Quand les ennuis se présentent... [ Narnak ]

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Re: Quand les ennuis se présentent... [ Narnak ]

Message par Licinius Ysen le Mer 16 Mar - 16:40

Il avait plus de ressources que prévu, ce cher Narnak. Assez dans le bras pour faire valser le colonel en tous cas, et pour recommencer. Ysen avait gardé la main accrochée à la chemise de son adversaire pour amortir quelques peu sa chute, et dans l'optique d'une éventuelle riposte, mais c'est sur que si on ne lui en laisse pas le temps, se farcir un petit vol plané n'est pas mal non plus... Le deuxième atterrissage avait été quelques plus tangent cela dit. La table avait tenu le coup mais il en avait tout de même eut le souffle coupé quelques temps. Le temps de reprendre sa respiration en fait, juste assez pour laisser les deux autres quitter la taverne avec les jambes au cou.

"Allez voir la caserne du village, prévenez le responsable qu'il a deux fugitifs sur les bras et que tous les moyens qu'il juge nécessaires sont à déployer."

Ysen n'avait aucune idée des forces en place sur ce gros morceau de caillou. Mais toutes les mains seraient bonnes à prendre, il allait en falloir pas mal pour se charger de ce malade d'ailleurs. Leurs ordres reçus, les deux marines foncent dans les rues pour les accomplir. Ils n'ont déjà pas réussi à attraper une gamine, ils n'allaient pas risquer plus de sanctions en perdant le temps du colonel, qui promettait d'être furieux le soir venu.
Licinius ne perdit pas plus de temps lui aussi. Il fonça par le trou béant de la taverne à la poursuite de Narnak, la petite ne représentant pas un très grosse menace à côté de lui. Il ne le voyait pas, mais son sang avait été dispersé derrière lui. Apparemment, il a pris la direction du port, si sa trace s'estompait, une grande quantité de marines étaient disponibles par là.
Pourquoi va-t-il par là ? Il ne voit pas le drapeau de la mouette ?
Mais il insiste en plus !
Il réapparait dans le champs de vision d'Ysen également. Et il approche à toute vitesse du White Mustang aussi. Qui a quelques prisonniers dans ses cales.
Ysen n'aimait pas ça. Les évènements prenaient très vite des allures désagréables. Il ne fallait pas que ce malade puisse libérer les hommes détenus dans la cale, sinon, il y aurait encore plus de grabuge. Et Ysen n'aimait pas ça, le grabuge.

Du coup, on s'arrête une fraction de fraction de seconde sur un pied, on se laisse tomber gentiment en avant et... On fonce. On se rapproche vite, très très vite. Il a presque atteint la rampe d'accès le bougre, et où sont les gardes supposés s'assurer que les civils ne montent pas sur le navire ? Ils sont venus chercher le colonel à la taverne ? Bon. On en connait quelques uns qui vont passer un mauvais quart d'heure dans pas longtemps. Mais pour le moment, il y a plus urgent. Le cinglé qui est devant le White Mustang, par exemple. Gagner du temps, donner l'alerte, botter des postérieurs. Tout un programme.
Gagner du temps: Quel est le moyen le plus rapide de monter sur le navire ? Des caisses au bord du ponton permettraient de se lancer plus facilement sur la rampe. Mais on va atterrir juste devant ce grand malade à la main qui saigne. Pas bon. On se dépêche de se débarrasser de sa veste -elle est pleine de sang de toute manière- et on se jette en l'air. Une fois au sommet de la courbe, on jette la veste le fauteur de trouble avant de se réceptionner sur le morceau de bois. Le bois, ça se coupe, non ? On empoigne le wakisashi coincé dans la ceinture et on tranche une bonne moitié du bois en passant. C'est qu'il coupe bien, le wakisashi du colonel, il est court, mais il est plus efficace qu'un katana. Oh, et on se dépêche de se jeter sur le pont avant que le bois ne casse, ça pourrait être fâcheux.
Donner l'alerte: On arrive à atteindre le bois solide du bateau, c'est bon, c'est palpable. On se dépêche de se relever sans regarder la foule de marine qui ne comprennent pas pourquoi leur supérieur arrive ainsi sur son navire et qu'est-ce que a bien pu tomber dans l'eau aussi. On souri, mais ça c'est normal, on prend un grande inspiration et on hurle un beau, grand et fort:

"BRANLE BAS D'COMBAT !!!"

Voilà, ça, c'est fait.
On botte des culs: On garde ça pour le soir, il y en a quelques uns qui le méritent. Et surtout, il y a celui qui ne va surement pas tarder à arriver. Un lieutenant approche, qu'est-ce qu'il veut ? Il chuchote...

"Colonel, on fait quoi des prisonniers ?"

Bonne question. Et surtout, bonne manière de la poser. La réponse ne se fait pas attendre, trois mots déposés dans le creux de l'oreille du marin, qui s'empresse de se trouver trois comparses avec lesquels il disparait dans les entrailles du White Mustang. Le colonel, lui, se tourne pour faire face au ponton. D'après ce qu'il avait vu, Narnak n'allait pas se laisser tomber si facilement, et, surtout, sans se relever très rapidement.
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Re: Quand les ennuis se présentent... [ Narnak ]

Message par Narnak le Mer 16 Mar - 20:05

Ptain qu’est-ce que jfous là moi ?

C’quoi c’bateau, là ?

Pourquoi il a des cheminées ?

Pourquoi il est grand comme de là à là ?

Ptain ?

Ptain !

"Narnaaaaaaaaaaaaaak... je me meurs..."

Ptain !!

Quel enclumé de fils de péripatéticienne a osé touché à toi, ma poulie ?!

Un bleu, hein ? Un mouetteux, ouais. Un encombré du neurone qui t’a pris pour un vulgaire paquet d’algues et qui t’a foutue à la baille d’un coup de botte négligent. Un sous-fifre de ce colonel.

Grmh... Zen, respire.

Grmh...

... C’tait quoi ça ?! L’ombre. Là.

Ha, crénom ! C’qu’il m’a largué ses plumes dessus c’t’oisal tout blanc ! Ha, saloperie, lâche-moi, mais lâche-moi ! Gneuh ! ... Haha, tfais moins la maligne coupée en deux, la veste, hein !? Même rouillé il a finalement son utilité ce ptit sabre récupéré hier. Paix à ton âme gamin.

Bon, à nous deux maintenant. Chef.

"YSENNN !!"

"Jveux celui d’tes gars qui m’a buté ma poulie ici dans moins de deux minutes ! T’as compris ?!"

Il a pas compris. Les cyclopes d’acier braqués sur toi non plus z’ont pas compris, mon ptit Kan. Grmh. Ca va tirer... Ca va tir- La passerelle !

Yaaah, ma ch’ville bordel ! Encore un de tes coups de vicieux, hein chef ? Vive le réflexe de sauter quand tu sens le sol se faire la malle sous les panards, mh. Enfin maintenant j’ai l’air d’un con suspendu au bastingage par les coudes. Ne pas lâcher la lame. Ne pas lâch-

Hmf. Vla, on s’sent mieux sur un pont ferme.

... Sauf avec deux canons braqués sur chaque tempe.

"Yo ! On vous a pas prévenus, les ptit gars ?"

Prévenus de quoi ? pensent vos cerveaux. Jle vois dans les yeux marrons du ptit jeune, là. Jvais te le dire, fiston. Bouge pas. Bouge pas ou ça va faire mal. Prévenus que le Narnak est un carnassier.

"Prévenus que chuis là pour aider. Y a un malade qu’arrive de la ville."

Pas b’soin d’être convaincant. C’pas le but. Juste troubler leurs cortex le temps d’une seconde d’analyse qu’ils auraient pas dû perdre. Fallait tirer dès que vous avez vu ma gueule pleine de sang les mômes. Bam ! Désolé grand blond, tu vas pas pouvoir hausser les épaules avant un ptit moment. Pif, dans la trompe le rouquin. Bonjour à ton infirmière. Sbaarg, tiens, un peu de colle pour ta mâchoire le gros...

Merde.

Sgargl, c’est joli comme mot fiston. Mais t’aurais pas dû. T’aurais pas dû m’attraper par derrière. Me flinguer, fallait m’flinguer dans le dos. Maintenant t’as mon sabre dans la gorge et moi un meurtre de moujingue sur les bras. Merde. Réflexes de con.

"YSEEEEN !!"

C’est d’ta faute cette connerie. T’aurais percuté plus vite l’allusion sur la môme, on se s’rait caillassés en douceur. J’t’aurais accompagné ou précédé au bateau de la miss, t’aurais dit "j’la prends", j’t’aurais dit "non" en r’prenant cette satanée poulie, on se serait mis dessus tranquillous et l’un de nous deux aurait fini à la flotte pendant que la gamine se carapatait tranquille et tu la retrouvais pas. Jlui fais confiance pour savoir s’échapper à temps.

La poulie serait pas coulée, et le môme, là, il aurait eu le temps de réfléchir à sa carrière. Au lieu de ça sa maman reverra jamais sa gueule d’ange triste.

Oh et puis merde, hein. Fuck this.

Profite mon ptit Kan.

Combien t’en connais des caves qui s’sont fait un navire de la Grande Mouette avec un cure-dents ?

Profite. Et réflexionne.

Cheminées, donc vapeur. Vapeur, donc surchauffe.
Marine, donc prisonniers. Prisonniers, donc cales.
Prisonniers, donc truands. Truands, donc mains.
Mains, vapeur, surchauffe, prisonniers.

Des cales.

Fusils chargés sur cadavre et assimilés.

Deux en bandoulière, un dans la main, et l’quatrième... Plouf.

Et pan le p’tit embusqué là-bas derrière le coin. Si le jeunot a pu s’faire décéder, pourquoi pas toi. Wouf, ta balle m’a gratté l’oreille. ’reusement que t’auras plus l’occasion de r’charger.

Deux balles encore apprêtées. Une lame à portée de main.

Des talonnades derrière. Une cheville en vrac.

Les cales. Une porte, vers les ponts inférieurs.

Un fusil déchargé abandonné en blocage de gonds.

A nous, mes p’tits truands chéris.



My pulley don't like people laughin'.
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Re: Quand les ennuis se présentent... [ Narnak ]

Message par Leiah N. Mòr Maëlys le Jeu 31 Mar - 19:09

Le souffle court, comme oppressée, notre petite Leiah est adossée au rocher. Son esprit fonctionne à toute vitesse. Mais déjà, elle entend comme le bruit d'une cavalcade. Des gens ? Ysen peut-être ? Ah non. Narnak. Et... Ah si. Ysen arrive aussi après. Se relevant légèrement derrière le rocher, la brune suit l'action en cours. Action qui, ma foi, se déroule assez vite. On croirait comme ça que ça dure, qu'il y a des ralentis, etc... Mais c'est les effets spéciaux qui font ça. En réalité, en à peine quelques minutes, la scène se retrouve du port au navire. Ysen sur le plancher de son bâtiment, et Narnak presque dessus. La jeune femme se dégage, pour mieux voir. Moi, j'vois très bien de là où je suis, mais c'est vrai que planquée derrière un rocher, c'pas le pied pour ne rien louper des détails de la scène. Hm... On dirait que quelqu'un a touché à la poulie de Kan. Oui, vous savez, ce truc qui a frappé l'un des pirates à la tête hier... Oui, voilààà ! C'est vrai qu'il l'avait laissé au navire. Et comme la Marine a investi les lieux... En repensant à cela d'ailleurs, Leiah esquisse une grimace. Toutes ses pierres précieuses... Aux mains de la Marine. Ces magnifiques bijoux... Et le Rubis de la veille... Elle a un coup au cœur. Oui, vraiment. Elle est dingue de tout ce qui est joujoux brillants et précieux. Et que cela soit dans d'autres mains que les siennes... C'est dur. Bon, relativisons... Elle a son collier fétiche déjà. Et elle dispose de ses armes. Ah, et elle dispose de la broche en diamant volée il y a peu. Et peut-être traîne-t-il quelques Berrys dans ses bottes...

Oooh, la Passerelle... Elle n'est plus. Au diable le plan discret pour grimper à bord. Profitant de ce que Narnak accapare l'attention, elle dénoue son fouet et coure jusqu'au navire. S'aidant du bord du quai pour se propulser, elle accroche son fouet -comme un grappin- à la première aspérité dont les lanières purent faire le tour. Hmm... Le bois se rapproche à une vitesse inouïe... Outch. Je crains que se prendre la coque ainsi ne fasse plutôt mal. Mais sans doute la pirate a-t-elle anticipé le coup car, bien accrochée au manche du fouet, elle a rentré la tête dans les épaules et arrondit le dos, se protégeant le visage entre ses bras. C'est toute la partie droite de son corps qui a pris le choc. Elle grimace d'ailleurs en se servant du fouet comme d'une corde, se remontant autant qu'elle le pouvait à la force des bras. Lorsqu'elle enfin elle y arrive, elle coince le fouet entre ses jambes, l'enroulant autour de l'une d'elle, et continue sa progression. Sur le pont, elle entend toujours l'agitation. Quelques hommes sont tombés. Arrivant à se hisser sur le plat, pouvant reposer un court instant son bras endolori, elle écarquille les yeux. Devant elle, un homme vient de tomber. L'a-t-il vue ? C'est peu probable. Ou de toutes manières, il ne pourra avertir personne. La gorge tranchée ou presque, c'est difficile de parler. Oh, crénom ! Dépêches-toi de te hisser ma Leiah, les balles sifflent. Voilààà. Hop, le fouet est vite décroché de son perchoir et la petite se redresse.

Eh bien, sans doute n'a-t-elle pas été aussi discrète qu'elle le pensait. Même en ayant un challenge de taille avec Kan, les Marines ont sans doute entendu l'espèce de bruit sourd qu'elle a fait en plongeant contre la coque. Une sorte de
« SCHBONG » accompagné d'un glapissement étouffé. D'ailleurs, en y regardant bien, mis à part quelques bleus par terre, les autres sont debout et apparemment, elle est démasquée. Oups ? On peut le dire. Le fouet dans la main droite, la droite qui frotte le bras gauche, Leiah observe deux des gars en bleus qui s'approchent d'elle. Méfiante, elle ne montre pas d'intentions hostiles. Peut-être que le coup de l'innocente ça va fonctionner, mais personnellement, j'y crois pas trop. On dirait bien que la demoiselle va devoir se débarrasser de ces deux-là avant de rejoindre Narnak dont elle observe du coin de l'œil la silhouette s'éloigner. Allez Leiah, au boulot ! Même si Narnak a vendu la mèche, c'est le seul en qui elle peut faire confiance la petite. Sans doute parce que, de toutes manières, ils sont dans le même bateau. Et pas qu'au figuré en plus...

Détournant les yeux, faisant mine de réajuster l'une de ses bottes, la pirate surveille les actes des deux Marines. L'un d'eux, probablement pas plus con qu'un autre, reste sceptique et esquisse un geste pour aller l'immobiliser et demander quoi en faire à son supérieur. Mais n'ayant aucune intention de se laisser gentiment faire, la brune dégaine une dague et érafle la main du Marine. Loupé ma petite. Un peu plus à l'horizontale et tu lui aurais percé la main. Mais bien tenté. N'est-ce pas qu'elle est vive, hein messieurs ? Et mesdames, pardonnez-moi, je vous ai oubliées. Mais vous ne parlez pas aujourd'hui, que vous arrive-t-il ? Ah, vous êtes inquiètes pour la demoiselles ? Rho, ne vous faites pas de bile. Si elle a réussi à survivre jusqu'ici, c'est bien qu'elle est débrouillarde et plutôt farouche hein... Elle s'en sortira. Même si elle est moins indemne qu'en arrivant hein... Bon, retournons à nos mouton. Le Marine recule sa main avec un sursaut de surprise. Bah oui, qui s'attendrait à voir une dague sur une nana avec un fouet hein ? Franchement... Renseignés sur le "camp" de la demoiselle, le second la met en joue avec son arme. Arme bien vite accrochée par une lanière de fouet qui le lui retire des mains. Shootant dans l'ustensile tombé à terre, la jeune femme se met en garde, la dague dans la main gauche et le fouet dans la droite. Celui qui a maintenant une belle estafilade sur la main s'approche et sors des menottes de sa poche en espérant réussir à l'immobiliser pendant que l'autre prend le risque d'avancer. Lançant son bras droit en avant, elle accroche le bras d'un autre homme en uniforme et tira d'un coup sec, faisant déséquilibrer les deux hommes qui chutèrent plus loin.

Beau coup hein ? Oui, mais fallait surveiller son côté gauche. Au moment de se retourner pour donner un coup de dague, elle sent son poignet emprisonné dans un carcan frais et solide. Retirant son bras et écartant le Marine d'un coup d'épaule -quoique "tenter" de l'écarter serait plus réaliste vu le gabarit de la pirate- Leiah se rapproche du bastingage. Une idée lui vint. Sa main étant libre -sans compter le menottes qui pendait au bout de son poignet attendant l'autre- elle tire sur l'uniforme de l'homme proche d'elle et donne un coup de fouet d'autre part avant de l'entraîner par-dessus bord. Par la surprise, elle y réussi bien. Mais voyez-vous, l'inconvénient de cette technique, c'est qu'étant trop proche, elle chute avec lui. Elle l'avait prévu cependant. Son fouet est solidement enroulé autour d'une aspérité non-loin du bord. Mais lestée de deux poids humains, la lanière va-t-elle résister ? Pour le moment oui. Leiah gigote en tous sens pour se débarrasser de l'homme accroché à elle. Pas fou le gars, il a bien vu qu'elle avait prévu son coup... Heureusement, sa dague se révèle utile et elle parvient à lui faire lâcher prise. Un "Plouf" plus tard, elle glisse sa dague entre ses dents et se dépêche d'accrocher sa main au manche du fouet. Son bras droit étant encore sensible à cause du choc de son arrivée, elle était sur le point de lâcher prise. Enroulant comme elle le pouvait une lanière autour de son poignet gauche, et s'aidant de ses pieds pour "marcher" contre la coque, elle remonte petit à petit. Le plus vite qu'elle peut, car elle s'inquiète un peu de voir le Marine qui accompagnait l'autre revenir.

Atteignant le haut, la jeune femme dû se rendre à l'évidence. Les hommes sont imbus d'eux-mêmes. Pensant sans doute que l'autre s'en sortirait avec une gamine de sa taille et de sa corpulence, il était allé chercher d'autres tâches à accomplir. Soufflant un peu, elle décrocha la lanière du fouet et le garda auprès d'elle. La paire de menotte emprisonne son poignet gauche. Là où normalement doit se trouver le droit, on peut voir qu'il n'y a que du vide. Pas très élégant de se promener avec une paire de menotte. Mais qu'importe. Au moins, elle est libre de ses mouvements. Où aller à présent ? Retrouver Narnak. Lui crier un peu dessus aussi serait une option envisageable. Mais peut-être à un moment plus opportun. Bon, la solution est simple ma fille. Fonce dans le tas de Marines et descend vers les cales. Sûrement là qu'il se rend à en juger par la direction qu'il a pris.

Elle me prend au mot en plus la petite... La voilà qui s'élance, se faufilant entre les hommes grouillant sur le pont. Elle cherche aussi Ysen des yeux, mais ça, je pense que c'est juste pour s'assurer de ne pas le croiser. Et un coup de coude par ci, et une petite piqûre de dague par-là, et un petit croche-pied, et.. Outch, une montagne ? Ha non. Ce n'est que Narnak. Que compte-t-il faire d'ailleurs ? Pour le moment, il a l'air de barricader la porte en tous les cas. C'est vrai que c'est plus prudent. Avec tous ces Marines qui grouillent sur le pont...


_ Oups, 'scuse...

Elle se décale légèrement, rapidement, au cas où un malheureux réflexe de la part du Kan ait raison d'elle. Elle n'a pas réussi à se faufiler parmi je-ne-sais combien d'homme en uniforme pour se prendre un autre coup à peine en "sécurité".

_ Tu comptes faire quoi là ?

Question inutile ou pas ? On le saura bien assez tôt. Pour le moment, il semble que Leiah reste près de lui et l'accompagne. Normal en même temps. A deux, on peut être plus protégé que seul... M'enfin, nous verrons cela.
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Re: Quand les ennuis se présentent... [ Narnak ]

Message par Licinius Ysen le Lun 4 Avr - 17:51

Une poulie ? Quelle poulie ? Aaaah cette poulie !

L'information mit du temps à atteindre le cerveau du colonel, ou plutôt, ce dernier l'a classée dans la catégorie des détails secondaires. Mais dès qu'une fraction de son esprit fut disponible, l'image du "mannequin" à bord de la Petite Sirène y fit son apparition. Détail secondaire, peut-être, mais qui avait son importance.

Narnak disparu rapidement dans les entrailles du navire, tant mieux, Ysen allait avoir le temps de donner ses ordres. Il savait qu'il y avait deux objectifs possibles pour ce hors-la-loi (et s'il ne l'était pas, il n'allait pas tarder à le devenir): les prisonniers et la salle des machines, les deux moyens de faire le plus de dégâts le plus rapidement possible. Et vu la direction qu'il avait prise, il allait d'abords atteindre les geôles. Tant mieux, tout ce qu'il allait y trouver serait une poignée d'ex-retenus gisants dans leur sang et trois balles de fusil fusant vers lui, pas de chance.
Une petite quarantaine d'hommes se rassemblaient devant lui. Quelques un manquaient, certainement ceux qui avaient croisé le Kan sur leur chemin. L'officier chargé des communications s'avança directement vers lui alors que le reste se mettait en rang. Il lui tendit un denden mushi qui semblait un petit peu paniqué.

"C'est les hommes en poste auprès du bateau de la pirate, ils on entendu le grabuge ici et demandent ce qu'ils doivent faire."

Sans attendre, le colonel attrapa le micro et lâcha ses ordres. Il avait prévu d'envoyer un messager sur la barque pour les avertir mais s'ils avaient emporté un des escargophones portables (certainement celui qu'il n'avait pas pris lui même alors qu'il avait quitté le navire en fait) autant ne pas perdre de bras.

"Voici vos ordres: débarquez tous les objets précieux de la barque ainsi que toutes les poulies trainant sur le pont et ramenez les au White Mustang. Soyez parés au combat ! Ysen term... Attendez ! Avant de partir, décrochez les amarres de la barque et poussez la vers le large. Renvoyez au navire tout le personnel inutile à cette tâche directement au navire. Ysen terminé."

Licinius avait aperçut du coin de l'oeil la petite pirate partir à la suite du grand malade. Elle semblait être la propriétaire de la Petite Sirène, il se demandait comment elle allait réagir en voyant son embarcation flotter au large... Mais il n'avait pas plus de temps pour ses divagations, il fallait laisser la place à l'action.

"Vous tous, nous avons deux intrus dangereux à bord, n'essayez pas de les arrêter mais dirigez les vers le pont, soit en leur bloquant le passage soit en les appâtant. Ne les laissez pas atteindre la salle des machines. Machinistes: ne prenez pas part au combat, soyez prêts à faire face à une situation d'urgence. N'hésitez pas à prendre toutes les mesures nécessaires contre les dommages mais je vous le répète: NE PRENEZ PAS PART AU COMBAT, si les intrus vous trouvent dans la salle des machines, ils vont sans doutes vous tuer, restez cachés afin de pouvoir agir une fois que le danger est écarté! Allez y!"

Les hommes devant lui se séparèrent directement, quelques uns à la poursuite de Leiah et Narnak, la plupart partant se poster aux points stratégiques qui leur permettraient d'accomplir leurs ordres au mieux: ceux en première ligne allaient servir à savoir si les intrus cherchaient à combattre ou à fuir devant un grand nombre de marine, les autres allaient se placer en fonction de leur comportement. Ysen, lui, n'allait pas se fatiguer à poursuivre ces deux clandestins. Il allait calmement rester sur le pont pour les cueillir.
En attendant, il se dirigea vers un de ses cannons, il estimait que le "Kan" devait atteindre les prisonniers environ à ce moment. Il y resterait retenu un moment par les trois hommes qui s'y trouvaient. S'il avait réussi à se débarrasser de ses adversaires facilement jusque là il n'avait pas intérêt à croire que ça resterait aussi simple -d'ailleurs, dans les profondeur du navire, Narnak se faisait tirer dessus par deux marine alors que leur dernier comparse se chargeait du dernier prisonnier, les autres ayant déjà du plomb dans le coeur. Les marines ne couraient plus au hasard des couloirs sans s'attendre à trouver un quelconque danger au détours d'un couloir.

Pour passer le temps, Ysen s'approcha tranquillement du bord de son navire pour observer la situation près de la barque de la petite Leiah. Les marines qui y étaient encore présents avaient fini de la détacher et la tiraient le long du ponton avec des cordes. Des rochers - ceux-là même auprès desquels la jeune pirate était restée cachée - formaient un courant qui, si un navire sans personne pour le diriger sortait du port, attirait à lui tous les objets flottants. La puissance n'était certes pas assez grande pour détruire la barque, mais cela causerait tout de même des dommages, à condition qu'elle s'y jette sans partir loin de l'île. Licinius vit un canon à côté de lui. Il se souvint que cela faisait longtemps qu'il n'avait plus pratiqué le tir d'artillerie. Il avait été plutôt doué dans son jeune âge, et était maintenant curieux de voir ce qu'il valait. Il alla chercher un tonneau de poudre et chargea un boulet. Le temps que cette tâche soit accomplie, la barque flottait déjà loin du ponton. Il attrapa le silex posé près du canon et alluma la mèche. Une grande gerbe d'eau s'éleva à quelques mètres de sa cible. Pas trop mal, mais peut mieux faire.
Il alla chercher un second boulet...
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Re: Quand les ennuis se présentent... [ Narnak ]

Message par Narnak le Lun 4 Avr - 19:10

Chblaf.

Chblaf ? Quel est l'empaffé qui vient d'essayer de m’rentrer dans le lard ?

Sbafffff !

Ah c’était toi gamine ? Oups.

"Mh."

Jolie la marque de canon sur ta joue droite. Jolie la marque de ma main sur ta joue gauche. Ca t’donne une ptite rougeur au teint qui brille dans le noir. Elle ferait s’damner un prêtre, jsuis sûr, ta peau de pêche presque mûre... Nan, aie pas peur, j’ai d’autres projets en tête que d’te violer sur place. Pis c’est pas trop le moment, les crosses vont pas tarder à percer la lourde. Mais fallait pas t’faufiler comme ça juste avant qu’jferme la porte, c’tout. C’pas comme si on y voyait super bien non plus dans c’couloir pourri. D’ailleurs... Hein ? C’que jvais faire ? Tu l’sauras bien assez tôt, hinhin.

Bon, allez, on s’gratte l’entre-canines et on y va, okay ?

... Où ça ? Ben y a qu’une voie pour l’instant. Tout droit, donc.

Et au pas de course, compris ?

Vroum, vroum.

Couloir virage couloir virage couloir vir-

Hiiiiiiiiii, freins qui fument, talons qui glissent, cheville qui morfle.

Chuchotement.

"Tu connais l’histoire de Crac la Mâchoire, fillette ?"

Reste là dans le coin, mignonne. Et écoute bien. C’t’un marin qui s’croyait malin à s’planquer derrière une porte de cabine mais qui voyait pas que ses pieds dépassaient par dessous le panneau de métal. Alors l’intrus s’approche à pas de loup, s’approche et s’approche encore, et... Crac la Mâchoire ! Fermée la porte, avec le ptit soldat coincé dedans. Tu sais tirer au fusil ma jolie ? Non ? Bon, dommage, jle prends en troisième en bandoulière alors. Oh et puis tiens, on va troquer les sabres puisqu’on a... euh, le temps ou presque. Ca vient de craquer derrière, t’as ouï ?

"Tu cours vite ?"

Bon bah jte propose qu’on fonce alors.

N’empêche, c’t’une belle lame bien astiquée, ça. Hein ? Non, tu trouves pas ? Ah, c’est le duo qui nous tient en joue là-bas qui te stresse ? Ouais, jcomprends, planque-t-

PAN ! x2

Ahan.

Peau d’acier n’a pas marché. Salope.

"Wahaa, putaaainn !"

Putaaiinnnn. Ouais ouais, recharge, va. Rechargez tous les deux. On parie que jcours plus vite que vous même avec une cheville en vrac ? ON PARIE ?!

Yahaa ! DOUBLEBAFFEDANSTESGUEULES !

Perdu les gars. Ca fait mal de sfaire dévisser la tête à coup de crosse, hein ? Hein ?! Ouais bah fallait pas m’toucher avec vos plombs. Reposez en paix. In nomine patris et fillii blabla.

Merde, j’ai tordu le canon d’c’te pétoire avec tout ça.

Han. Un, d-... Non, un seul trou. Ouf.

"Fillette, ça t’dirait pas de m’faire un garrot rapide, là ?"

Ouais, le bras gauche. Le trou dans le cuir. Compressionne. Tiens, prends la cravate, c’la tienne après tout. Et grouille, ça arrive derrière et j’ai que deux balles disponibles. Et accessoirement faut qu’jme démerde pour arriver à viser en tenant un truc long de quatre pieds à bout de bras, jgarantis pas la précision.

Grouille bordel. Qu’on puisse descendre cet escalier, arriver au deuxième pont, et trouver les cales.

Snurf snurf.

Tu sens pas comme une odeur de pourri qui commence à monter ? C’est là-bas qu’on va jcrois. La lie de l’humanité.

BAOUM

Hein ?

Baoum ?

Qu’est-ce qu- ?

Quel est le malade qui joue au canon ?

Est-ce que c’est le moment de jouer du canon ?

Putain !? Sérieux les mecs. Est-ce que c’est le moment bordel ?!

Escalier couloir.

Canon, ça veut dire bateau. Couloir. Même un taré s’amuserait pas à tirer dans l’eau pour le plaisir maintenant. Virage. Couloir. Dépêche fillette. Bateau, ça veut dire...

Ah, une porte. Bam. Plus de porte.


Bordel. Le pourri, c’était pas juste les prisonniers.

Combien ils sont ? Dix, vingt, trente ?

Trente putains de cadavres.

Et deux encore vivants. Un à genoux, l’autre en joue.

Surprise fumier.

CHTOUM. Voilà, allonge-toi doucement, là. Tu l’entends ce silence ? C’est ton cœur qui s’arrête. Ca fait mal, un gros sabre dedans, hein ? Imagine une petite balle toute ronde qui se faufile là où il faut pas comme une vicieuse. Allez, un dernier soupir et s’en va. Dis bonjour à la famille McAB. Et rends-moi ma lame.

... Et un truand sauvé. Tu parles d'un ratio de merde.

"Salut mon gars. C’ton jour de chance on dirait."

"Derrière toi Kan !! Gaffffffe !!"

"Hein ?"

Ces f.

Non. Pas possible. Quoique, il a pas l’air très clair de peau le bougre sous sa crasse. Et cette taille de foulard sur les chev-...

"...Bob !?"

"Derrière toi !!"

"Hein ?"

Quoi ça ?

Derri-

Merde !

PAN



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Re: Quand les ennuis se présentent... [ Narnak ]

Message par Leiah N. Mòr Maëlys le Lun 4 Avr - 21:42

_ Aoutch !

Ho, qu'est-ce donc que ce gémissement étouffé de douleur hein ? Oh, mais c'est ma petite Leiah. Haha, oui. Tu n'as pas prié assez fort, et t'as pas été assez vive sur ce coup-là pour t'écarter... Hmm.. Qu'est-ce que ça doit faire mal n'empêche. J'me suis bien pris des baffes quelques fois dans ma vie et je n'en ai pas gardé un bon souvenir. Un souvenir cuisant serait plus juste. La joue qui chauffe, qui rougit, et une belle blessure dans ma fierté. M'enfin, la situation n'était pas la même. En fait, elle doit être un peu étourdie étant donné qu'on ne contrôle pas sa force lorsqu'on est prit par surprise. Mais elle secoue la tête et elle paraît avoir de nouveau les idées en place. Oh, mais quelles jolies marques rouges. Bien rouge même. Quoique le noir est trompeur. Si ça se trouve, c'est rien. Ou alors ça va rester un moment. La v'là qui grimace légèrement, comme pour contrôler les muscles de ses joues. Elle lève une main pour frotter doucement, mais ne pipe pas mot. Évidemment qu'elle sait que c'est pas comme s'il lui en voulait hein. Elle retient un beau juron tout frai. Elle retient également les quelques remarques acerbes résumant la situation jusqu'ici. Ce n'est pas le moment. Elle fait encore deux trois grimaces pour vérifier la mobilité de ses muscles et laisse retomber ses bras le long du corps. Allez, en route demoiselle, suivez le gentilhomme qui vous accompagne.

Enfin.. Gentilhomme, gentilhomme... J'ai vu mieux hein. Mais à défaut d'autre chose, il faut savoir prendre ce que l'on a sous la main. Se frottant à nouveau les joues, la pirate suit le Kan, à la même allure bien qu'elle doit sans doute faire deux pas lorsqu'il en fait un. En même temps, ce n'est pas étonnant vu la différence de gabarit. Oh, tiens... Pourquoi il freine lui ? Heureusement, Leiah a anticipé et s'arrête juste à sa hauteur. Les doigts effleurant le bois du couloir, elle fronce les sourcils. Sûrement qu'elle se demande ce qu'est cette histoire dont parle Narnak. Crac la mâchoire ? Qu'essequ'ça ? M'est avis que ça a un rapport avec ces pieds là qui traînent... Une autre pair de pied, c'est forcément qu'il y a un Marine à l'autre bout. Ou un prisonnier. Mais plutôt un Marine vu le lustre des chaussures. Outch, ça doit faire mal. Mais c'est bien fait pour le bleu. Il n'avait qu'à pas être dans la Marine.

Pendant que Narnak pique le fusil et change les épées, Leiah regard autour d'elle. Ce si peu de Marine est plutôt stressant et de mauvaise augure. Vous ne croyez pas ? Tournant la tête vers l'homme qui l'accompagne, la pirate hoche brièvement la tête.


_ Plutôt vite oui...

De toutes manières, pas le temps de s'attarder dans le coin. Les Marines se rapprochent. Et ils tirent pas des coups de fusil pour le plaisir les salopiauds. Il visent. Courant à hauteur de Narnak, la demoiselle serre les dents lorsque deux nouveaux coups sont tirés. En mauvais état qu'il va finir le Narnak. Avec tout ce qu'il se ramasse... Mais pourtant, il en a de l'énergie à revendre. S'arrêtant près de lui, une fois qu'il a... Réduit les Marines au silence, elle l'ausculte brièvement. Hmm... Pas bon ça, y a un trou.

_ Ouais, ouais...

Allez, on prend la cravate et on l'enroule autour du bras. La blessure saigne. Normal. On serre la cravate dessus, en espérant que ça arrête le saignement et que ça n'empêche pas pour autant tout mouvement. Il aurait l'air malin sinon, avec un seul bras de valide. Nouant rapidement le tissu rouge, rapidement mais pas avec moins de précision et de fermeté qu'elle ne l'aurait fait pour une voile, la gamine sait que le danger n'est pas loin. Récupérant ensuite le manche de son fouet qu'elle tenait entre les dents, faut reprendre la marche. Toujours suivant son sauveur de la veille -devenu un peu moins sauveur et un peu plus.. Autre chose- la pirate jette un oeil derrière elle. Au cas où des importuns arriveraient et les prendraient en traître. Mais non, rien pour le moment. Quoique ça ne devrait pas traîner non plus. En tout les cas, elle comprend à présent où ils vont. Les cales. Sans doute pleines de prisonniers. Oh, chouette, des prisonniers. Donc des ennemis d'Ysen. Donc de possibles alliés. Mais.. Qu'est-ce que je viens d'entendre ? Un bruit de canon ? On nous attaque ? Ah non, ça vient de dehors. Dehors... Dehors... Y a pas le navire de la Leiah dehors ? Si hein... Oh, Damned. Son navire... Ysen aurait pas osé quand même... Il aurait pas osé tirer dessus, hein ? Si ? Nom d'un Bigorneau, je crois bien que la demoiselle a fait le rapprochement. Les dents serrées, elle a soudainement levé la tête. Elle suit toujours Narnak, mais jette de fréquents regards en arrière. Heureusement que Narnak défonce la porte pour entrer, parce qu'elle ne l'aurait même pas vue. Elle traîne un peu là il faut dire. Elle craint pour son navire. Puis elle se ressaisit. C'est sûrement autre chose. Après tout, Ysen ne va pas s'amuser à tirer sur un navire qui ne le menace pas, n'est-ce pas ?

Quelque peu rassérénée par cette conclusion, elle tourne la tête et capte un mouvement non loin. Pendant que Kan se tape la discut' avec le prisonnier qu'il vient de sauver, elle se fait discrète. Mais pas pour longtemps. Alors qu'elle voit un homme mettre en joue les deux présents dans la cale, au milieu des cadavres, elle plonge sur lui. Le bruit lui fait mal aux oreilles mais le coup est parti dans la coque. T'as vu Narnak, elle a évité qu'une autre balle se loge dans ta couenne. Quelle grandeur d'âme, n'est-ce pas ? Pas le temps de s'appesantir la-dessus toutefois. Shootant dans le fusil, elle enroule son fouet autour du cou du Marine et serre. Elle serre de toutes ses forces et le pauvre homme finit par mourir d'asphyxie. Désolée mon gars, mais si elle avait prit le temps de sortir une dague pour te trancher la gorge de manière propre et nette, t'aurais eu dix fois le temps de renverser la situation. Au moins, là, à califourchon sur ton dos, elle ne craignait relativement rien.

Elle se relève, et déroule la lanière du fouet pour le dégager du cadavre nouvellement transformé ainsi. Elle fronce les sourcils en apercevant un navire à travers un des hublots crasseux. Son navire même. Qu'est-ce qu'il fout là ? Il était amarré pourtant... Oh nom d'un poulpe pas frais ! Le canon ! Ysen tirait sans doute sur son navire tout à l'heure !


_ Bon, c'pas que je voudrais déranger... Mais on f'rait mieux d'remonter là... P'têt bien bousiller les machines au passage...

Elle jette un dernier coup d'œil par le hublot avant de se détourner et de prendre la direction pour remonter sur le pont.

_ Je te laisse la salle des machine Kan... J'ai... Des petits soucis à régler... Et un navire à sauver si je peux...

Et elle court. Elle remonte l'enfilade de couloirs, de virages, etc... Elle trace. Désolé Narnak, elle a plus important à faire que de rester à assister aux charmantes retrouvailles de deux vieux copains. Elle fonce, ouvre une porte à la volée et s'arrête un instant le temps de repérer les lieux. Oh, des Marines. Ils ont l'air en formation ou un truc du genre. Bon, pas très grave. Elle s'en fout un peu d'eux. Elle, elle a le regard fixé sur l'homme aux cheveux blancs qui tient un canon et qui a l'air prêt à tirer un autre coup.

_ Ysen ! Lâche ce foutu canon et laisse mon navire en paix !

Et, accompagnant ses paroles, elle ignore les Marines et fonce vers le gradé, un fouet dans une main et une dague dans l'autre. Qui vivre verra comme on dit. Essaies de pas te faire trouer la peau chérie.
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Re: Quand les ennuis se présentent... [ Narnak ]

Message par Licinius Ysen le Jeu 7 Avr - 11:24

Ysen venait d'être rejoint par les hommes qui avaient détaché le bateau de la petite quand cette dernière arriva sur le pont en criant. La petite dizaine d'hommes, qui avaient du se débrouiller pour grimper le long des amarres pour embarquer en raison du manque de passerelle, regardèrent Leiah, puis le colonel avec son canon, puis Leiah à nouveau, puis le colonel qui regardait Leiah en souriant. Ils savaient qu'Ysen n'allait pas tolérer la présence de cette petite très longtemps. Elle avait commis deux grosses erreurs qui ne devaient pas l'être sur le White Mustang, la première était de jurer, la seconde d'être une femme. Nul ne savait ce qui était arrivé au dernier marine à avoir fait monter son amante à bord, et c'était bien ça qui était inquiétant.

Ysen se releva et laissa tomber le silex par terre. Le canon était prêt à faire feu, mais maintenant qu'il avait attiré l'attention de cette jeune fille il n'en avait plus besoin. Toujours fendu d'un grand sourire, il s'adressa à l'intruse avec une voix moqueuse:

"Vous voilà ! J'aurais bien voulu vous prévenir, mais malheureusement vous sembliez occupée à explorer les recoins de mon navire."
Les marines présents ne bougèrent pas pour retenir la pirate. L'un d'entre eux se souvint des conseils que lui avaient donné ses parents lorsqu'il quitta le foyer famillial. Le premier était de toujours se méfier des petits vieux chauves qui souraient. Ysen n'était ni petit, ni chauve, ni même très vieux, mais il souriait, et cela suffisait à ses yeux. Si la petite voulait se jeter entre ses crocs, elle en était parfaitement libre.

Le fouet claquant, la lame étincelante, Ysen est chargé, mais on va pas se laisser faire comme ça ou bien ? Elle a plus d'alonge grâce à son fouet, mais c'est un détail ça. Par contre, elle se précipite, comme tout le monde la première fois. On va donc aller plus vite qu'elle. Et surtout mieux viser. Ventre à terre, on fonce, et quand on voit le long filin de cuir qui va s'abbatre sur nous, on s'y dérobe. Comment ? En glissant bien sur ! On va jeter les pieds en avant afin d'accélérer encore un peu et éviter le fouet. Pour ce qui est de la suite, on se laisse glisser jusqu'à l'adversaire qui ne semble pas se soucier des freins, et on donne un grand coup de pied dans l'estomac. Résultat: arrêt net, souffle coupé, et peut être un gros bleu au bide.

Licinius se releva lentement. Il fit signe aux quelques hommes qui l'entourent d'aller rejoindre leurs comparses avant de se retourner vers la petite Leiah. Il s'approcha et écrasa sa main qui tenait la dague jusqu'à se qu'elle lâcha. Il se baissa ensuite pour qu'il puisse regarder droit dans ses yeux. Il souriait toujours mais sa voix était dès à présent dénuée de toute moquerie.

"Deux choses, petite pie. Quand on monte sur le navire des autres pour les saccager, faut s'attendre à qu'ils fassent de même. Et pour ce qui est de ta petite barquette de pacotille, à ta place je m'inquiéterais plus pour la direction qu'elle prend que pour son entretient. J'ai vu qu'elle partait vers les rochers, j'ai donc tiré pour dévier sa route. Tu ferais mieux de te dépêcher si t'espère la revoir un jour."

En effet, le cap du petit bateau partait clairement vers le large à présent. Il s'était considérablement éloigné, mais pouvait encore être rattrapé à la nage. Ysen se releva et s'éloigna de quelques pas. Il était prêt à se défendre en cas d'attaque, mais n'allait visiblement pas passer à l'offensive. Il ressentait un profond dégoût pour la jeune pirate, et la dernière chose qu'il souhaitait était que son sang s'infiltre dans son bateau.
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Re: Quand les ennuis se présentent... [ Narnak ]

Message par Narnak le Jeu 7 Avr - 21:49

Cling, bruit de plomb contre la coque.

Merci fillette. Tpeux arrêter dserrer maintenant. Quand il est tout bleu comme ça, avec la langue noire qui sort de derrière ses dents jaunes, c’est qu’il est cuit. N’empêche, c’t’un joli schtroumpf que tu nous as créé-là.

Hein Bob que c’est un beau schtroumpf ?

"B’soin d’aide avec tes f-f-fers, l’Affro ?"

Haha, pas la peine de m’attaquer, vieille canaille, tu sais bien qu’c’est pas méchant. Jamais compris pourquoi tu prenais la mouche à chaque fois qu’on faisait ça. M’fais pas croire que ça t’atteint dans ta sensiblerie, hein. Oublie pas que t’es plus grand que moi d’un pied et plus lourd d’au moins deux dizaines de livres. Boarf. Allez, tiens, clic clic clic clac, tombées les mâchoires de fer rouillé. Salut ma couille, tu vas bien, tap tap. Woho, doucement avec ta bise, là. Ttt. Et puis c’est pas que tu sens le phoque mais un requin oserait pas t’miamer, là. Alors on garde nos distances, roger ?

Alors, qu’est-ce tu fous là ? Qu’est-ce t’as glandé tout ce temps ?

Pirate hein ? Ouais, j’m’en serais douté vu ta classe vestimentaire du moment. Et dire que quand j’t’avais quitté t’avais enfin consenti à t’acheter un costard. C’tait fun la piraterie ? Nan packe figure-toi qu-

Hein fillette ? Remonter ? Les machines ?

Ah merde, le canon. Juste. Le colonel chafouin d’en haut. Ton bateau qui défile là-bas. Le reste de Marins qu’étaient dessus qui doit s’être rameuté maintenant.

"D’acc-

Ah ben elle s’est déjà barrée. Bravo. L’est niqué ton bateau ptite fille, faut t’faire une raison.
… Nan j’y suis pour rien, moi. Et pourquoi tu m’r’gardes comme ça mon ptit Bobby ?

"C’ta môme ?"

Hein ? Elle, ma... Nan mais ça va pas bien sous ton scalp exubérant tout frisé, mon frère ?

"Paraît que je l’ai sauvée hier."

"Tu fais dans la bienfaisance maintenant ?"

Ben, toujours quand y a une demoiselle en danger, hein.

"Bon, dis, euh... tu f’ras ton intéressé plus tard l’Affro. C’pas le moment."

M’est avis qu’va y avoir un petit grabuge là-haut si on la laisse toute seule, la donzelle. T’as pas envie de jouer avec la soldatesque ? Venger la dizaine de potos que tu dois avoir perdue dans le carnage dont j’t’ai rescapé, hm ? C’est pas un transitif, rescaper ? depuis quand tu t’y connais en syntaxe, toi ? Si jveux c’est un transitif. Pis il paraît que par delà les océans y a un peuple étrange de bûcherons qui l’utilise comme ça. Dans le grand nord de North Blue, ouais. Alors chut. T’as compris ? Non ? Jpensais bien.

Bref.

Tu prends l’pont, j’m’occupe des machines ? Finalement jvais ptetre pas l’couler, ça demande un peu de subtilité qu’ça m’étonnerait que tu srais capable de la démontrer.

"Aye, aye."

Yippee, comme au bon vieux temps, séquence émotions. Passage en noir et blanc pour l’occasion.

Tiens, prends les trois fusils et c’ui du sabré, ça fait quatre. Pis si tu fais un tour à l’entre-pont, tu devrais trouver de la poudre en suffisance pour faire une petite blague rigolote à ceux d’au-dessus, tu crois pas ? Avec les canons et tout et tout. Enfin jdis ça... jsais que tu t’amuseras comme un petit fou. Perso jverrais bien un ou deux boulets tirés à travers le pont supérieur direction la mer. Ca f’rait une jolie déco sans couler le navire. Mais jdis ça, tu fais c’que tu veux, hein. C’toi le chef.

Bon, allez, jme tire. L’est temps de faire démarrer cette bécane. Jte pique la réserve de poudre du Lieutenant tout bleu, là, et zoum.

See ya in hell, nigga.

Hip hop. Couloir couloir. Virage porte. Couloir. Putain ils sont vraiment tous pas là ces glands. Porte.

Fermée. How how how. Toc toc.

Héhé. Ouvrez les gars. Non ? Vous voulez pas m’ouvrir ? Ben pourquoi ? Vous m’aimez pas ? Barh. Okay, jvous force pas... Mais si j’tais vous, je reculerais. M’enfin si j’tais vous, je saurais que jsuis en train d’arroser tout le tour de la porte avec de la poudre et qu’ça va faire boum. Mais z’êtes pas moi, hein.

Baoum.

Oups, ça a dû trembler un peu jusque là haut, j’ai ptetre un peu forcé sur la dose.

Oh un grand brûlé. Toi t’es resté derrière la porte alors qu’il fallait pas, hm ? Bah voilà, j’avais prévenu. Bonjour à tes arrières grands-parents quand tu les croises au pays de tes ancêtres.

Bon, cinq moins un restent quatre.

Holà, qu’est-ce tu fais, toi ? Tu veux vraiment ? Nan mais range ton sabre. Nan mais range ton sabre jte dis !

Hum. Bon, donc jdisais : quatre moins un restent trois et un cadavre coupé en deux dans la longueur.

Y a d’autres amateurs ? Jvoulais buter personne mais si vous volontarisez, ça peut s’arranger.

Toi ? Okay, viens là mon kiki.

*censuré*

Bon, y en a un de vous deux restants qui veut des tripes ? Non parce que moi jles mange pas.

Non ? C’est bon ? Bon, par ici les lames, donc. C’est bien, bons garçons.
Toi, le ptit rouquin, jte nomme Général en chef des machines. Démarre-moi ce bordel et plus vite que ç-

TRIPLEBAOUM

Tiens, le Bobby a trouvé à s’amuser on dirait. Rien de tel qu’une bonne salve de canons sur une ville peuplée de civils pour leur annoncer le départ du bateau de la Marine qui gênait dans le port. En espérant que t’aies trouvé de la chair à mettre devant les gueules noires avant de tirer, hinhin. Et oublie pas : la mignonne est sur le pont qui doit attendre un sauveur avec le barouf que tu viens de causer.

"Euh. Sauf ton respect, est-ce que jt’ai dit de stopper la manœuvre, Général ?"

Tu veux que jpropose tes tripes à ton second ? Non. Bon alors démarre et...

"Euh... O-Oui Monsieur."

"Bon, et si tu te tires, ou si juste t'arrêtes de nourrir le monstre même si ton Colonel te le demande, si jsens qu'y a plus dvapeur dans le tuyau ne serait-ce qu'un instant, jredescends et jte découpe en rondelles. Tu me crois quand jte dis ça garçon ?"

Oui, regarde ton copain découpé en deux. Là. Comme lui mais en plus petits morceaux qu'tu finis si jsuis pas content. Capisce ?

"O-Oui Monsieur."

Bon. Maintenant le volant. Couloir couloir. Escalier. Contournage de pont principal. Hop petite échelle. Hop petit rétablissement. Oups, la cheville. Et on sifflote, et on sifflote gaiement.

Tiens, personne ? Oh, Colonel, enfin. Quelle imprévoyance.

Et on tourne la roue, et on tourne la roue. Youpaïe le bras gauche.

Direction plein large toute, matelots !



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Re: Quand les ennuis se présentent... [ Narnak ]

Message par Leiah N. Mòr Maëlys le Ven 8 Avr - 0:27

Ouïlle, ouïlle, ouïlle... L'élan de la gamine va lui être fatal là. Elle aurait dû prévoir qu'Ysen allait l'esquiver. Mais elle ne pensait pas qu'il le ferait ainsi. Reculant sous l'impact, elle tombe à genoux. Ouh, ça doit faire mal de se prendre deux pieds dans le ventre. Le souffle coupé, elle s'appuie sur le sol. Calme. Doucement, elle reprend sa respiration. Inspiration lente. Qui s'étrangle à moitié dans sa gorge alors que le gradé écrase sans ménagement sa main gauche. Elle relâche l'emprise sur sa dague. Une grimace se peint sur son visage. Mais c'est avec une toux qui la secoue alors qu'elle essaie de répliquer. Reprends ton souffle Leiah. T'étouffes pas ! Qui vais-je commenter après moi hein ? Je perds mon job si elle clamse la donzelle.

Le regard au sol remonte jusqu'à trouver celui d'Ysen. Une expression de surprise peinte sur le visage. Crispant les poings au sol, elle respire un bon coup et se redresse à demi. Son regard va ensuite vers l'horizon, et elle observe rapidement son navire qui, effectivement, dérive vers le large. Hé, elle ne va pas relever le « barquette de pacotille » ? C'est nuul ! Quoique... Visez-moi cet air sérieux. Sans mouvements brusques, elle ramasse sa dague qui regagne sa place dans sa botte. Ceci étant fait, c'est avec une moue ennuyée qu'elle se redresse.


_ Petite pie ? C'est tout ? Rha, c'est décevant.

Le fouet est enroulé calmement, tandis qu'elle se frotte le ventre. C'est que ça doit faire mal oui. Si demain elle n'a pas un gros hématome sur l'abdomen, c'est qu'elle est vachement chanceuse. Mais là, j'crois que ses abdos ont morflés. Et sa main aussi si j'en crois la trace rouge bien visible sur le dos de ladite main. En attendant, elle reprend, tout aussi calmement :

_ Et ma « barquette de pacotille » comme tu le dis... C'est pas parce que ça ne fait pas la taille de ce navire que ça n'en est pas un plein et entier... D'ailleurs... Je suis pratiquement sûre que vous l'avez délestée de mes possessions... Et ça... J'aime pas...

Oh non, pas du tout. Elle avait un max de choses précieuses en plus. Des Berrys, des pierres, des livres... Des mois de travail pour tout récolter. Des lieues et des lieues de parcourues depuis North Blue. Tout ce travail réduit à néant. C'est à désespérer. Mais la pirate ne se laisse pas abattre si facilement. D'abord parce qu'elle a dans l'idée d'essayer de sauver ce qu'elle peut. Autant dire que si elle peut sauver son navire, elle ne va pas hésiter. Elle jeta un regard désolé derrière elle et se dit qu'elle pourrait facilement revenir ici tout à l'heure pour récupérer ses biens, et se détourna avec la ferme intention d'aller sauter et nager. Mais un bruit, une détonation, attira son attention. Qu'est-ce que c'est que ce boucan nom d'une méduse asséchée ?! Un gars, le pote de Narnak, vient de faire son entrée en beauté. Quelques bleus en moins, et les pauvres habitants d'Orange vont devoir reconstruire quelques trucs.

_ Aaaatteeenti.. Aoutch !

Une nouvelle fois, l'élan de la pirate la prend en défaut. Mais peut-être était-ce une sorte de vengeance que d'embarquer le gradé avec elle ? Toujours est-il qu'il est sur son chemin. Quand on ne regard pas où on va à cause d'une distraction, ça arrive hein. Plouf, dans l'eau. C'est froid. C'est mouillé. Elle va attraper froid un jour où l'autre elle Mais bon, pour le moment, elle s'accroche à Ysen. Et oui, elle ne s'attendait pas à l'embarquer avec elle. Mais s'il peut lui servir de bouée... A vrai dire ce serait pas mal. Allez, remonte à la surface ma petite. Voilà, et respire. Argh, pas avant d'être à l'air libre ! L'eau salée c'est pas bon pour les poumons chérie. L'eau tout court d'ailleurs. C'est ça, recrache. Fais pas attention aux autres corps qui remontent également. C'est que des Marines. Ou des bouts de certains. Rien d'important.

_ Keuf. Keuf...

Articuuules ! On comprends pas... Oui, je sais que parler avec de l'eau dans les poumons c'est difficilement compréhensible. Mais y a pas un traducteur là ? Non ? Ah mince alors. Tant pis. Recommence Leiah. Crache l'eau et articule.

_ Arf... Désolée... Mais... Finalement t'es bien là...

Flottant, lâchant le gradé pour avoir ses mains de libre, elle prend une grande inspiration, et la voilà qui crie :

_ Heeeeey ! Euh.. Boooob ! Tu fais le ménaaaaage ?

Sur cette question, qui n'en est pas vraiment une, la pirate jette un regard en arrière. Et a l'air atterrée. Le courant doit être pas mal fort. Voilà qu'elle ne voit plus son navire. Sur le coup, choquée, elle en oublie de battre des pieds et des bras et boit la tasse. Toussant de plus belle, elle se retourne vers Ysen et laisse échapper un cri de fureur vite réprimé.

_ Si vous aviez pas largué les amarres aussi, espèce de nouille ! C'est de ta faute ça !

Mauvaise foi ? Du touuuut. Leiah n'est pas comme ça... Ou presque pas...
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Re: Quand les ennuis se présentent... [ Narnak ]

Message par Licinius Ysen le Mer 13 Avr - 18:05

La petite semblait se résigner. Tant mieux, il ne restait plus qu'à se charger du chevelu avant de quitter tranquillement cette île. Enfin, sauf si le sort en décidait autrement évidemment, et il semblait être assez joueur ce jour là. Enfin, autant faire avec de toute manière. Donc, tout d'abord, faire le point:
Un gros tremblement de terre sur un navire, c'est pas commun. Enfin, tirer à travers le bois de son propre navire c'est pas commun aussi. M'enfin, il est solide le Mustang, et c'est pas la première fois qu'il se fait trouer. Mais c'est toujours un peu énervant quand ça arrive Et surtout quand on en vient à perdre l'équilibre et qu'une donzelle décide d'en faire autant et de vous entrainer dans sa chute. Du coup, on plonge...
Et on ressort en retenant un petit chapelet de jurons (même si techniquement, on devrait pouvoir se le permettre sans attirer de foudre à un bateau). Petit coup d'oeil aux alentours, et un sac de fruit qui s'accroche mais pas le temps de se laisser distraire. Un gros trou s'est formé dans la coque du Mustang, ça va pas aller leur trip à cette bande de larrons. Et les roues à aube qui se mettent en marche aussi ? La gamine qui hurle à ce qui ressemble étrangement à un prisonnier, bon, du moment qu'on tient un responsable, on sait sur quelle tête frapper. On se dégage donc du poids mort et on fonce. Il est pas très loin le bateau, c'est possible de le rattraper.

D'ailleurs, l'ancre était en train d'être levée. Le directive du colonel étaient clair, faire tout le possible pour garder le bateau intact. Non seulement il avait déjà un trou qui ne devait pas y être, mais en plus s'il allait s'échouer on ne sait pas trop où, les responsables prendraient sévère sur la caboche. Du coup, Ysen fonça vers la chaine qui en train d'être remontée et s'y accrocha. Une fois à la hauteur des canons, il sauta directement dans le trou formé par le tir de tout à l'heure. Il ne s'y attendait pas le petit Bob, à recevoir la visite du gradé de service qui commençait gentiment à en avoir assez de voir que les repas qu'il offrait se terminer en affrontement désorganisé. Il ne resta pas debout longtemps l'affro. Dommage, mais bon, c'est un mal pour bien.
Une fois la porte débloquée et l'équipe de soldats qui poussaient derrière étonnée de retrouver son colonel trempé avec la tête du prisonnier dans la main, Licinius, sans prendre le temps de donner d'autres explications, fonça vers le pont principal. Autant dire qu'il fit vite. Et qu'il apprécia moyennement de retrouver Narnak à la barre. Sans perdre son calme, ni son sourire, il s'approcha jusqu'à être à une distance d'où il pouvait aisément voir venir une attaque. Il largua la tête de Bob, qui roula jusqu'aux pieds du Kan. Le colonel espérait en terminer rapidement, et si possible sans plus de dommage.

"Dites moi, cher Narnak, vous ne me parliez pas d'une poulie tout à l'heure ? Je croyait bien faire en vous la rapportant, mais vous ne semblez plus vouloir y attacher autant d'importance..."

Ysen leva le doigt vers la caisse que ses hommes n'avaient pas pu charger sur le navire, faute de passerelle. Dessus reposait une belle poulie qui n'avait rien d'autre à faire que d'attendre. Le ponton sur lequel elles étaient s'éloignait lentement, tout comme le bateau de Leiah en fait.

"Je me trouve désolé de ne pouvoir vous la rendre en main propre. J'espère que vous ne m'en tiendrez pas ombrage."
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Re: Quand les ennuis se présentent... [ Narnak ]

Message par Narnak le Jeu 14 Avr - 0:08

Jvais tdire un truc gamin. Le mode berserk, c’est top mais ça a deux inconvénients. De un, tu vois tout rouge donc c’est pas tip-top pour voir tout bien les détails, ça demande un peu d’apprentissage avant de réussir à faire avec sans se cogner partout. De deux, ça rend un brin susceptible. Quand une gentille gamine se retrouve à la baille et qu’un sournois en profite pour la peloter avant de remonter par l’ancre qui se relève alors que t’es en train de te tailler avec son navire, déjà, ça fait monter la pression alors que, objectivement, en temps normal, tu t’en foutrais un peu vu que tu la connais pas la môme. Mais, quand ton pote que tu venais à peine de retrouver par la plus pure des chances et de délivrer des forces du mal que sont les armées de la grande mouette, quand ce pote en question se fait buter d’une manière pas du tout correcte presque sous tes yeux alors qu’il jouait tranquillement dans son coin à empiler des morceaux de cadavres en uniforme pour faire un joli tas bien taillé au cordeau, là, là, c’est un coup à voir plus rouge que rouge. Ecarlate.

Ecarlate, v’là comme j’étais quand le gars Ysen est venu me teaser jusque dans la cabine où c’que, pépère, je m’occupais à mener sa barque à vapeur vers le grand infini de l’océan pour, au choix, la couler comme j’avais fait pas longtemps auparavant avec le bateau des pirates qui m’avaient enlevé ou me l’accaparer. Quand la tête du Bob est venu me frapper la bottine, j’ai pas tiqué. La poulie, je savais que c’était pas la bonne, elle me l’avait dit quand elle avait coulé. Alors je l’ai regardé dans les yeux le goéland qu’essayait de me rouler avec son substitut de poulie mal fagoté. Pis j’ai regardé le dernier rictus de l’Affro en bas. Pis j’ai deux synapses qu’ont grillé là-haut. D’un coup de pied bien senti, j’ai réduit le chef du blackos en bouillie avec tous mes souvenirs de lui. Il était mort, ben v’là. C’tait con mais maintenant il fallait passer à autre chose. Et pour faciliter le transit, quoi de mieux que de réduire un équipage en pâtée pour plancton, hein fils ? Pour tout dire, Bobby avait bien bossé et il en restait déjà pas grand-chose, de l’escouade. Ptêtre une quinzaine de minus qui s’agitaient la nouille sur le pont en observant ce que j’allais faire ou pas à leur grand patron.

Le grand patron, d’ailleurs, il me quittait pas des mirettes. Enfin c’était pas comme si je pouvais vraiment voir derrière ses paupières mais je savais que j’avais son attention. J’avais deux solutions : l’attaquer de front puis jeter ses copains un par un par-dessus bord après, ou jeter ses copains un par un par-dessus bord d’abord et l’attaquer lui après. J’ai fait pique-nid-douille mais ça a pas marché parce que le mode berserk en fait ça a pas deux mais trois inconvénients : en plus des deux autres de ’t’à’l’heure, t’as autre chose en tête comme pensées que de jouer à pique-nid-douille. Au lieu de ça, donc, j’ai juste sauté depuis derrière le volant jusqu’au coin du pont où se trouvaient le plus de violets. Oui, les bleus, avec la vision rouge du mode berserk, ils deviennent violets. Bon, donc là j’ai voulu faire du ménage mais les gamins étaient pas chauds-chauds en fait, donc je msuis retrouvé comme un couillon avec une cheville qui grognait et à peine une baïonnette à planter dans une carotide qui passait par là. Score maigre, on est d’accord. Les autres se sont taillés dans un peu toutes les directions et y en a même un qui s’est jeté à l’eau tout seul, bien discipliné comme on lui a appris à l’école des marines.

C’est d’ailleurs quand je l’ai vu se mettre en mode plongeon et sauter comme un pingouin, avec les deux mains devant comme ça, que jme suis rappelé la ptite qui devait commencer à se les geler avec son short dans les eaux de l’océan infini tout ça. Du coup jsuis repassé en mode berserk I la seconde suffisante à lui balancer une amarre qui se baladait comme ça sur le pont. Elle était assez grande pour le reste. Et puis jme suis retourné vers l’albinos, ’stoire qu’y croie pas avoir les coudées suffisamment franches pour ramener la nef au port. C’t’à c’moment que j’ai senti comme un ralentissement dans les vibrations du pont.

"Oh, Général !! T’as déjà oublié c’que j’ai dit ?!"

Et la gueulante a suffit. Le ptit jeune avait essayé de m’feinter à son tour mais on me la fait pas à moi. Et hop c’était reparti et on fonçait à nouveau tout droit vers... Euh. En cercle. Oui parce qu’on s’était remis à tourner. L’instant d’avant on allait droit vers le large et le bateau de la Leiah. L’instant d’après, donc maintenant dans mon histoire, on virait dans un sens qu’allait pas tarder à être dangereux si c’était bien un demi-tour qu’était en train de s’opérer par le jeu taquin de c’bon vieux pote hasard (spécial cassedédi). Et ça semblait être le cas. Eh oui gamin, en fait faut savoir qu’on abandonne pas une barre de navire comme ça sans la verrouiller sur sa position, même sans colonel chafouin à proximité. Sinon elle tourne toute seule. Retiens la leçon. Cela dit, 180° de rotation ça se fait pas dans la minute avec une frégate d’autant de tonneaux que celle de ce bon vieux pote Ysen. Ca s’est fait assez progressivement pour que j’aie le temps de me rapprocher subrepticement d’un gros canon que mon pote l’Affro avait pas eu le temps d’allumer avant de finir en deux morceaux. Le ptit Licinius allait voir ce qu’il allait voir, tant pis pour le poste de pilotage.

Et il a bien dû voir, le rigolo, toujours là où je l’avais laissé. Une marche arrière, un quart de tour, une prise de visée tranquille en une fraction de seconde parce qu’on a le temps et une petite étincelle avec une pierraille faite pour ça qui passait elle aussi par là et boum le petit boulet.

"Nan, nan, pas du tout ombrage chef !"



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Message par Leiah N. Mòr Maëlys le Dim 17 Avr - 23:19

Plouf plouf. L'eau est fraîche, mais il paraît que ça tonifie la peau. Ce n'est peut-être pas l'avis de la demoiselle qui bat des pieds pour se maintenir à flot tandis qu'un certain Ysen remonte sur le navire. Elle jette d'ailleurs un regard peiné vers le large où a disparu le sien de navire. Leiah hésite. Doit-elle remonter tout de suite à bord comme elle le peut ? Ou bien doit-elle nager jusqu'à l'épuisement dans l'espoir d'aller retrouver son navire probablement emporter par le fort courant vers le large ? Elle part d'un côté, avant de se raviser et de revenir de l'autre. Elle part de l'autre côté avant de changer d'avis et de retourner vers le côté du Large. Il est sans doute trop tard pour espérer rattraper le navire qui s'éloigne rapidement. Il n'est plus visible depuis un bout de temps. Mais c'est dur d'abandonner sans broncher un bien qui vous a été offert par une personne chère à votre cœur. C'est comme abandonner un bras sur le rivage. Ou une jambe. Ça fait mal. Mais il faut se rendre à l'évidence plutôt que de poireauté dans l'eau en manquant de se noyer. La cause est perdue.

Leiah le comprend bien. Se résigner est la seule solution possible si elle ne veut pas finir par souffrir d'hypothermie. Elle ferme les yeux et prend une grande inspiration, s'apprêtant à retourner vers le bâtiment d'Ysen, lorsqu'une chose flasque et caoutchouteuse attrape sa cheville et la tire vers le fond. Surprise, elle en relâche une grande partie du souffle qu'elle a accumulé. Remuant les jambes, elle réussit à remonter assez longtemps à la surface pour reprendre son souffle avant de se faire de nouveau entraîner par le fond. Réalisant ce qui se passait, elle resta immobile, cessant de se débattre pour se contenter de piocher une dague dans ses bottes. La lame projeta un éclat argenté lorsqu'elle glissa hors du fourreau. Armée de la sorte, la pirate contracta les abdominaux pour se replia sur elle-même pour aller taquiner de la tentacule. Mais difficile de bien calculer ses coups dans l'eau. Surtout quand vous êtes entraîné par le fond par une espèce de gros calamar. Mais après quelques coups de dague, elle réussit à s'en libérer et à commencer à remonter avant qu'une autre tentacule ne se saisisse de sa cheville. Frappant à l'aveuglette, la petite brune se mordit la lèvre lorsqu'en plus de la tentacule, elle épingla sa cheville. Au lieu d'un cri de douleur, c'est des petites bulles qui jaillirent de ses lèvres pourtant closes. Mais le point positif, c'est qu'elle ne s'est pas planté pour rien. La tentacule a lâché prise et la gamine peut à présent remonter à la surface en deux ou trois battements de pieds. Quoique cinq ou six seraient plus près du nombre exact. Mais en émergeant à la surface, la demoiselle reprend sa respiration a grand renforts de quinte de toux. Crachant de l'eau, elle prend de grandes inspirations manquant de s'étouffer plusieurs fois en avalant de travers. Sa cheville est le centre d'une douleur lancinante, mais la jeune femme serre les dents et supporte cela sans exprimer un son.

Le navire d'Ysen, à quelques mètres d'elle, se met à tourner en rond. Étrange cela. La pirate se demande ce qui se passe alors que je me marre. Oui, j'ai connaissance de toute la situation, au contraire de celle dont je narre les aventures. Aventures c'est bien le mot oui. Digne d'un roman. Frissons et suspens à la clé. Un best-seller mec ! Le genre de bouquin qui fait fureur chez le libraire, qui va déchaîner les passions, qui va provoquer une révolution culturelle ! Et ouais, carrément. Non, non, je ne m'emballe pas du tout. Ou si peu. Enfin, reprenons le cours de l'histoire. La Leiah, elle s'approche prudemment du navire. A sa grande surprise, y a un bonhomme qui vient faire trempette et une amarre qui tombe d'un coup le long de la coque. Peu après, la voix de Narnak se fit entendre, criant quelque chose à propos d'un Général. Haussant les épaules, et se les caillant sévèrement, la demoiselle nage vers cette corde qui se balance en lui faisant de l'œil. Dédaignant le bleu qui essaie de l'en empêcher -lui filant un bon crochet du droit avec le manche de sa dague- elle s'agrippe à l'épais cordage et se hisse de quelques dizaines de centimètres avant de prendre appui avec les pieds sur la coque. Elle plante sa dague dans le bois du navire pour assurer son appui. Ses pieds glissent, c'est un fait. Mais sa prise sur le cordage est ainsi assurée et elle grimpe lentement mais sûrement. Elle glisse à trois reprises -et j'ai bien cru qu'elle allait lâcher prise à la seconde fois- mais se rattrape toujours et continue son ascension, bon gré mal gré. Sa cheville rougissante est oubliée tellement elle se concentre pour ne pas lâcher la corde tout en rengainant subrepticement sa lame. Et, lorsqu'enfin elle s'accroche au bastingage, elle a sous les yeux un spectacle étonnant. Tout se passe rapidement. Narnak et un canon. Canon allumé, direction Ysen et par extension direction le gouvernail. Boum. Glissant sur le pont, Leiah se demande si elle a bien fait de remonter. Son regard accroche un cadavre sans tête plus loin. Et puis des cheveux a quelques distances de là. Ou plutôt, une tête chevelue. Oh. Pauvre Bob. Qu'il repose en paix. Cela dit, ne se laissant pas déconcentrer par un cadavre en deux parties, la brune détourne la tête et examine le pont. Y reste quelques bleus encore. Les plus courageux, qui ne quittent pas le navire avant d'en avoir reçu l'ordre.

Y a pas trente six solutions hein... Le fouet de nouveau en main, elle laisse le Kan se débrouiller avec Licinius, le canon et tout le tralala, et va essayer de dégager le pont. Le cuir frappe le pont, fauche des jambes, mord la chair de quelques mains avant qu'un Marine plus impétueux que les autres n'attrape la lanière et cherche à entraîner la gamine avec lui. Mais, pour qui se prend-t-il ? Pour un représentant de la justice ? Ah oui, pas faux. Mais quand même. Heureusement que la pirate n'a pas qu'un tour dans son sac. Elle se laisse docilement entraîner jusqu'à être à portée de coups et s'appuie sur un pied pour heurter le bleu avec plus d'élan. Un genou sur sa gorge, elle tire une dague de son fourreau et la lance vers les quatre Marines en face d'elle. Reculant pour ne pas se prendre la dague, ils testent également le petit plongeon matinal. Dommage pour eux. Mais pendant ce temps, l'héroïne de votre émission culte appuie de toutes ses forces sur son genou contre la trachée de l'homme sous elle. Il est aussi bleu que son insigne lui. Et après quelques tressautements, il ne bouge plus. Encore un de moins. Déroulant le cuir du fouet qui étaient dans la main du mort tout frais, elle boitille à reculons jusqu'au bastingage. Le fouet claque encore, laissant quelques belles zébrures sur la peau clair ou hâlée des messieurs en bleu. Qui d'autre veut se frotter à la piquante pirate ? Non, pas piquante. Mordante. Comme le cuir de son fouet. Si elle n'a pas encore montrer les dents, ça ne saurait tarder. C'est juste que l'agacement n'a pas encore dépassé le seuil critique. C'est long à monter aujourd'hui. Peut-être parce qu'elle pas encore bien assimilé la terrible tragédie. Son navire qui va se perdre en mer, son coffre rempli de pierres qui est resté sur le ponton... Dur à ingérer, non ?
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Re: Quand les ennuis se présentent... [ Narnak ]

Message par Licinius Ysen le Sam 23 Avr - 10:12

"Vous m'en voyez fort aise."

Oui, ce n'était pas qu'une impression, la voix d'Ysen venait de très, très près. En fait, son visage d'ange se trouvait juste devant celui de Narnak. Le reste de son corps était bien évidemment en dessous, en équilibre sur le bout du canon. Le coup parti, aucun soucis là dessus, et pas vraiment contre la volonté du colonel qui, tant qu'à faire, aurait très bien pu couper la mèche. Mais bon, il faut dire que la poisse suivait se navire comme la peste, ne serait-ce qu'à cause de cette charogne de jeune fille qui semblait vouloir à tout prix y remonter... Licinius avait donc décidé que la chance du White Mustang c'était dissipée et qu'il était donc devenu un porte-malheur en puissance, et tout ce qu'Ysen avait à faire des portes-malheurs, c'était de s'en débarrasser rapidement. Du coup, le boulet qui traverse de plancher, au final, c'est pas le plus grave.
Mais revenons-en au coup de canon. Il est bien évident qu'une telle arme opère un recul assez puissant, et qu'il n'est donc pas conseillé de rester derrière à bailler aux corneilles au moment de laisser partir le coup. Surtout si le frein du canon ne se trouve pas derrière celui-ci à cause d'une utilisation inappropriée du matériel. Shirookami observa avec satisfaction le gros tube en fonte s'expulser avec violence vers l'estomac du Kan -En gros, il souriait, pour changer- alors que lui se trouvait à mi-hauteur juste en dessus du trou formé par le boulet. Il se laissa tomber à l'étage du dessous, dans un corridor bien mieux éclairé qu'auparavant malgré la poussière omniprésente dans l'air. Un son aquatique se faisait entendre au dessous. Sans perdre de temps, le gradé passa un porte et se retrouva dans ses appartements personnels. Il s'agissait de la chambre la plus grande du navire et de tous les côtés se trouvaient des étagères sur lesquelles des pliages en papier se trouvaient. Il y en avait tellement que l'on ne pouvait voir les murs derrières. Une bonne moitié du sol était recouverte par des pilles de feuilles blanches qui avaient été étalées au sol par les différentes secousses que le navire avait subit. Le colonel ne put s'empêcher de faire une pause devant se spectacle, qui lui remplissait le coeur de peine et de joie, avant de foncer vers le bureau, en contournant la copie de lui même grandeur nature en origami, et d'en ouvrir les tiroirs. Il en sorti deux eternal poses qu'il rangea dans les plis de son kimono. L'un donnait la direction d'Ennies Lobby, où il allait devoir retourner pour faire son rapport, et l'autre se dirigeait vers l'île de son mentor. Dans tous les cas, il n'allait pas abandonner ces deux objets dans un éventuel naufrage.

Sur le pont, les soldats concentraient leurs efforts sur la petite Leiah. Elle se battait comme une folle et réussissait à les garder à distance avec son fouet. Mais bon, on est sur un navire de la marine qui a l'habitude de voyager sur Grand Line aussi. Un des piteux pions du colonel s'en est souvenu, et fait son apparition sur le pont avec ce qui semble être un croisement entre un fusil et un canon. Et il fait feu en direction de la pirate qui voit un filet foncer vers elle. La distraction ainsi causée permet à un des bleus d'attraper la donzelle et de terminer le passage de menottes qui avait été commencé quelques temps auparavant. Et vu qu'elle a déjà fait subir le même sort à bon nombre de ses comparses, il la projette, les mains liées dans le dos, par dessus le bastingage, direction la flotte. Nan mais oh, ça va un moment de rigoler avec les marines, mais il arrive parfois qu'ils s'énervent un tantinet eux aussi...
Et d'ailleurs, les quelques uniformes passés par dessus bord s'empressent de remonter par l'amarre de la jeune Leiah. Ils arrivent sur le pont et récupèrent leurs armes. Ils ont l'air d'avoir finalement compris qu'ils avaient affaire à quelqu'un de sérieux. En restant à distance respectable et armés de fusils ou de canons à filets, ils tiennent le Kan en joue et font feu sur l'intrus, qui n'allait certainement pas tarder à se remettre de son coup de canon, avec la ferme intention de le tenir à distance. Et comme les souvenirs de leur entrainements reviennent peu à peu, ils font bien attention à ne pas se retrouver à court de munitions en même temps, ce qui serait tout de même un petit peu dérangeant.
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Re: Quand les ennuis se présentent... [ Narnak ]

Message par Narnak le Mar 26 Avr - 0:56

Dans Narnak, y a narre, c’qui présage d’un talent certain pour le racontage d’histoires à tendance vaguement drôlatique et aventureuse, et y a naque, c’qui sonne bien mais n’veut en revanche absolument rien dire mais il fallait bien un début à ce message. Alors il narre le Kan, il narre et il narre. Il narre packil n’a que ça à foutre face à un adversaire qui s’prend pour Captain Classe alors qu’en fait il est colonel et qu’son blaze f’rait coucher dehors le moindre cave même complètement défoncé au jus de canasuc’. Nan mais franchment. Splanter droit comme une quille sur un canon qu’est en train d’faire feu et s’prendre pour le roi de la galaxie avant de tomber comme une pierre dans le trou fait dans le plancher de par la subtile manœuvre, dans l’genre cliché, convenez qu’c’est pas mal. Et espérer que le Nak qui narre se prenne le recul dans le bedon, faut être du genre optimiste et oser prendre le vieux lascar pour le dernier des demeurés. Pas besoin d’avoir été goéland dans les rangs de la grande mouette pour faire gaffe à ce genre de détails d’instinct, et si quand bien même c’est le cas, ça tombe bien : il a été goéland dans les rangs de la grande mouette, l’artilleur du moment (tu noteras l’doublsens, toi qui m’lis, un artilleur étant aussi un gusse qui s’imbibe de pas mal de canons).

Bref, l’arme fait boum, le boulet va faire splouch dans le fond du fond du navire qui fait la gueule direct en se cabrant un peu sur la mer, comme ça, là, gniiih. La charpente aussi tire la tronche et la quille fait un bruit bizarre du genre glou glou. Pas b’soin d’être Narnak le Devin pour savoir c’qui se passe. Pas b’soin d’être bien futé non plus pour se douter que l’Ysen a beau faire son malin dans ses fringues de jaune tout moche qu’a trop lu les aventures de bambi chez les karatékids, c’est lui aussi qui f’ra le malin en preums quand la flotte remontera jusqu’à son ptit bureau propret. D’ailleurs faut tellement pas être malin pour cogiter dans ce sens-là que la grosse dizaine de gonzes qu’entoure le duo devenu mono quand la jeunotte s’est fait envoyer en bis repetita placent direction la baille avé les fers aux poignets, eh ben elle cogite. Ca fume dans les cervelas gras souillés des Marins et ça pense et ça pense. Et ça tire la tronche. Un captain qui sacrifie son bateau, c’est mauvais signe et ça rend mou des genoux et des tripes. Ca donne même envie de r’plonger direct après avoir tant bien que mal repris pied sur le pont depuis les amarres chopées alors qu’on était parti faire trempette.

Et ça, un carburateur à jeun comme un Narnak qui vient de déjeuner d’une quinzaine de jeunes recrues, il le remarque. Ca donne une ptite lueur toute déconfite au regard qui passe pas inaperçue. Genre tu pointes ton fusil packe t’as un vieux réflexe mais tout en louchottant vers le port en te demandant quand est-ce que nom d’un foutre de narval la proue va s’enfoncer dans la capitainerie à tout ça d’encablures bordel maman. Et celle-là on la fait pas à un vieux d’bientôt quarante ans. On la lui fait pas et quand on tire la gâchette en regardant à côté sans faire gaffe, on loupe forcément, vu qu’il est déjà en train d’égorger avec les dents celui qui faisait pareil que soi avec son mousquet à filet de gladiateur qui s’est paumé d’espace-temps. Et la grosse dizaine devient ptite dizaine, puis dix, puis neuf. Et les cadavres qui suivent le boulet du début d’viennent un, puis deux, puis trois. Ca fait un joli p’tit tas qu’éponge un peu les glouglous de la coque et qui convainc les autres que l’bonhomme y rigole pas.

"Bon les ptits gars, vot’ boss s’est tiré et jrecrute. Z’avez deux s’condes pour v’décider. Un deux alors ?"

Et grâce aux dés du destin dans ta face, ils sont dix à dire okay on est avec toi chef nous décapite pas comme Le Momo et Le Lulu chef. Dix parce que y en a un qui steak haché derrière un gros tas de... euh... de voiles ? Ah oui tiens maintenant que vous l’dites, c’est vrai qu’c’est un hybride le ptit Mustang. On les r’marquerait presque pas les mâts comme ça, là, tout nus comme ils sont, mais... Voile et vapeur, farpaitement. Fort de ces sous-entendus foireux, v’là l’nouveau capichef qui donne ses ordres à sa nouvelle ptite valetaille en boîtillant vers le bastingage pour voir c’qu’y lui est arrivé à la Leiah. Et allez qu’on descend dans les cales l’triangle carré de coton lourd grand comme un terrain de basket qui lui aussi se serait planté de dimension spatio-temporelle, et vas-y que j’te défonce la porte-là et vas-y que j’te défonce la porte-mi et vas-y que j’t’installe une chaîne de seaux qui va pas vite mais qu’écope comme elle peut pendant que deux braves s’dévouent pour aller colmater la plaie à l’ancienne avec le tissu et hop hop hop ça vous la coupe hein on a pas coulé. Ouais ouais. Une voile c’est assez épais pour colmater une brèche propre comme celle que crée un boulet, et la pression de l’eau qui remonte suffit à la maintenir en place quand on sait y faire et qu’on est bien dirigé par une bonne voix bien grave de bon meneur.

Et v’la même l’planqué qui s’improvise charpentier, qui récolte des planches où y peut, qui passe dans le trou du boulet sans jeter un regard à son ancien colonel. Qui prépare ses clous et son maillet les pieds sur les molaires des potes trépassés qui flottillent entre deux eaux dans les deux pouces de flotte qui recouvrent les varangues dans les cales. Loyauté mon cul, poulet. En situation d’urgence, faut pas croire les histoires, c’est toujours c’ui qu’a la plus grosse et jamais c’ui qui s’tire avant la fin de la fête qui prend les rênes. Et en l’occurrence, l’alpha, c’est pas toi mais c’ui qu’a du rouge jusqu’aux oreilles. Narnak le Rouge mon gars. Ciao poto, si t’es encore là tire-toi comme tu veux on fait pas attention à toi. Mais t’approches pas du chef, tu risquerais d’glisser dans ton sourire visqueux. Et l’bonjour à ton amiral.

Et l’machiniste machine et l’charpentier charpente et les écopeurs écopent. Et l’nouveau barreur barre en sens inverse toute, direction le plein large encore merde quoi putain.

Et l’manteau r’peint en rouge carmin et la veste trouée et le bras garrotté et la main sur le torse entre deux boutons façon nabot corsimpérieux que personne connaît dans ce monde-ci, Kan le berserk s’est calmé et demande des nouvelles à la mignonne qu’est pas à portée de vue.

"Hé, fillette, t’es dans l’coin ?! Ca t’dit un tour dans ma grosse barque ?"



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Re: Quand les ennuis se présentent... [ Narnak ]

Message par Leiah N. Mòr Maëlys le Lun 9 Mai - 16:19

Tout se passe pour le mieux pour le moment. Elle se défend vachement bien la donzelle. Son fouet claque, par-ci par-là, effleure, érafle, fait reculer, désarme. Mais voilà, ça ne pouvait pas durer bien longtemps ce genre de spectacle. Il y a bientôt un de ces soldats de la Marine qui reprend ses esprits, et donc un peu de bon sens.. Leiah se fige lorsqu'elle aperçoit son arme. Elle perds sa concentration deux secondes. Un filet vole vers elle. Et tout à coup, clic clac. Son deuxième bras a rejoint le premier. Dans son dos. Elle se démène en tout sens la petite, son fouet étant tombé à terre sous la surprise. Elle a beau gigoter dans tous les sens, essayer d'échapper à l'emprise des bleus qui l'ont privée de mouvement, elle finit par-dessus bord. Encore une fois. Et les mains liées cette fois. Doublement plus balèze pour s'en sortir donc. Lorsque son corps heurte l'eau, qu'il chute et plonge, elle n'a pas le temps de prendre une grande inspiration. Elle coule tout d'abord. C'est le premier mouvement infligé à son corps. C'est la logique même. Tout corps lancé dans l'eau commence par couler. Si ça peut flotter, ça remonte ensuite. Même alors qu'elle n'a que peu d'air dans les poumons, Leiah trouve le moyen de battre furieusement des pieds pour remonter. Elle ne se laisse pas abattre la voleuse hein. Je suis assez fier d'être son narrateur attitré. Et puis, mon salaire vaut bien l'effort. Alors le syndicat et tous ces trucs, je n'en ai rien à cirer, franchement.

A force de se démener dans l'eau, la pirate commence à remonter. Et finalement, elle émerge à la surface. Battant toujours des pieds pour se maintenir à flot, elle tousse. Et elle reprend une grande inspiration. C'est certain qu'elle ne peut rien faire si elle garde les mains liées. Elle a dut s'en rendre compte par elle-même. Elle n'est pas totalement idiote non plus; Sinon, elle n'aurait pas pu arriver jusqu'ici. Enfin si, elle aurait pu tomber à la flotte, ligotée comme un saucisson, ou bien comme maintenant, les mains liée par une prison de métal. Mais elle n'aurait pas pu avoir amassé autant de fric et de jolis petits cailloux si elle avait été complètement idiote. Alors, comme si c'était la routine, elle échafaude un plan pour se libérer et pouvoir flotter correctement sans se noyer. Elle prend une grande inspiration alors que je me demande encore comment elle compte s'en sortir. Et la voilà qui arrête de bouger. Elle se laisse couler. Ou plutôt, c'est l'apparence qu'elle donne. Car tout à coup, la voilà qui ramène comme elle le peut ses genoux vers sa poitrine. Un peu comme si elle dormait en position fœtale. Mais... Non, ce n'est pas tout. Je l'aperçois qui étire ses bras vers l'arrière, le plus qu'elle peut, même si ça fait mal aux épaules. Et voilà que les poignets liés frottent contre les vêtements. Ils essaient de glisser contre le jean de son short. La Leiah serre les dents et retiens toujours sa respiration. Enfin, brusquement, elle se retrouve à remonter ses poignets le long de ses cuisses. Avec difficulté, elle tend une jambe et replie l'autre. L'air se fait, non pas rare, mais brûlant. Le souffle qu'elle retient lui donne l'impression d'étouffer. Elle en relâche un peu. Des bulles crèvent la surface de l'eau agitée. Elle qui arrive à rester un apnée un peu plus longtemps qu'une personne normalement constituée, ça va lui servir à présent.

Le combat fait rage sur le pont pendant ce temps. Quelques minutes à peine se sont écoulées. Et pendant que le Kan montre aux bleus qu'il n'est pas aussi facile à avoir que ça, retournons jeter un œil à la situation de la gamine à la flotte. Elle glisse l'un de ses pieds dans l'étau de ses bras reliés. La botte se fait la malle et va flotter plus loin. Son pieds nu passe beaucoup plus facilement. Le fourreau sur son mollet lui érafle le bras, mais la dague reste fermement enfoncée dedans. Une de ses jambes est libre. Mais elle a l'impression que ses poumons se consument. D'autres petites bulles crèvent la surface. Et elle serre les dents, retenant le reste de son souffle qui cherche à se libérer, à franchir la barrière de ses lèvres pour se perdre quelque part dans l'eau. Ce que ne veux surtout pas la jeune femme. Pas pour le moment en tous les cas. Elle doit d'abord répéter l'action avec sa seconde jambe. Ce qui risque d'être un poil plus difficile. C'est en effet la cheville atteinte par sa lame lors de la tentative pour découper la tentacule. Lors de son précédent bain. Néanmoins, la botte part assez facilement. La seconde dague est restée dans la chaussure par contre. Il faudra qu'elle ailles la rechercher après. De nouvelles bulles gagnent la surface. Le regard de la pirate se brouille un peu et pas qu'à cause de l'eau salée qui l'accueille. C'est le manque d'air qui commence à se faire sentir. Elle a beau détenir le record d'apnée humain, elle n'est pas à moitié poiscaille. Mais il ne faut pas qu'elle panique. Il faut qu'elle reste concentrée pour finir de ramener ses bras devant elle. Son cœur bat comme un fou, cherchant à retrouver du sang sain, plein d'Oxygène et non ce sang chargé de Dioxyde de Carbone. Ce n'est pas le bon sang pour alimenter les muscles et le cerveau de la fillette. C'est pour ça que ses idées s'embrouillent. Son corps continue de couler doucement alors qu'elle roule des yeux affolés. D'autres bulles s'échappent. Elle redouble d'effort, et finalement sa cheville passe l'étreinte de ses bras. Puis la jambe entière. Il était temps. Battant aussi vite des pieds qu'elle le peut, de façon désordonnées, elle regarde vers le haut et essaie de remonter, s'aidant de ses bras à présent devant elle. Elle voit le bleu du ciel remuer, par les vagues, par les remous qu'elle créée. La Leiah manque vraiment de souffle. Elle doit osciller entre être rouge ou bleu. Rouge à cause de l'effort, et bleu parce que le sang chargé de Dioxyde de Carbone afflue dans ses veines. Elle perce les flots quelques violents battements de pieds après. Le peu de souffle qu'elle avait gardé s'échappe et elle s'étouffe à moitié en essayant de reprendre de grandes goulées d'air pur. Elle tousse, tousse encore, à s'en cracher les poumons. Ces mêmes poumons qui brûlent d'être remplis d'air pur et non d'eau. Cette eau salée qui attise l'incendie qui y règne. Calmes toi Leiah. Calmes toi et respires à fond ! Mais écoutes-moi bon sang, arrêtes de gigoter et prend de courtes inspiration saccadées ! Mais pourquoi elle ne m'écoute pas ! Quoi ? Que dites-vous ? Oh, le bouton rouge là, qui m'incite à appuyer dessus même si cette couleur ne peut que signifier « Attention, danger ! » ? Bon. Faut que j'appuie dessus alors... Mais... Que vois-je donc de marquer au-dessus ? « Haut-parleur de la conscience ». Qu'est-ce donc que ceci ? J'appuie dessus pour le savoir. Une voix métallique me fait savoir qu'il faut que je parle dans le micro et que j'incarne à présent la petite voix de la conscience de la jolie brune pendant quelques minutes. A n'utiliser qu'en cas d'extrême urgence. Donc c'est parti mon kiki ! Jouons à la conscience...


* Calmes-toi... Reprends doucement ton souffle... De courtes inspirations... Vas-y, tu peux le faire ma vieille ! *

La voilà qui semble tenir compte de mes conseils. Elle essaie de ne plus tousser et respire doucement, chaque petite inspiration plus grande que la précédente, entrecoupées d'expirations. Finalement, elle reprend son calme. De rouge ou bleu, elle devient très pâle. LE contre-coups, sans aucuns doutes. La petite lumière rouge de mon tableau de bord de narrateur clignote. Je félicite la gamine.

* C'est bien ma vieille. Bon réflexe ! *

La lumière clignotante s'éteint. Adieux la petite voix, débrouilles-toi toute seule maintenant fillette. Elle essaie de nager, avec ses bras liés. Les avoir devant soi était toutefois un avantage. Alors qu'elle avançait comme elle le pouvait vers une de ses bottes qui flottait près d'elle, tendant les bras pour l'attraper, elle entend une voix. Restant immobile un instant, elle lève les yeux. Elle était... Loin du navire. Enfin, elle s'en éloignait en allant chercher ses bottes. Mais elle voit la silhouette de Narnak. Toussant un peu, elle répond :

_ Hey Narnak. Par ici !

Puis, elle prend conscience de ce qu'il vient de dire.

_ Ta grosse barque ? Oh... Deux secondes, j'récupère quelques trucs et je serais ravie d'faire un tour dessus...

Et la voilà qui reprend son avancée vers la première botte. Ce n'est pas celle qui a la dague. Malheureusement, Mais c'est toujours sa de pris. Du bout des doigts, la pirate s'en empare et la pousse sous l'eau pour la chausser à nouveau, couvrant de ce fait le fourreau et la seconde dague. Elle jette un œil autour d'elle et finit par apercevoir la deuxième botte. Être chargée de l'autre dague devait l'alourdir un poil, et c'est pour ça qu'elle s'enfonçait doucement mais irrémédiablement dans l'eau. S'en approchant, Leiah attrapa la chaussure avant que celle-ci ne coule totalement. Elle saisit la garde de la dague entre les doigts d'une de ses mains et essaya de la remettre dans son fourreau. Elle serre les dents alors qu'elle vient de louper le fourreau et appuie sur sa blessure avec la lame. Et la voilà qui refait un essai. Concluant cette fois. La dague regagne son fourreau et la botte reprend sa place sur le pied, stoppant un peu l'épanchement du sang. A présent, rien ne s'oppose plus à ce que la demoiselle regagne le navire. Elle nage, moins gracieusement que d'ordinaire à cause de ces foutues menottes qui lui entravaient les poignets, mais elle nage. Elle retrouve assez rapidement cette amarre qui pends. Celle-là même qu'avaient utilisés les quelque marines passés par-dessus bord un peu plus tôt pour remonter eux aussi. Elle s'agrippe au cordage et remonte, lentement, pour la seconde fois. Elle se sert plus de la force de ses bras cette fois-ci que de ses pieds contre la coque. Elle enroule le cordage contre son pied dont la cheville n'est pas entaillée. Et elle prend appui sur la corde avec ses jambes pour remonter ses mains. Et ainsi de suite. On remonte les bras, et s'accroche avec les jambes. On remonte les bras, on s'accroche avec les jambes. Et encore une fois. And again, and again. Et finally, la voilà qui agrippe le bastingage avec ses mains menottées. Elle se hisse par-dessus bord et glisse sur le pont, n'ayant pas le courage de se redresser de suite. Elle reprend son souffle, les yeux fermés. Elle repose ses muscles. Et elle finit par ouvrir les yeux. Le sel de la mer lui brûlait légèrement les yeux. Elle fixe des yeux le géant écarlate. La couleur lui fait d'ailleurs penser aux pierres que contenaient son coffre. Ce qui déclenche un redressement total du buste de la demoiselle. Elle se lève finalement et pose son regard sur le pont. Les Marines qui restent ont l'air de bosser pour Narnak. Ce qui ne manque pas d'étonner la petite brune. Mais, en bonne pirate qu'elle est, elle évite de montrer son étonnement. Elle cherche des yeux, maintenant que le pont est plus calme, une trace de ce qu'elle gardait dans son navire. Son navire qui avait disparu on-ne-sait où et qui avait probablement heurté un récif quelconque. Mais nulle trace d'un coffre rempli sur le pont. Elle tourne son regard vers la côte, vers l'île qu'ils quittaient, et aperçu une forme rectangulaire sur le ponton.

_ Et merde...

Elle secoue la tête, essore ses cheveux, et pose à nouveau son regard sur Narnak.

_ Qu'est-il... Arrivé à Ysen ? Mort ? Éjecté à l'eau ? Prisonnier ?
Oh d'ailleurs, quelle direction on prend Narnak ?
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Re: Quand les ennuis se présentent... [ Narnak ]

Message par Licinius Ysen le Jeu 19 Mai - 11:11

Qu'est-ce qu'il arrive à Ysen ? Bonne question. En terminant la fouille de son bureau, il entendit la porte s'ouvrir. Quelqu'un l'avait apparemment suivit jusque là. Narnak ? Le colonel se dit que si c'était bien le cas, son bureau allait très vite se retrouver totalement détruit. Un coup d’œil par dessus le meuble et... Ah non, ce n'était pas lui. C'est un simple soldat qui s'avançait avec les pétoches derrière son fusil. Et d'ailleurs, dès qu'il aperçu la tête de son supérieur il se mit en joue et tira. Heureusement, les réflex de Licinius ne sont pas mauvais, ce serait vraiment con qu'il se fasse descendre comme ça...

"-Co-colonel... Veuillez vous rendre s'il vous plait. Le navire se trouve désormais sous le commandement du... euh... de l'intrus."

C'est vraiment ce qui arrive quand on invite des inconnus à prendre un petit-déjeuner ? C'est un peu excessif quand même. Se relevant lentement, il se fendit d'un immense sourire à l'encontre du soldat, un vrai tire-au-flanc opportuniste qui espérait certainement s'attirer les faveurs du Kan, et lui tendit ses deux poings fermés.

"-Je crois que je dois me faire à l'idée que j'ai perdu."

Le soldat avança, peu certain de ce qu'il allait lui arriver, et baissa son fusil pour passer les menottes à son supérieur, qui en profita bien évidemment pour lui décrocher une bonne droite dans les dents suivit d'une clé de bras et d'un demi-tour de la nuque en bonne et due forme. Rapide, efficace, pas de trace. À peine si le vilain petit forban a eu le temps de lâcher un petit son. En parlant de son, Ysen n'entendait plus le glou-glou du trou de la coque, Narnak s'en serait-il chargé ? C'est qu'il comptait vraiment chourer le White Mustang le bougre. Comme s'il allait en être ainsi.
Retournant à son bureau, le colonel écarta un tas de feuille recouvrant un appareil extrêmement utile et au fonctionnement pour le moins obscur: un den-den mushi ! Une fois le code du quartier général d'East Blue composé, il sorti une carte et un compas d'un tiroir pour vérifier la direction que le navire prenait en attendant que quelqu'un décroche.

"Moshi-moshi ?"

"-Ici le colonel Ysen en mission de transport vers Ennies Lobby. J'ai du faire face à une attaque surprise doublée d'une mutinerie visiblement organisée pour assassiner les prisonniers transportés. Le navire "White Mustang" vient de quitter le port d'Orange et fait actuellement cap vers Yasei. Je demande des renforts, je ne sais combien de temps il me reste avant d'être découvert. Le responsable de l'attaque est un certain Narnak Kan, faites vi~~"

Licinius termina l'appel sans attendre de confirmation en plantant le micro sur le den-den mushi. Parfois, pour éviter les couloirs administratifs, il fallait pousser à la panique. Il avait d'ailleurs pris une voix essoufflée pour communiquer ces informations. Il prit place dans son fauteuil et commença d'attendre qu'on vienne s'occuper de lui en s'imaginant le pauvre employé de bureau courir à travers les couloirs du QG. C'était assez jouissif.
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