillette d'herbacées et de graines. J'avais de quoi prétendre soigner, supprimer les problèmes d'estomac, contrer quelques risques d'infection ou de propagation de venin et même soulager les brûlures. Il n'y avait pas de quoi sauver un équipage entier, mais j'avais au moins un élément concret pour me faire embaucher, ou me servir en cas de besoin.

Je passai la soirée à la bibliothèques, avec un livre dans une main et quelques fruits dans l'autre. Mon intérêt du jour était la route de tous les périls, les ceintures sans courants et les colosses marins qu'on pouvait trouver. Je parcourus également un livre sur l'ingénierie navale et le nom de Water Seven revint très souvent. L'on raconte que le Gouvernement y est très présent, et que c'est le meilleur endroit pour fabriquer un moyen de transport. J'avais ma destination finale, et avec un peu de chance, le dernier point où je devrais dépendre de la mer. L'altitude me manquait.

Quand le bâtiment ferma ses portes, je déambulai un moment dans les rues moins fréquentées, à proximité du port, où il n'était peut-être pas trop tard pour dégoter un navire assez courageux pour tenter Grand Line et suffisamment futé pour me prendre à son bord.
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