Pactes avec le diable (ou peu s'en faut)

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Pactes avec le diable (ou peu s'en faut)

Message par Petyr Pyvell le Mer 3 Nov - 13:24

Sans aucune ambigüité, Gemeylrum était fidèle à sa réputation : les effluves d’alcool et de rhum épaississaient l’air du port et l’on avait le net sentiment d’inspirer une gadoue âcre et saumâtre.
Ramenant sa manche vers son visage en un filtre salvateur, Petyr sortit sur le pont du navire. Le voyage depuis Totuga avait été éreintant malgré sa brièveté et l’escale à Gemeylrum promettait d’être intense : trois heures auparavant, ses protecteurs, qu’il avait dépêchés sur l’île en éclaireurs, lui avaient confirmé par escargophone la présence du navire qu’il recherchait, un bâtiment de la marine dont les marques ont été effacées à la peinture blanche.

Rictus. Un autre engrenage se mettait en place, trois autres encore et l’on commencerait à entendre le doux tic-tac du plan en marche, tic-tac inéluctable, imperturbable, qui continuerait jusqu’à l’accomplissement de la volonté du Serpent.
Le mini-escargophone en main, Petyr contacta les membres de son équipe :

« Godric, Gart, rejoignez-moi à la base de la marine.
Alayn, Brienne, surveillez le navire, restez cachés et ne vous montrez sous aucun prétexte. Un membre de cet équipage m’intéresse : homme, svelte, longs cheveux noirs, une bonne dose de folie dans les yeux. Si vous l’apercevez, ne le lâchez plus, suivez-le aussi discrètement que possible, ne l’approchez jamais à moins d’une centaine de mètres. Quand je vous recontacterai, je vous demanderai de l’aborder seul. Commencez donc à réfléchir à un moyen de l’isoler. »


« Reçu monsieur. »

Ses ordres donnés, le tissu de sa manche toujours collé au visage, Petyr quitta le navire puis le port, marchant dans la ville la plus encrassée qu’il lui eut été donnée de voir. Le sol qu’il foulait était fangeux, strié de petits ruisseaux d’eaux usées et c’était à se demander comment ces minces filets d’eau trouvaient le moyen de couler parmi les monticules d’immondices et de déchets.
Retenant péniblement un haut-le-cœur, il continuait de s’enfoncer dans la ville insalubre, sourd aux couinements de la fange et des excréments sous ses semelles.

Bientôt se profila devant lui la haute silhouette de la base de la marine, blanche, imposante. Petyr pensa qu’il y avait quelque chose de comique dans le fait qu’un institut qui incarnait la candeur et la justice puisait aussi profondément dans ses ressources pour protéger des individus comme lui, et cette pensée lui arracha un autre de ses sourires carnassiers.
Arrivé aux portes de la base, Petyr ne fut pas étonné de remarquer à quelques pas derrière lui les charpentes imposantes de Gart et Godric, leur taille et leur poids ne faisant aucunement obstacle à cette furtivité qui était la leur, et se fut suivi de ces deux colosses qu’il pénétra dans l’auguste bâtiment avec le port altier du seigneur qui rejoint sa demeure.
Son attitude arrogante devait avoir suffi à convaincre de son importance et ce fut sans trop de simagrées que l’on l’introduisit au colonel responsable de la base. Exhibant sa plaque nominale sertie des cinq étoiles du Gouvernement Mondial, il s’adressa au haut gradé comme l’on s’adresse à un subordonné, exigeant sans demander, ordonnant sans conseiller. Il réclama des locaux pour lui et ses hommes, un escargophone blanc pour ses communications sécurisées et toutes les informations disponibles sur le pirate William Morgan.

« D’ailleurs colonel, j’écris en ce moment même un article sur les officiers de la marine. Dans ce cadre, j’apprécierais que vous rassembliez vos meilleurs officiers pour une série d’interview demain soir. J'espère pouvoir être élogieux. »

Petyr espérait que le haut-gradé aurait la finesse suffisante pour déceler la menace qu’il avait tissée dans ses paroles : il avait besoin que ses demandes soient satisfaites et le plus tôt serait le mieux.

« Autre chose colonel, l’équipage des Toukotsu Kaizokudan est présentement sur l’île. Je vous conseille de demander des renforts au quartier général, cette base n’est pas de taille à gérer seule des pirates de ce calibre. »

Les renforts du quartier général mettraient plusieurs jours à arriver, et d’ici-là, Petyr se serait largement occupé de ses petites affaires ; les renforts qui n’auraient alors plus grand-chose à faire lui serviront gentiment de taxi pour son retour à Marie Joa. De plus il avait encore besoin du soutien du gouvernement et cette pièce d'information les convaincrait de son utilité. Oui, les événements avançaient et n'osaient dévier de l'ornière qu'il leur avait tracée.

Tic-tac.


Dernière édition par Petyr Pyvell le Sam 13 Nov - 2:22, édité 2 fois
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Re: Pactes avec le diable (ou peu s'en faut)

Message par PNJ OPR le Lun 8 Nov - 16:04

L’homme avait simplement fait irruption dans son bureau telle une mouche dans un pot de miel. Son corps chétif bourdonnait d’orgueil et faisait un tintamarre assourdissant. Le colonel Lemonjuice, bien que sachant son devoir envers le gouvernement mondial, n’apprécia aucunement le temps employé par son interlocuteur. Cependant, il ne se fit pas ombrage de la bravade puérile de son vis-à-vis et acquiesça à tout. Il lui attribua tout le bâtiment prévu pour l’accueil des hauts gradés de la marine tout en se réjouissant qu’il n’y en ait aucun qui y loge pour le moment. Cela lui fera moins de soucis à gérer déjà qu’il avait envie au plus vite de se débarrasser de ce gêneur pour trouver le temps de ranger son bureau après les évènements de tantôt.


« Il n'a pas été repéré sur cette île, mais je n'ai aucun problème quant au fait de vous offrir mon soutien logistique. Il y a d'ailleurs en ce moment même un sergent-chef du nom de Kobby qui a exprimé l’envie d’arrêter ce criminel, il est sur une mission, mais vous pouvez les considérer, lui et le sergent Ryuko, comme de vos hommes tant qu'ils seront sur cette île . L’agent de contact que je vais vous désigner peut vous l’amener si vous les voulez dans votre équipe. »


* Voilà comment limiter les dégâts dans mon équipe.*


« Quant aux informations que vous cherchez, l’officier qui vous sera assigné vous les procurera vous-même. D’ailleurs, si vous avez besoin de quoi que ce soit, demandez-le lui directement. »


Avant de laisser le visiteur inconnu partir, il le mit en relation avec le lieutenant Kostik à qui il délégua la responsabilité de pourvoir aux besoins de ce représentant de l’état.


* Voilà de quoi assurer ma tranquillité d’esprit.*


La fiche de William Morgan attendait au bureau des renseignements dans la pile des "vraiment méchantes personnes", curieux classement opté par le gratte-papier. Elle contenait le texte suivant.


• Equipage connu : Toukotsu Kaizokudan
• Rang et grade connu : Homme à tout faire
• Prime à ce jour : 15 000 000
• Passé connu : Il a servit sur la base G6 de la marine
• Traits physique ou mental particuliers : Il a servit sur la base G6 de la marine. De nombreuses rumeurs sur son amour du sang circulaient toujours à la base (information a vérifier)
• Affiliation d'armes : Couteaux de lancer, Kukris
• Méfait commis :

-Wiliam Morgan est recherché pour désertion, sabotage et pour la mort du commandant de la base et d'un soldat.
- Instigateur d'une évasion à Baterrila
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Re: Pactes avec le diable (ou peu s'en faut)

Message par Petyr Pyvell le Ven 12 Nov - 19:47

[HRP]Le long dialogue a été écrit en duo avec notre très cher(ère) okama.[/HRP]

L'expression du colonel était peinte sur son visage, si claire qu'il aurait été plus facile d'ignorer le soleil à midi. Les lèvres légèrement retroussées sur ses dents, les pommettes rougies et saillantes, les yeux crépitant d'un éclat venimeux : il n'avait que mépris pour l'agent du Gouvernement Mondial. Mais il fit alors quelque chose qui surprit -et amusa- hautement Petyr : mettant de côté son dédain tel un chien mal dressé, il s'activa pour répondre aux demandes de son devoir. Acquiesçant à tout, il rajouta néanmoins :
" Il n'a pas été repéré sur cette île, mais je n'ai aucun problème quant au fait de vous offrir mon soutien logistique. Au fait, il y a un sergent-chef du nom de Kobby qui a exprimé l'envie d'arrêter ce criminel, il est sur une mission, mais vous pouvez en disposer à loisir. L'agent de contact que je vais vous désigner peut vous l'amener si vous le voulez dans votre équipe."

Et il perdit alors définitivement le peu d'estime qu'avait encore pour lui Petyr.
"Sombre idiot, je viens de vous reporter la présence de l'équipage de William Morgan sur cette île et vous trouvez encore le moyen de m'affirmer qu'il n'y a pas été repéré ? L'intelligence ne doit pas être un critère dans le choix des hauts-gradés de la marine."

La remarque qui se voulait cinglante n'eut d'autre effet sur le colonel que de l'encourager à débiter toujours plus d'inepties :
"Quant aux informations que vous cherchez, l'officier qui vous sera assigné vous les procurera lui-même. D'ailleurs, si vous avez besoin de quoi que ce soit, demandez-le lui directement."

Et sur ces dernières paroles, il désigna celui qu'il introduisit comme le lieutenant Kostik. Svelte et élancé, l'homme était probablement aussi austère que la vierge Marie elle-même : des cheveux impeccablement peignés séparés en deux collines précises par une raie rigide, des lèvres si serrées qu'elle ne formaient plus qu'un trait indistinct en place et lieu de bouche, le tout soulignant un uniforme rigoureusement repassé et pathétiquement conforme.
On l'avait affublé du pire chaperon possible.

Gart et Godric à ses côtés, Petyr sortit de la pièce, Kester sur les talons. Marchant aussi vite que possible sans courir, il rejoignit ses quartiers -d'un luxe scandaleux- et intima à ses deux gardes l'ordre de ne laisser personne le rejoindre.
S'asseyant à un onéreux bureau en buis, il se saisit de son mini-escargophone et joignit Brienne. Lui ayant fait comprendre de mener William Le Rouge -seul- à une certaine rue déserte dans trois heures et de faire attention à ses couteaux de lancer, il remarqua un tremblement frileux éraillant la voix de sa protectrice. S'en enquérant, il reçut cette réponse :

"William Morgan est un monstre, un véritable monstre comme le monde en a rarement porté. Comment peut-on se montrer brave si l'on a peur ?"

Question de pure forme, mais Petyr prit le temps d'y répondre.
"On ne peut se montrer brave que si l'on a peur.
La bravoure diffère de l'inconscience et souviens-toi que si la peur est inévitable, la terreur est optionnelle."


Et il raccrocha. Les inquiétudes de ses hommes ne le concernaient que de façon très superficielle ; tant que le travail est accompli, le reste est secondaire. En parlant de travail, il se trouvait que Petyr en avait un très important à mener à bien. S'intéressant à l'escargophone blanc récemment fourni par les vertueux alliés de la justice -ou plutôt, d'une justice-, il envoya ses ondes chatouiller l'air très loin dans les confins du monde.

"Fosfosfosfosfos, ici le Docteur Hogback, docteur du Schichibukai Gecko Moria. À qui ai-je l'honneur?"

"Un Agent du Gouvernement Mondial. J'ai des affaires de la première importance à discuter avec ton maître et j'apprécierais de ne pas avoir à attendre longtemps qu'on nous mette en contact."

Une voix gênée grésilla alors de l'appareil.
"Fosfosfosfosfosfos... Et bien, c'est que le maître est très occupé en ce moment... Il n'accorde son temps libre qu'à une poignée de personnes. Voyez-vous... Si je le dérange, il risque d'abattre sa colère sur ma personne... Un nom pourrait peut-être aider?"

"Les noms ont un pouvoir mon cher ami, n'en abusons pas. Mais il en est un que je puis vous donner : Le Gouvernement Mondial. Rappelons-nous bien que ton cher maître a accepté de le servir ; mais si je dois me déplacer en personne, ça ne sera pas sans conséquences, ton cher maître risque d'y perdre un bien précieux, tel un docteur pas assez zélé par exemple."

L'escargophone crachota alors une voix chevrotante, agitée.
"Je suppose que je n'ai pas le choix..."

"Vous supposez admirablement bien."

Le ton se fit encore plus craintif quand le docteur s'adressa à son maître.
"Moria-sama, une communication du Gouvernement Mondial."

Quelques secondes s'écoulèrent puis le léger grésillement du Den Den Mushi fut couvert par une voix rude et grave.
"Ici le Schichibukai Gecko Moria. Qui ose me déranger dans mes activités?"

L'heure était venue d'appâter le poisson, et aussi naturellement qu'il respirait, Petyr changea de ton, adoptant une intonation chantante et âpre de douceur.
"Oh! Moria-sama ! Quelle surprise de vous avoir en personne ! Il m'a semblé que votre cher docteur a oublié de faire les présentations : je suis Petyr Pyvell, agent du Gouvernement la plupart du temps, informateur vagabond à mes heures perdues. Je pense qu'un homme dans mon genre peut vous être très utile. Mais je vous ennuie peut-être ? Voulez-vous que je vous laisse à vos activités ?"

La voix du corsaire se fit grondante et coléreuse quand il s'adressa à son docteur.
"La prochaine fois que tu as un informateur, passe-le moi tout de suite sombre crétin... Brick Bat!"

Et avec une versatilité digne de Petyr lui-même, le Schichibukai reprit son ton calme et posé.
"Il est vrai que mes activités à Thriller Bark me prennent un temps incroyable, mais les navires se font rares en ce moment. et puis, il serait malhonnête de refuser une communication
avec un informateur. Encore plus lorsqu'il travaille avec le Gouvernement Mondial. Que me vaut cet appel?"


Le poisson été ferré, il s'agissait maintenant de le remonter sans qu'une ruade ne le libère de la morsure de l'hameçon. La voix de Petyr se couvrit alors d'une inflexion froide et calculatrice.
"Le Capitaine Corsaire Gecko Moria est beaucoup de choses sans aucun doute, mais certainement pas un imbécile ; et seul le plus sombre des idiots croit aux cadeaux gratuits, surtout dans notre branche du commerce ; il ne vous a donc pas échappé que je vous propose un marché, juteux certes, mais avec sa part d'obligations. Certains de ces termes doivent être clairs et acceptés avant même de connaître la teneur de notre échange :
Mon identité ne doit jamais être révélée.
Votre subordonné doit garder le secret absolu au sujet du peu qu'il connaît.
Nos communications doivent toujours être protégées par un escargophone blanc, une peine dont j'ai pris soin cette fois-ci."


Petyr marqua une pause brève puis reprit sur la même corde.
"Si nous pouvons nous mettre d'accord sur ces quelques points, alors la partie juteuse peut avoir son tour."

Quelques minutes durant, le silence se fit. Petyr ne devina la présence de son interlocuteur qu'à la respiration rauque qu'il distinguait toujours. L'esprit du Corsaire devait sûrement retourner les dernières paroles dans tous les sens à l'affut d'un piège dissimulé derrière les mots, une précaution utile quand l'on s'adressait à un être aussi sournois qu'un serpent. Mais finalement, la voix profonde et gutturale rompit le siège du silence.
"Hum... Ces conditions ne me semblent pas exagérées. Je possède un escargophone blanc que j'utilise pour les situations d'urgence... Quant à mon subordonné, il me doit une dette tellement énorme que je suis certain qu'il n'ira pas me trahir."

Quelques dernières secondes d'hésitation puis les mots jaillirent :
"J'accepte vos conditions cher collaborateur. Kishishishishi"

Le poisson était dans la glacière. Il frétillait encore mais cela ne durerait plus longtemps. Le comprenant, Petyr reprit sur une note chaleureuse mais dissimulatrice, une note semblable à celle qu'on ne manquait d'entendre dans les repères de brigands et de hors-la-loi.
"Je suis heureux que nous soyons tombés d'accord, c'est très heureux en effet. Comme je vous l'ai dit mon cher, il m'arrive de travailler dans le commerce d'informations. J'achète souvent mais ne vends que très rarement. Si je vous ai proposé mes services, c'est que je n'ignore pas que vous faîtes de même, et je n'ignore pas non plus que les informations les plus recherchées sont de celles qui ne se vendent pas mais s'échangent.
Ma proposition est donc simple, mes informations contre les vôtres mon cher, une mise en commun de nos ressources, celles d'un Corsaire et celles du Gouvernement Mondial. Qu'en dites-vous ?"


"Nani ? Mes informations ? Hum... La proposition est tentante... Seulement mes informations se négocient cher... Pensez-vous êtes capable de me fournir le genre d'informations dont j'ai besoin?"

"Un petit oiseaux me souffle que comme tout pirate, vous accordez quelque intérêt au One Piece, le trésor des trésors, je ne pense pas me tromper, si ?"

"Hum... n'importe qui peut s'en douter... Mais je pense que vous pouvez faire mieux... Que savez-vous de moi?"

Petyr sentit la menace sous-jacente aussi sûrement qu'une épée au travers du flanc, et sentant le cours de la conversation lui échapper, il recadra au plus vite.
"Oh, je ne pense pas que cela soit très recommandé de savoir quelque chose sur vous, surtout pour un homme dans ma position. Mais revenons-en à notre trésor. Si un équipage devait tomber sur une information nouvelle au sujet du One Piece, quel genre d'équipage serait-ce ?
Un jeune équipage réduit mais talentueux ? Peut-être. J'ai à l'esprit une information de ce type que le quartier général de la marine ignore surement encore.
Mais si ça devait être l'autre type d'équipages, un équipage nombreux et puissant sillonnant les mers depuis des lustres. Qui pourrait-ce bien être ? Le plus probable serait alors le plus grand et le plus robuste des équipages ; pourrait-ce être celui de Barbe Blanche avec ses nombreuses flottes ? Celui de Shanks Le Roux qui ne lui envie pas grand chose ? Non mon cher, l'équipage le plus vieux, le plus puissant et le plus nombreux n'est autre que la marine, commandée par le Gouvernement Mondial.
Si un jour on devait mettre la main sur une information importante à propos du One Piece, ce ne pourrait probablement être qu'un jeune équipage talentueux et ambitieux ou le plus grand et le plus puissant de ceux-ci, soit la marine."


Petyr marque une légère pause, laissant la tension s'accumuler jusqu'au cran suivant.
"Sous cette optique, pensez-vous que mes informations pourraient-être à votre goût ?"

Le Corsaire prit encore une fois le temps de la réflexion, mais la réponse fusa plus prestement que la dernière fois. Petyr pensa fugitivement que l'envie était certainement un moteur efficace.
"Présenté de cette manière, cela semble tout à fait à mon goût. Mais dites-moi Mr l'informateur... Quelles seraient le genre d'informations qui vous seraient utiles? Que pourrais-je vous apporter en tant que Schichibukai, cloîtré au Florian Triangle et pillant les navires?"

"Je ne doute pas que les tentacules du maître des ombres vont beaucoup plus loin que les simples limites d'un malheureux triangle, et vous trouverez en moi un client très peu demandant sur la nature quand la qualité est présente : tout ce que prennent vos filets me tente quand c'est servi frais et sans moisissures. Donnez-moi les informations auxquelles ne peut avoir accès qu'un Capitaine Corsaire
et quelle que soit la nature, j'en serai repu."


"Cela semble honnête... Trop honnête même... Mais le marché de l'information est trop vague, et mes tentacules aimeraient bien se refermer sur quelque chose de plus concret."

La voix du Schichibukai se fit mielleuse et tentante. Voilà qu'à son tour il lance ses filets, songea Petyr.
"Serait-il possible de vous croiser un jour sur mon île? J'aime voir la tête de mes associés, ou futurs associés dans votre cas? Si cela n'est pas possible... Je me contenterais du Den Den Mushi."

"Tout est possible et le destin réserve ses surprises à ceux qui y croient. Si notre destin est de se rencontrer, que ce soit sur l'obscure Thriller Bark ou dans l'ombre du palais de Marie Joa, nous nous rencontrerons. En attendant, laissons le temps faire son affaire et menons les nôtres du mieux que nous le pouvons.
Je sais que vous avez l'impression que ce n'est que de l'air et que le vent a beau souffler, il reste intangible. Donc pour dissiper vos doutes et en gage de bonne foi, j'ouvre le marché des informations :
Un nouvel équipage s'est formé, talentueux et ambitieux. Vous en avez surement entendu parler, ce sont les pirates du crâne et j'intuite que si le destin ne dévie pas nous les verrons bientôt sillonner les mers du nouveau monde. Les hautes sphères de la marine l'ignorent encore, mais ils se trouvent sur Gemeylrum à South Blue. Je suis sûr que vous saurez utiliser cette information à bon escient."


Légère pause.
"Avez-vous à votre tour un sucre pour moi ou préférez-vous choisir dans votre confiserie et me recontacter pour ma friandise ?"

"Un équipage talentueux et ambitieux... Intéressant... Quel dommage qu'ils ne sévissent pas encore sur Grand Line, j'aurais quelques sombres projets pour eux! Kishishishishishi!
Mais si je vous donne un gros sucre, seriez-vous capable de me donner plus d'informations sur eux? Je n'espère pas de vous de me les envoyer sur la route de Grand Line bien évidement..."


"Je vous avoue que quelques uns de mes yeux sont braqués sur eux et que si cet équipage vous intéresse, les informations à leur sujet ne risquent guère de se tarir. Les faits avant d'être transmis doivent se faire, et si tout se déroule comme le destin l'a écrit, je peux vous garantir que ce que je vous ai déjà fourni semblera aussi terne qu'un caillou flottant sur un océan de diamants.
Oui, un gros sucre rentabiliserait les yeux que je garde braqués sur ces fieffés filous."


"Intéressant... Je me dois donc de remplir ma part du contrat... Que pourrais-je vous donner dans ma boite de sucreries ? Si je vous disais qu'un navire de la Marine était en route avec un de mes hommes? Et que dans ce navire, un chargement très important... Chargement qui me permettrait de gagner du poids face a mes confrères corsaires. Mais ce chargement, nécessite une ombre... Une ombre spéciale.
Il y a bien ce jeune rookie : Monkey D. Luffy, célèbre pour sa victoire contre Crocodile. Mais je suis intéressé par toute sorte d'équipages. Je cherche la perle rare. J'ai déjà, on va dire, la monture du bijou et même la marine ne le sait pas. Cela vous convient-il?"


Se peignit alors un sourire féroce et carnassier sur les minces lèvres de Petyr.
"L'ambition agit sur ma corde sensible et en tire une note agréable à mes oreilles. Dans votre recherche du plus lumineux diamant à sertir, je serai votre allié sans restriction aucune et pour ce but je mettrai à profil une grande partie de mes ressources.
Mon cher ami, Petyr Pyvell paie toujours ses dettes, j'espère qu'il en va de même pour vous."


"Je paie toujours mes dettes, avec ceux qui j'estime méritent mon amitié. Il va de soi que vous venez de vous faire un ami haut placé. Puisse cette collaboration porter ses fruits, Mr l'informateur."

"Oui, puisse ces fruits êtes mûrs et remplis de suc vermeil."

Et le grésillement de l'escargophone se tut définitivement.
Une affaire rondement menée s'il en est, et un nouvel engrenage de posé, un engrenage central et porteur duquel dépendrait grandement la marche des plans amenés à être mis en action. Si Petyr ne faisait que sourire, ce n'était que l'habitude sournoise qu'il avait prise : en lui se déchainait la violente tempête d'une intense euphorie.
S'il gardait à l'esprit que Crocodile a été vaincu par un rookie du nom de Monkey D. Luffy et non par le colonel Smoker comme il avait été largement publicité, il s'intéressait davantage à la bague de Gecko Moria. Chaque chose en son temps et le plus urgent d'abord, mais Petyr Pyvell n'oubliait jamais de payer ses dettes.
Et son sourire prit la teinte froide de l'acier.

En rejoignant ses hommes, il décida de les gratifier à sa manière, il leur lança donc :
"Nous avons encore deux heures à tuer, vous avez quartier-libre entre temps !"

La question de Gart ne se fit pas attendre :
"Pouvons-nous nous rendre à la ville basse ?"

"Faîtes ce dont vous avez envie, c'est votre temps libre."

Légère pause.
"Par pure curiosité, que voulez-vous faire dans la ville basse ?"

Les deux colosses s'échangèrent un regard lourd de sous-entendus, et finalement Godric répondit :
"Nous voulons tester la qualité des bordels de cette île.

Petyr ouvrit génuinement des yeux aussi ronds que des soucoupes.
"Je... Je prétendrai que tu n'as pas dis ça."

Mais à peine ses hommes au bout du couloir qu'il se ravisa :
"J'en ai soupé des dames et des ladys... À partir de maintenant ce sera les putes pour moi aussi."

Et se fut au tour des deux géants d'ouvrir des yeux ronds comme la lune, le lieutenant Kester n'étant pas en reste. Paraissant enfin se souvenir de lui, Petyr le congédia d'un geste de la main, la marine avait joué son rôle :
"Mes hommes et moi allons nous divertir. Lieutenant, n'oubliez pas que demain je voudrais interviewer vos officiers comme j'en ai fait part au colonel."

Et il abandonna le lieutenant avachi de stupeur alors qu'en lui l'euphorie et l'excitation de la victoire se muaient en une excitation toute autre.
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Re: Pactes avec le diable (ou peu s'en faut)

Message par PNJ OPR le Mer 23 Mar - 15:26

La journée était guère plus avancée quand l'escargophone du serpent sonna de nouveau. Petyr n'avait pas même eu le loisir de trouver charmante compagnie. Et ce projet-ci comme nombre d'autres, de l'interview programmée à la chasse au Red Will, risquaient bien d'être reportés à une date ultérieure, voire de ne pas aboutir du tout étant donné la nature de l'appel.

Sitôt qu'il eut décroché, le Serpent entendit une voix étrange, grave mais non sans mélodie, s'adresser à lui sans même prendre la peine de révéler son identité. Non pas par impolitesse, mais sans doute n'y tenait-elle pas. L'interlocuteur désirait rester anonyme. Mystérieux même. Mystérieux, tout comme ses propos, dont la teneur avait cependant une chance non négligeable d'attiser la curiosité de l'agent du gouvernement.

-Agent Pyvell, je présume. Bonjour. Vous ne me connaissez pas, et j'en sais moi même peu sur vous. Peu, mais suffisamment pour cerner votre personnalité et votre potentiel. En tout cas il me semble. Sans prétention exagérée, je me plais à penser posséder un don pour évaluer les gens. Et mon opinion sur vous est à votre avantage. Ce qui me conduit donc à vous proposer un emploi un peu particulier. À Vous, et vous seul. Je n'ai que faire de vos sbires. Le genre d'emploi que l'on ne se voit pas offrir deux fois dans une vie. Et qu'il serait inconscient et tout aussi inconvenant de refuser. Mais avant de vous en divulguer plus, je dois m'assurer de l'intérêt que vous portez à ma proposition. Et de votre discrétion aussi, cela va de soi.


Spoiler:
HRP : voilà, on tire Petyr de cette chasse au Will en lançant un autre petit projet.
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Re: Pactes avec le diable (ou peu s'en faut)

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