Jethro Montaudevert, chasseur de prime

Aller en bas

Jethro Montaudevert, chasseur de prime Empty Jethro Montaudevert, chasseur de prime

Message par Jethro Montaudevert le Mar 12 Jan - 1:05

~° Humains et autres races°~

~°Présentation du Joueur°~

Prénom: E.
Age: 18
Ce que vous aimez: La nourriture, les chaussures (qu'on s'entende bien, je ne mange pas de chaussures), Star Wars et mes cheveux.
Ce que vous n'aimez pas: Aller à la laverie le mercredi matin par -2°C en short, t-shirt et tongs ainsi que le porc, les choux (divers et variés), les asperges, les endives et les arêtes de poissons.
Première Impression: J'adore le design du forum, c'est rafraichissant.
Autres : Obi Wan Kenobi !! Mr Red
Comment avez vous connu ce forum?: Je sors de rpgss, j'en ai entendu parler à travers divers personnes, mais c'est Dan qui m'a refilé le lien. ^^

~°Présentation du Personnage°~

Nom Montaudevert
Prénom: Jethro
Surnom: N/A
Age: 27
Sexe : Masculin
Est-il existant ou inventé ? Inventé
Race : Homme-poisson (Marlin Bleu)

Description Psychologique ( 5 lignes minimum ):

Je me présente, je suis Lyla, la psychologue de Jethro, c'est moi qui vais vous faire sa description mentale, après tout ça fait parti de mon job. Je vais essayer d'être intéressante, allons y...

Jethro est un sacré personnage. Ce flegmatique narcisse des océans adore la boisson et la nourriture presque autant que ses cigarillos. Se qualifiant lui même de gourmet, il est, en réalité, bien plus proche du gourmand à l'estomac profond. Peu avare et pas colérique pour un sous, il n'en demeure pas moins sérieux et appliqué lorsqu'il s'attèle à une tâche. Il en va de même pour son état d'esprit lors des affrontements, bien qu'il donne souvent l'impression de tout prendre à la légère c'est un marlin consciencieux. Malheureusement il est incapable de se servir du moindre artefact technologique, et ce peu importe la complexité de celui-ci, même un simple briquet est trop compliqué à utiliser pour lui.

Malgré ses petits travers, Jethro est un homme-poisson droit. Depuis toujours le sieur Montaudevert, comme il aime à s'appeler, a l'amour de la justice et de la liberté. Répugnant tout acte qui pourrait jeter le discrédit sur sa personne, tel le vol ou l'agression d'un tiers, et ce quel que soit sa situation, qu'il meurt de faim ou qu'il soit blessé, l’homme-marlin se considère comme un allié de la justice. Mais la magnificence de Jethro ne s'arrête pas là, lors que cela s'impose il n'hésite pas un seul instant à utiliser son corps de rêve pour défendre l'orphelin et la demoiselle en détresse, surtout si celle ci est célibataire. Qui plus est notre vaillant ami est généreux comme personne, il lui ait déjà arrivé d'offrir sa maigre pitance à plus pauvre que lui alors qu'il se trouvait au bord de l'inanition. Jamais hautain, il traite tout le monde comme son égal sans se soucier de son passé ni de sa race.
Chez Jethro gentillesse n'est pas synonyme de naïveté, parfaitement alerte et doté d'un discernement hors norme lorsqu'il s'agit des personnalités, il ne se laisse pas avoir par les criminels tentant de l'attendrir.

Il m'a admis un jour qu'il avait des sentiments vraiment forts pour une personne, des sentiments semblables à ceux de son premier amour, mais qu'il avait peur de se confesser à elle. Malgré son air vaillant et ses vantardises à propos de son physique, il craint toujours d'être rejeté car il n’est pas humain. La vie d’un homme marlin n’est pas aussi aisée que l’on pourrait le penser.

Son goût de la liberté et l'ambiance xénophobe qui régnait l'ont poussé à quitter la marine. Notre bon Montaudevert trouvait l'organisation de celle-ci trop rigide, trop stricte, laissant trop peu ses membres non gradés et non humains s'exprimer. Sa séparation du corps militaire l'ayant formé changea sa vision des choses, beaucoup de ses anciens collègues le considèrent désormais comme un lâche en plus de le mépriser du fait de sa race. Ceci a contribué à créer chez Jethro un sentiment de dégoût envers les hommes à la mouette bleue. Sentiment renforcé lorsqu'il apprit que de nombreux membres de la marine trempaient dans des combines dignes des pirates les plus perfides. Il vécu une véritable renaissance après sa démission, il reprit goût aux choses simples, comme mes pâtisseries, et laissa son amertume à bord.
Après cette rupture il ne laissa pas pour autant moisir ses idéaux de justice dans un coin poussiéreux de son brillant esprit, il choisit de mettre à profit ses capacités innées et ce qu'il avait appris dans les rangs de la marine et devint chasseur de prime. Inutile de préciser qu'il hait les meurtriers et pillards, peu importe leur race. Jethro est quelqu'un possédant une grande détermination et un réel désir d'aider les autres, mais ses vices et son apparence rebutent bien trop souvent les gens qu'il croise pour qu'il puisse réellement se sentir utile. C'est donc un Jethro flegmatique, sarcastique et décalé qui s'en va lutter contre l'infamie afin de créer un monde plus paisible où les peuples vivraient en paix. Et oui, ce grand gaillard est un utopiste.

Description Physique ( 5 lignes minimum ):
Dans un soucis d'objectivité évident, c'est moi qui m'occupe également de la description physique.

Inutile de vous dire que l’homme-marlin est grand, à vue de nez il approche les deux mètres cinquante et doit peser aux alentours de cent soixante kilogrammes. En clair Jethro est une belle bête. Sa peau, bien que composée d'écailles, est extrêmement lisse et n'a aucun défaut. Bleue foncé, elle est parcourue de reflets argentés au moindre rayon de soleil. Ses muscles sont admirablement dessinés et, d'après lui, très solides. Son apparence générale est néanmoins celle d'un être svelte, musculeux, mais svelte. Ses mains sont immenses et palmées, tout comme ses pieds d’ailleurs. Cette caractéristique semble être un trait commun à tous les hommes-poissons.
Six branchies, à raison de trois de chaque côté, se trouvent à la base de son cou, c'est sans aucun doute la partie de son anatomie la moins esthétique avec...

Mais que! Non, mais laisse moi finir que diable!
Bonjour à vous, c'est Jethro le Magnifique qui s'occupera de la suite de cette description, notre cher amie la psychologue narratrice n'étant pas plus objective que moi au final.

Reprenons ma description là où l'éberluée l'a laissé. Je dispose en effet de six branchies, trois de chaque côté de mon cou et, contrairement à ce qu'a avancé notre amie humaine, elles sont fort esthétiques et rencontrent un franc succès tant auprès des sirènes qu'auprès de ses semblables. Mon hâle bleu argenté me distingue des autres hommes-poissons me conférant une prestance dont tous ne disposent pas. Je vous propose de nous attarder sur mon beau visage. Bien que je sois un homme-poisson je n'ai pas à pâlir face aux plus beaux des humains, en effet, mes traits fins et bien proportionnés, comme le reste de mon anatomie d'ailleurs, me donne une certaine aura bienveillante. Mon nez aquilin est, comme le reste de mon corps, extrêmement solide et, avec, je peux transpercer sans mal une cloison métallique. Mes yeux ont la couleur du plus beau des couchers de soleil et mes cheveux, devenus des dreadlocks parcourus d'atébas, sont attachés au moyen d'une corde à nœuds et ont la couleur de la plus sombre des nuits. J'arbore également un bandana aux couleurs des prairies de coraux de mon enfance, assorti à mes douces pupilles. J'en possède aussi du bleu de l'océan. Ce point me permet d'enchaîner sur mon style vestimentaire, tout aussi épique que le reste de mon splendide être. En effet je m'habille bien, arborant le plus souvent des chemises aux couleurs chaudes et des bermudas en toile sans motifs. Dans mes poches arrière se trouvent des gants spéciaux, adaptés à ma personne. Ces gants, assortis à mon bandana, ne vont pas jusqu'au bout de mes doigts mais s'arrêtent à la jonction entre la seconde et troisième phalange, seul mes pouces sont totalement couverts. Leur apparence originale et à la page ne change rien à leur nature, ce ne sont que de vulgaires gants, n'atteignant pas le dixième de la perfection du divin appendice nasal que j'arbore.
Je terminerai sur mon signe distinctif, un bijou très rock’n’roll rencontrant le même succès que moi auprès de la gente féminine et se trouvant sur ma langue. Mon piercing est surmonté d'un symbole, un œil bestial, chose peu commune qui fait de ma somptueuse personne un être à part, doté d'un fort pouvoir de séduction.


J'ose espérer que ma description de la divine personne que je suis vous a plu.
Il faut que je note dans ton profil que tu es brutal lorsque l'on critique ouvertement ton physique.
Je vais t'aider à le noter, laisse moi juste enfiler mes gants.
C'est bon, c'est pas la peine, t'as du mal dormir, c'est pour ça.

Pouvoir/capacité :
Bon, on en est où, les capacités, hum, et bien, ça, je fais pas, c'est pourtant clair, notre cher ami Montaudevert est plus apte que moi pour vous expliquer ce point. D'autant plus que je ne l'ai jamais vraiment vu faire étalage de celles-ci.
Tu reconnais enfin mes aptitudes hors du commun, hahahahahahaha! Bon je m'en vais vous dévoiler les mirobolantes aptitudes de ma splendide personne

Comme vous le savez je suis un fier représentant de la race des homme-poissons, mais je ne suis pas de ceux qui se croient supérieurs aux humains et les traitent comme de la racaille, moi je suis un allié de la justice. Je ne serais pas étonné si vous me disiez que vous avez déjà vu ou entendu parler du kempô des hommes-poissons, avec l'essor des nôtres il s'est popularisé auprès des artistes martiaux comme un style de combat puissant, mortel et terriblement beau. Je suis un pratiquant du kempô des hommes-poissons, pour être précis je suis un adepte du style connu chez nous sous le nom de "Dix lances transperçant les océans". Le peu d'informations que je peux laisser filtrer sur mon école de combat tient dans ce qui va suivre, alors si vous êtes intéressés, n'en perdez pas une miette. Les techniques de mon école reposent sur la solidité musculaire et la vitesse de l'utilisateur, c'est pour cela que je suis naturellement prédisposé à pratiquer cette forme du kempô des hommes-poissons. Malgré cela j'ai enduré un entraînement auquel seul un homme-marlin peut survivre afin d’atteindre un niveau supérieur à tout mes camarades d’entraînement.
Mais pourquoi suis plus capable dans cet art qu'un autre? me direz-vous.
Et bien car je suis un descendant de la noble lignée des hommes-marlins bleus. Nous sommes dès notre plus jeune âge aptes à atteindre de grandes vitesses dans l'eau comme en dehors et démontrons une endurance supérieure à la moyenne. Je me dois néanmoins d'avouer qu'en contrepartie nous possédons une peau particulièrement fragile face aux lames. Ainsi grâce à nos muscles solides et endurants nous résistons admirablement aux chocs provenants d'objets contendant et des coups de pieds ou de poings de nos ennemis mais craignons les coupures comme les humains la peste. La moindre canine est pour nous synonyme de grand danger, en effet, lorsque notre somptueux derme est abîmée, et tant que nos plaies ne sont pas totalement guéries, nous ne pouvons nager à pleine vitesse sans prendre le risque de rouvrir nos blessures. Heureusement pour nous, notre capacité de cicatrisation est au dessus de la moyenne des hommes-poissons.

Bon, je pense que je vous en ai assez dit. Je suis vraiment désolé pour les curieux, mais si vous n'êtes pas élève des "Dix lances transperçant les océans", je ne peux vous en révéler plus. Peut-être verrez-vous un jour à quoi cela ressemble lorsqu'exécuté avec brio. Je laisse la place à la psy', elle va vous raconter mon histoire, moi j'ai un petit creux.
Ne vide pas mon frigo encore une fois s'il te plait, je viens de le remplir pour la semaine.
T'en fais pas je te laisserai de quoi manger pour plusieurs jours.
Oh que si je m'en fais...


Grade désiré: Ally of Justice
Nom de votre ville ou village natal: île des hommes-poissons, bourg de Coraltown
Nom de votre localisation actuelle: Loguetown
Histoire:

Le temps que Jethro pille mon réfrigérateur je vais vous raconter son histoire, et accessoirement comment nous nous sommes rencontrés.

Jethro Montaudevert est né sur l'île des hommes-poissons...

Je ne suis pas très doué pour les histoires, ne m'en voulais donc pas si ce n'est pas très bien conté.

Donc, né sur l'île des hommes-poissons, Jethro vécut une enfance difficile. En effet, contrairement à aujourd'hui, il était horriblement laid lorsqu'il était gamin. En plus de ne pas avoir été gâté en ce qui concerne la beauté, il était relativement frêle, fait qui lui valut de nombreuses moqueries et des sobriquets parfois vulgaires. Le jeune Montaudevert demeura sur l'île des hommes-poissons neuf années durant. Au cours de la dixième il fit une rencontre qui changea radicalement sa vie. Il rencontra une sirène, mais pas n'importe quelle sirène, son nom était Krilupa. A l'époque elle était l'une des références en matière kempô des hommes-poissons. Elle séjourna dans le village de Jethro plusieurs semaines durant, semaines aux cours desquelles notre jeune ami, encore peu gâté par la nature, l'observa de loin. Elle était très belle, sa beauté le subjuguait, à tel point qu'il en vint à la haïr, non pas qu'il l'eut connue, mais le simple fait qu'une personne puisse être à la fois belle et forte alors que lui péchait dans ces deux domaines la rendait méprisable à ses yeux. Mais lorsqu'elle quitta le village Jethro se rendit compte que l'image lointaine de cette sirène avait été sa seule amie, malgré la haine qu'il ressentait. Mais de l'amour à la haine il n'y a qu'un pas, et vice versa. Le jeune homme-poisson avait cru la haïr alors que pour la première fois il était tombé amoureux.
Suite à cette conclusion il décida qu'il était temps pour lui de montrer au monde entier de quoi il était réellement capable et annonça vaillamment à ses parents qu'il désirait apprendre le kempô des hommes-poissons. La nouvelle fut extrêmement bien accueillie par son père qui le confia à un de ses vieux camarades, un homme-marlin noir, maître de l'école des "Dix lances transperçant les océans". Les années d'entraînements de Jethro n'eurent rien de passionnant, il enchaîna sans relâche les rudes exercices visant à renforcer tant ses muscles que sa détermination. Au cours de ces dix années le jeune homme-marlin bleu changea du tout au tout. Il passa d'un être chétif, laid et peu vaillant à un gars costaud, courageux et surtout beau. Bien sûr il ne s'aperçu de ses changements physiques que lorsqu'il rentra chez lui à la fin de son entraînement. Certes il avait maintes et maintes fois rencontré des gens et sauvé certains au cours de cette période, mais jamais, au grand jamais, il n'avait revu une personne de son village ou ne s'était regardé dans un miroir. Ainsi lorsqu'il rentra chez lui, ses parents mirent quelques secondes à le reconnaître. Il était devenu plus grand et plus musculeux que son père, qui fut plus fier que jamais de l'appeler fils lors de leurs retrouvailles. Sa mère n'en revint pas non plus de voir son fils devenu si grand et si beau. Tout son village fut surpris de voir ses parents accompagnés par cet inconnu lorsqu'ils s'en allèrent au marché avec lui la première fois, tous furent encore plus étonnés quand ils apprirent qu'il s'agissait de Jethro, de leur fils.
Mais l'homme-marlin ne pouvait se permettre de rester moisir dans son petit village, il voulait découvrir le monde et permettre à celui-ci d'admirer sa beauté. Il en discuta avec ses parents, ils pensaient également que son avenir ne se trouvait pas ici, ils lui conseillèrent de se rendre auprès des humains afin de trouver sa voie. Sa première destination fut un tournant dans sa manière de voir les choses. Sa nouvelle apparence le ravissait à chaque fois qu'il entrevoyait son reflet, pour lui qui avait toujours été laid comme un phacochère marin admirer ses traits fins et bien organisés était devenu une activité des plus plaisantes.
Jethro quitta donc l'île des hommes-poissons pour un village humain avec laquelle son père, pêcheur émérite, avait jadis commercé.
A son arrivé il fut submergé par de nombreuses émotions, mais aucune n'incluait la joie ou l'émerveillement. Le village ressemblait à l'enfer, les corps mutilés des habitants jonchés les rues pavées par leur sang, les bâtisses étaient en ruines ou en feu et les vautours tournoyaient autour d'un pavillon noir arborant un crâne. Ce symbole était celui de pirates cruels et sanguinaires, des hommes sans foi ni lois qui pillaient et tuaient pour le plaisir. Alors qu'il avançait à travers les décombres d’une maison probablement éventrée par un boulet de canon, une adolescente blessée lui tomba dessus depuis l’un des étages, grâce à ses réflexes il la rattrapa la sauvant d'une mort certaine. Elle était blessée, il lui fallut du temps pour récupérer de ses blessures, et aujourd'hui encore, huit ans après, elle porte encore les cicatrices de cette attaque de pirates. Jethro la transporta à l'écart de la ville pour la soigner. Par chance il avait appris comment procurer les premiers soins.
Lorsqu'il partit à la recherche d'une pitance fruitée et d’herbes médicinales il tomba sur un navire avec le même pavillon qu'il avait vu en ville. Celui-ci avait jeté l'ancre dans une crique de l'autre côté de l'île. Les pirates faisaient une fête et un raffut de tous les diables sur la plage. Ils avaient fait plusieurs prisonnières dans le but des les besogner au cours de la nuit. Jethro ne s'en retourna pas auprès de la jeune blessée. Il descendit dans la crique, il sortit de l'eau sous les yeux ébahis des pirates et les tua tous sans leur laisser la moindre chance. Jamais il n'avait été aussi en colère, jamais il n'avait autant haïs des êtres vivants. Les forbans tombèrent les uns après les autres sous les coups puissants de l'homme-marlin, aucun n’était armé, tous les sabres et pistolets étaient restés à bord. Jethro libéra les femmes qui le craignaient autant qu'elles avaient craint les pirates. Il leur demanda de l'aider à décharger les choses de valeur qu'ils trouveraient à bord du navire pirate, prises par surprises elles l’assistèrent dans sa tâche et rapportèrent le butin là où la jeune blessée dormait. L'homme-marlin coula ensuite le navire dans la baie.
Grâce à un escargophone trouvé dans le navire les rescapées contactèrent la marine qui ne tarda pas à arriver. Jethro s'engagea suite à cet évènement, empreint de justice, la tâche ne fut pas aisée, les humains voyant d'un mauvais œil les hommes-poissons. Il resta cinq ans dans la marine où il continua à pratiquer le kempô, c'est également au cours de cette période qu'il développa un fort attrait pour les cigarillos et la boisson. Néanmoins ces cinq années furent aussi difficiles que son enfance, un climat xénophobe régnait dans la marine et il n'y avait que peu de membres d'équipages avec qui il s'entendait correctement. Il rendait visite chaque fois qu'il le pouvait à l'adolescente qu'il avait trouvée et aux femmes qu'il avait délivrées. Mais les permissions étaient rares, et, de ce fait il perdit de vu certaines d'entres elles. Au cours de sa sixième année dans les rangs du pavillon à la mouette bleue il commença à éprouver une gêne constante, il avait le sentiment d'être enfermé et de ne pas pouvoir être réellement efficace contre la piraterie, de surcroît l'atmosphère haineuse qui peser sur lui le fatiguait profondément. Il passait la majeure partie de son temps à faire des patrouilles inutiles, subissant les moqueries et les messes basses de l'équipage comme du capitaine chez qui les réponses sarcastiques de l'homme-marlin produisaient un effet si grand qu'il lui avait valu plusieurs sanctions. A force de subir ce purgatoire il en était devenu frigide et flegmatique, plus rien ne l'atteignait ni le n'étonnait. Tant est qu'un jour, las de ce manège ridicule, il décida de donner sa démission, précisant qu'il souhaitait devenir chasseur de prime afin de mettre un terme aux injustices des forbans et pirates en tout genre. Du jour au lendemain il rendit son uniforme et quitta le navire auquel il était affecté, ce fut pour lui une libération, il repris progressivement plaisir à vivre, oubliant totalement qu'il avait un temps été aussi concerné par le monde qu'un glaçon dans la troisième ornière de la colonne de droite du bac à glaçon d'un réfrigérateur.
Durant l'année qui suivit, il demeura auprès de son amie, dans la ville de Pok Town, pêchant pour subvenir à ses besoins et servant de sujet test à la jeune fille qui l'hébergeait. Au cours de ces douze mois, il eut vent avec grand regret des magouilles dans lesquelles étaient plongés certains membres de la marine. Cela l'affecta grandement et le rendit quelque peu amer. Quant à son amie me direz vous, et bien elle était devenue une psychologue accomplie et était âgée de vingt-deux printemps.

Voilà l'histoire de Jethro, il a décidé qu'il était temps pour lui de se lancer à corps perdu dans le boulot de chasseur de prime et de me quitter.
Lyla je t'ai fait des tartines.
Merci Jet'. Bon, t'as pas intérêt à mourir.
T'en fais pas, ça risque pas d'arriver, et si je meurt, je ne pourrais pas te ramener de cadeau.
Si tu reviens en un seul morceau ça sera déjà pas mal.
Jethro le magnifique est invincible ma beauté.
J'espère...

Test RP: Attendre le feu vert d'un admin


Dernière édition par Jethro Montaudevert le Ven 22 Jan - 3:08, édité 33 fois
Jethro Montaudevert
Jethro Montaudevert
Homme-poisson marlin bleu
Homme-poisson marlin bleu

Localisation RP : Loguetown
Rang/Grade : Ally of Justice

Feuille de personnage
Points de vie:
Jethro Montaudevert, chasseur de prime Left_bar_bleue750/750Jethro Montaudevert, chasseur de prime Empty_bar_bleue  (750/750)

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Jethro Montaudevert, chasseur de prime Empty Re: Jethro Montaudevert, chasseur de prime

Message par Kobby le Mar 12 Jan - 13:31

Jethro, à la base tu es sensé garder tes techniques de combat secrètes, ne te lance pas dans des descriptions que l'on pourrait utiliser contre toi ^^
Kobby
Kobby
La brindille
La brindille

Localisation RP : South Blue, Gemeylrum
Rang/Grade : Sergent-chef

Feuille de personnage
Points de vie:
Jethro Montaudevert, chasseur de prime Left_bar_bleue0/0Jethro Montaudevert, chasseur de prime Empty_bar_bleue  (0/0)

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Jethro Montaudevert, chasseur de prime Empty Re: Jethro Montaudevert, chasseur de prime

Message par Jethro Montaudevert le Mar 12 Jan - 18:31

Vois-tu une seule technique de combat décrite ici ? Wink

De surcroît je te conseil de relire tes propos, pour pouvoir se servir de quelque chose présent dans les description contre moi il faudrait que ton personnage le sache dans le RP, or le fait que tu ai lu mes descriptions ne veut pas dire que ton personnage sait tout ça sur moi, au contraire. Pour reprendre une formule usitée du net "Oh une loutre arc-en-ciel, ton argument est invalide" x)
Jethro Montaudevert
Jethro Montaudevert
Homme-poisson marlin bleu
Homme-poisson marlin bleu

Localisation RP : Loguetown
Rang/Grade : Ally of Justice

Feuille de personnage
Points de vie:
Jethro Montaudevert, chasseur de prime Left_bar_bleue750/750Jethro Montaudevert, chasseur de prime Empty_bar_bleue  (750/750)

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Jethro Montaudevert, chasseur de prime Empty Re: Jethro Montaudevert, chasseur de prime

Message par Licinius Ysen le Mar 12 Jan - 18:36

Pa vraiment, il est possible qu'un perso profite "par hasard" des points faibles du tien parce qu'un joueur mal intentionné en avait connaissance. Je ne vise personne, mais à la place de chasser les loutres arc-en-ciel, commence par regarder la réalité en face. Le savoir, c'est le pouvoir.

L'intention de Bernitiel n'était nullement de montrer que son pseudo est bleu ou qu'il est meilleur que toi, mais le fonctionnement du forum permet aux joueurs de garder certaines choses secrètes, en particulier en ce qui concerne les techniques, du coup profites-en, c'est juste un conseil Wink
Licinius Ysen
Licinius Ysen
Shirookami
Shirookami

Localisation RP : South Blue
Rang/Grade : Colonel
Supérieur : Amiral Tsuru

Feuille de personnage
Points de vie:
Jethro Montaudevert, chasseur de prime Left_bar_bleue600/600Jethro Montaudevert, chasseur de prime Empty_bar_bleue  (600/600)

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Jethro Montaudevert, chasseur de prime Empty Re: Jethro Montaudevert, chasseur de prime

Message par Kobby le Mar 12 Jan - 18:40

Comme a dit Brask, je pourrai essayer de te couper avec mon épée en disant : "Tiens c'est super efficace". Je peux faire en sorte que le hasard me mène à ton point faible. Si je le justifie bien dans un combat, le mj validera et tu pourras pas protester en disant que j'ai dû lire ta fiche, ce qui est impossible dans ce forum.
Kobby
Kobby
La brindille
La brindille

Localisation RP : South Blue, Gemeylrum
Rang/Grade : Sergent-chef

Feuille de personnage
Points de vie:
Jethro Montaudevert, chasseur de prime Left_bar_bleue0/0Jethro Montaudevert, chasseur de prime Empty_bar_bleue  (0/0)

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Jethro Montaudevert, chasseur de prime Empty Re: Jethro Montaudevert, chasseur de prime

Message par Jethro Montaudevert le Mar 12 Jan - 18:58

C'est sympa de vouloir m'aider messieurs, mais j'étais parfaitement conscient de ça quand j'ai posté ces descriptions.

Je vais vous exposer mon idée d'un personnage de roleplay(valable pour n'importe quel forum) histoire qu'il n'y est plus de malentendu.

Pour moi un personnage se doit d'avoir des défauts et des faiblesses, les gros bills parfait jusqu'à l'ongle près (et là je pense que vous serez d'accord avec moi), on s'en fiche autant que les cacas papillons des poneys. Là où ce situe le quiproquo que nous sommes entrain de démeler, c'est je pense, dans le fait que pour moi, un personnage qui a des défauts/faiblesses d'ordre psychologiques en a aussi au niveau physique, sinon il se trimballerait en collants bleus avec son slip rouge par dessus (le S sur le babygros XXL est en option x3 ).
D'où la faiblesse physique de mon personnage, après que quelqu'un veuille s'en servir à son avantage en amenant le truc dans le RP, c'est pas un problème, mais il vaudrait qu'il sache bien écrire et qu'il soit costaud, je suis pas du genre pucelle effarouchée quand il s'agit de roleplay de combat. Wink

Sachez que je vous remercie de vous inquiéter pour ma personne, mais c'est pas forcément utile sur ce point, néanmoins, je serais ravi d'avoir votre avis sur le reste si le coeur vous en dit. A la revoyure. ^^
Jethro Montaudevert
Jethro Montaudevert
Homme-poisson marlin bleu
Homme-poisson marlin bleu

Localisation RP : Loguetown
Rang/Grade : Ally of Justice

Feuille de personnage
Points de vie:
Jethro Montaudevert, chasseur de prime Left_bar_bleue750/750Jethro Montaudevert, chasseur de prime Empty_bar_bleue  (750/750)

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Jethro Montaudevert, chasseur de prime Empty Re: Jethro Montaudevert, chasseur de prime

Message par Licinius Ysen le Mar 12 Jan - 19:02

je tiens à préciser que je n'ai pas lu ta fiche, j'ai juste soutenu les propos de Bernitiel car tu ne semblais pas les prendre au sérieux, maintenant, libre à toi d'agir selon ta guise.
Licinius Ysen
Licinius Ysen
Shirookami
Shirookami

Localisation RP : South Blue
Rang/Grade : Colonel
Supérieur : Amiral Tsuru

Feuille de personnage
Points de vie:
Jethro Montaudevert, chasseur de prime Left_bar_bleue600/600Jethro Montaudevert, chasseur de prime Empty_bar_bleue  (600/600)

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Jethro Montaudevert, chasseur de prime Empty Re: Jethro Montaudevert, chasseur de prime

Message par Serviteur du Jeu de mains le Mar 12 Jan - 21:18

Hoho, les esprits s'échauffent !
Messieurs, je vous prierai de vous calmer un peu. Ne me forcez pas à flinguer à tour de bras : j'adore ça mais après ça m'donne des remords ^^

Jethro, étant donné que ta fiche n'est pas très vieille, je te demanderai de patienter encore un moment que nous nous occupions des joueurs inscrits plus tôt. Merci d'avance ^^

Revenir en haut Aller en bas

Jethro Montaudevert, chasseur de prime Empty Re: Jethro Montaudevert, chasseur de prime

Message par Jethro Montaudevert le Mar 12 Jan - 22:39

Je suis pas pressé t'en fais pas, qui plus est la Main, on s'est expliqué et plus de problème Wink
Jethro Montaudevert
Jethro Montaudevert
Homme-poisson marlin bleu
Homme-poisson marlin bleu

Localisation RP : Loguetown
Rang/Grade : Ally of Justice

Feuille de personnage
Points de vie:
Jethro Montaudevert, chasseur de prime Left_bar_bleue750/750Jethro Montaudevert, chasseur de prime Empty_bar_bleue  (750/750)

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Jethro Montaudevert, chasseur de prime Empty Re: Jethro Montaudevert, chasseur de prime

Message par Maître du Jeu au Trésor le Jeu 14 Jan - 21:27

Et beyh ^^

Bienvenue à toi homme-poisson ! Poisson quoi d'ailleurs ? Tu n'as pas assez insisté '^^

Pour ta présentation, vu le nombre que j'en ai lu aujourd'hui j'ai eu un peu de mal, alors il est possible que plus tard je revienne sur certains points qui m'avaient échappés (une fois ton post rp terminé).

Le kempô me parait gros comme technique, il va falloir limiter ou développer un peu plus, mais ça viendra dans la fiche technique.

Tu peux commencer ton rp, l'idée de la présentation schyzophrène est très originale et agréable à lire ^^ mais il reste énormément de fautes d'orthographe qui ont tendance à gâcher tout le travail fait.


Jethro Montaudevert, chasseur de prime Sign2copy

Spoiler:
Jethro Montaudevert, chasseur de prime Pavillon
Maître du Jeu au Trésor
Maître du Jeu au Trésor
Maître des Berrys
Maître des Berrys

Localisation RP : Partout et nulle part
Rang/Grade : Banquier
Supérieur : La surface

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Jethro Montaudevert, chasseur de prime Empty Re: Jethro Montaudevert, chasseur de prime

Message par Jethro Montaudevert le Ven 15 Jan - 0:55

Marlin Bleu le poisson, moi qui croyait avoir bien insisté dessus. 'fin bon.
J'ai corrigé toutes les fautes que j'ai pu trouver.

Pour le kempô je suis parfaitement conscient de la puissance potentielle que ça représente, les techniques associées à l'école des "Dix lances transperçant les océans" seront bien développées dans la fiche technique ne t'en fais pas. ^^

_____________________________________


Justice, ce principe philosophique reposait sur le respect des lois et de l’équité des êtres, jamais je ne l’avais vu appliquée tel que défini. Sur terre comme dans les océans la justice appartenait au plus fort, le nombre ne changeait pas réellement la donne si vous étiez faible. Sous l’eau comme au dessus, les prédateurs les plus coriaces demeurent au sommet de la pyramide. La loi du plus fort, la loi de la jungle, c’était là la seule véritable justice en ce monde. Justice que je désirais appliquer à travers mon nouveau métier. Chasseur de prime.


Quitter Lyla ne me plaisait pas plus que ça, mais rester à Pok Town ne me mettait pas plus jouasse. Elle m’avait accompagné jusqu’au panneau des primes de la ville, bras dessus bras dessous. Je lui avais pourtant dis, comme à chaque fois que nous allions en ville ensemble, qu’elle risquait d’être la cible de rumeurs diffamatoires, mais, une fois de plus, j’ai cédé à son caprice. Sans doute étais-je trop prudent, trop protecteur à son égard. Après tout si cette ville ce dressait aujourd’hui c’était grâce à moi. Lyla le savait, tous les habitants le savaient, mais eux, contrairement à mon amie, me voyaient probablement comme une bête et non comme un être capable d’éprouver des sentiments envers une autre personne. Malgré ma bonne réputation en ces lieux, tous nous avaient regardés avec des yeux pleins de reproches à mon égard tandis que nous arpentions les rues par cette belle matinée. J’avais soupiré à de nombreuses reprises, lui demandant qu’elle me lâche le bras et, à chaque fois, elle m’avait répondu en souriant, sûr d’elle:

«Mon bras est très bien là où il est Jet’, et puis si jamais ça gêne quelqu’un c’est tant pis pour lui.»

Je ne pouvais rien répondre à son sourire.
Il fallait marcher une trentaine de minutes pour aller de la falaise au bord de laquelle se trouvait la maison de Lyla jusqu’au au centre ville et de là quinze autres minutes étaient nécessaires pour atteindre le panneau se trouvant aux abords de la base de la petite garnison de la marine. La discussion porta sur quel criminel je choisirais de capturer pour ma première prime. De mon côté j’en voulais un pas trop connu avec une prime raisonnable, histoire de voir où je me situais en terme de puissance par rapport aux pirates. La beauté que j’avais vissée au bras, elle par contre, en voulait un renommé, et avec une grosse prime de préférence, car avec la prime je pourrais lui acheter des diamants. Ainsi perdus dans notre conversation nous ne vîmes pas le temps passer et arrivâmes face au panneau où étaient accrochés les avis de recherche.

La plus haute des affiches se trouvait quelques centimètres au dessus de ma tête, elle était au nom de «Monkey D. Luffy». La prime était trop élevée pour moi, heureusement que Lila ne pouvait la voir, sinon elle aurait encore une fois fait une crise et aurait tenté de m’envoyer à la poursuite de ce gars. Tous les autres criminels affichés étaient plus abordables, de «Joe la fiole» à «Earl le dingue» en passant par «Alf» tous étaient à ma portée. J’en avais déjà vaincu des comme eux quand j’étais dans la marine. Bien sûr je n’avais pu en retirer aucun mérite, cette crevure de capitaine se l’était attribué chaque fois que possible, m’envoyant briquer le pont pendant qu’il se pavanait à quai. Alors que je faisais mon possible pour chasser de mes pensées ces souvenirs peu agréables Lyla décrocha un des avis de recherche. Dessus on pouvait lire le nom de «Lilby the Kid» et voir la photo d’un homme au visage enfantin. Je pris l’affiche et examinai de plus près la tête de ce criminel, ses traits prêtaient à confusion mais cela ne faisait aucun doute, il ne s’agissait pas d’un enfant et encore moins d’un de cœur.

«Celui-ci fera l’affaire pour mon coup d’essai, rentrons.»

«Tu penses pouvoir m’acheter un diamant avec cette prime ?»

«Nous verrons bien, mais je te signale que je l’ai pas encore capturé ce bougre.»

«Pour moi c’est tout comme.»

Je soupirai, nous prîmes le chemin de la maison de Lyla, mais cette fois pas un mot ne fut échangé sur la route. Elle semblait étrangement absente, sans doute rêvait-elle de bijoux merveilleux et robes somptueuses. J’en profitai pour me remémorer cette année passée à ses côtés. Tout nos fous rires, nos disputes, nos parties de cartes et nos interminables discussions.
Comment dire à une humaine que vous êtes amoureux d’elle, je vous le demande. Surtout lorsque vous vous apprêtez à la quitter pour écumer Grand Line à la poursuite des pires forbans que la mer eut vu.
Je poussai un long soupir, une folle envie de fumer un cigarillo me pris, Lyla n’appréciait pas cela mais ne m’en empêchait pas pour autant. Je portai ma main à la poche de ma chemise, puis m’arrêtai avant de la remettre dans ma poche. Je ne voulais pas gâcher nos derniers moments ensemble. Nous vîmes bientôt le toit coloré qu’elle affectionnait tant apparaître devant nous. Nous n’avions pas vu le temps passer, le silence avait parfois le même effet que la parole. Je n’avais pas fait attention aux habitants sur le chemin du retour, mais le bras de Lyla était resté ancré au mien.

A peine le seuil passé elle se précipita dans la cuisine le sourire aux lèvres, le jour précédent, mon dernier jour en tant que pêcheur, j’avais ramené un petit monstre marin au village.
Ce n’était pas le premier de ce type que je capturais et, comme à chaque fois que j’en rapportais un, je touchais le gros lot. Bien sûr je mettais un morceau de côté pour Lyla et moi, mais la majorité de la chaire finissait dans les assiettes des villageois. Grâce à ces monstres marins je n’avais pas eu besoin de pêcher en permanence à mon compte et j’avais pu aider les marins humains à dénicher des zones où ils pouvaient exercer leur métier sans se retrouver nez à nez avec un Roi des Mers ou tout autre prédateur des océans capable de couler un bateau d’un simple mouvement de nageoire.
Le repas fut divin, Lyla était bonne cuisinière et, connaissant mes goûts aussi bien que sa salle de bain, elle avait adapté les mets en fonction de mes péchés mignons. Nous dégustâmes ce festin sans vraiment s’adresser la parole. Seuls des demandes concernant l’eau, le sel, le pain ou le poivre fusèrent, comme si tout autre sujet était tabou, comme si tout autre sujet aurait échoué sur mon départ.
Après le repas j’aidais ma belle amie à faire la vaisselle tant bien que mal, je n’étais vraiment pas doué avec une éponge entre les mains, pas plus qu’avec un torchon d’ailleurs. Et ce qui devait arriver arriva, je réduisis une assiette en morceaux. Lorsque je la sentis se briser dans mes mains je poussai un soupir salvateur et explosai de rire. Ses yeux écarquillés m’observèrent avec toute l’incompréhension qu’ils possédaient puis se joignirent à moi à grand renfort d’une voix cristalline. Cet éclat d’hilarité mit une bonne minute à s’estomper. C’était sans doute notre dernier fou rire de la sorte avant un long moment. Le silence qui le suivit ne pesait pas aussi lourd que celui qui s’était installé sur le chemin du retour, plus tôt dans la journée. La vaisselle terminée, nous nous lançâmes dans une partie de cartes, partie qui s’acheva au bout d’une dizaine de minute par une écrasante victoire de la miss. Je ne faisais pas le poids face à elle. Nous nous quittâmes sur un échange de sourire. La proximité physique devenait aussi difficile à supporter que le serait la distance dès mon départ. Je fermai ma porte tout en lui souhaitant bonne nuit. J’ôtai mes vêtements et m’étendis sur l’immense matelas confectionné pour ma personne. Je versai une larme en pensant à Lyla et fermai les yeux.

Spoiler:
La porte grince, je n’ai aucune idée de l’heure qu’il est. Je relève la tête, j’suis encore dans le cirage, j’galère pour ouvrir les yeux et j’ai la langue pâteuse. Une silhouette se dessine dans l’embrasure, la lumière dans le couloir s’éteint et les contours de la personne disparaissent. J’entend des bruits de pas, je reconnais ces bruits de pas. Lyla se jette à mon cou, elle est à moitié nue, instinctivement je referme mes bras autour d’elle. Je sens ses larmes perler contre mes joues, sa poitrine aller et venir contre mon torse au rythme saccadé de sa respiration et ses cheveux sous mes doigts. Je ne comprend quedal, le brouillard s'est pas encore dissipé, mes yeux sont grands ouverts, je pleure moi aussi. Elle desserre son étreinte, je desserre la mienne, elle renifle et sèche ses larmes puis les miennes. Elle me dit qu’elle ne veut pas que je parte, je lui réponds que ma décision est prise, qu’il faut que je parte et que ça sera mieux pour tout les deux.
Lyla me dit qu’elle m’aime.

Lyla me dit qu’elle m’aime.

Elle me dit qu’elle m’aime…
Je redescend sur terre. Je me remet à chialer. Je veux lui dire que je l’aime mais les mots restent au fond de ma gorge. J’ouvre la bouche mais rien ne sort. Mes pleurs redoublent. Je ferme les yeux. Je la sens se pencher vers moi. Elle pose sa main sur ma joue. Je rouvre les yeux et la vois fermer les siens. Ses lèvres viennent se poser sur les miennes. J’installe ma main dans son cou, elle met un terme à ce moment de paradis. J’ouvre la bouche.

«Je… Je… Je t’ai… JE T’AIME LYLA STEVENS!!!»

Un silence s'en suit, je l’ai dit, je le lui ai dit. Elle me regarde, elle sourit et avance une nouvelle fois sa tête vers la mienne. Nos lèvres s’entrechoquent avec légèreté, le goût salé de nos larmes se mêle à celui de ses lèvres. Je pose ma main libre au niveau de ses reins, elle pose la sienne derrière dans ma nuque. J’ai les yeux fermés, je ne sens plus que ses lèvres, la courbe de ses hanches, sa peau et ses cheveux semblables à de la soie. Nous nous embrassons encore pendant de longues minutes. Lorsque nos lèvres se séparent elle plonge sa tête dans mon cou.

«Jet’, pourquoi tu pars? Pourquoi tu me laisse?»

Je reste coi, je ne sais pas quoi lui répondre. Bordel mais parle crétin, dis lui que tu reviendras, que tu pars pour pas qu’un autre village soit dévasté comme le sien. Parle !

«Je.. J’en sais foutrement rien. Mais je dois le faire, je le sens.»

A peine mes mots ont-ils fini de retentir dans la nuit qu’elle commence à défaire les boutons de sa chemise. Je plane encore trop pour comprendre immédiatement où elle veut en venir. Lorsque je comprend enfin, elle l’envoie voler à travers la pièce et se jette sur mes lèvres. Je luis rend son baiser avec fougue, je sens sa langue jouer avec mon piercing. Ses mains glissent le long de mon torse tandis que je bascule vers l’arrière. Une de mes mains reste dans ses cheveux, l’autre descend le long de sa colonne vertébrale et dépasse ses reins. Bordel je crois que je suis au paradis. Elle me mord la lèvre inférieur puis se cambre. Sa voix m’enivre, je la ramène vers moi, je veux sa bouche, je veux l’embrasser. A nouveau elle se met à jouer avec le bijou qui traverse ma langue, elle le fait tourner, le fait monter et descendre, elle prend ses aises avec lui. Désormais il sera sien, je sais que c’est ce qu’elle pense à ce moment précis.
Nous tournons et virons sur l’immense matelas. Nous respirons au même rythme, nos lèvres et nos langues ne se quittent plus. Dehors la lune et les étoiles défilent, les heures passent et nous sommes toujours agrippés l’un à l’autre. A chaque fois que nos bouches se séparent l’un de nous murmure à l’autre un

«Je t’aime»

dans le creux de l’oreille.
Ses mains sur mes épaules elle penche la tête, ses yeux sont fermés et sa bouche ouverte.
Je suis au paradis, nous sommes au delà.
Je l’embrasse encore une fois. La fatigue nous gagne sans que nous nous en apercevions, et elle fini par s’endormir. Je suis encore éveillé mais je sais que ne vais pas tarder à sombrer. Lila a posé sa tête sur mon torse, comme si elle cherchait à entendre mon cœur battre. Elle se blottit contre moi et je l’enserre de mes bras. A cet instant je n’ai plus envie de partir. Je ne veux que rester auprès d’elle. Je ferme les yeux.
Lila.

Je me réveillai totalement engourdi, un coup d’œil à travers la vitre m’apprit qu’il n’était pas loin de midi. Je me levai et attrapai des vêtements. Je regardai avec tendresse mon lit. Je quittai la chambre sans faire de bruit. La maison était aussi silencieuse qu’un cimetière. Sur la table de la cuisine je trouvai un de gâteau à la carotte, mon dessert préféré, et une lettre. Elle avait du les poser là hier soir. J’avalai le gâteau et ouvris la lettre.

«Ne m’oublie pas. Reviens moi.
_______________________________________________________Lyla
»

Je retins un sanglot et pliai le morceau de papier. En quelque pas je rejoignis la chambre. Par miracle la porte ne grinça pas. Lyla dormait encore. Elle était tournée vers le mur. Je m’approchai d’elle et déposai un baiser furtif sur sa joue. Je fermai les yeux pour ne pas voir des larmes perler sur son visage. Elle feignait le sommeil pour ne pas avoir à me dire au revoir. Je ne lui en voulais pas. Cela aurait été aussi difficile pour moi que pour elle. Je quittai la pièce avec les larmes aux yeux. J’attrapai mon sac prêt depuis la veille et sortis de la maison. J’avançai vers la falaise, en bas se trouvait la mer. Je reculai de quelques pas pour prendre mon élan lorsque Lyla déboula de la maison. Sans attendre je m’élançai vers le précipice, poussant de toutes mes forces sur mes jambes, je jetai un dernier regard vers celle que j’aimais. Elle courut elle aussi mais s’arrêta vite. Je la fixai et m’arrêtai à mon tour au bord de la falaise. Elle pleurait à chaude larme. Plusieurs mètres nous séparaient. Elle serra ses poings.

«JE T’AIME!!!»

Je basculai en arrière, fendant l’air comme l’aurais fait une bouteille jetée à la mer.
Je pouvais voir l’horizon.

Lyla.

L’eau fouetta mon visage et me fit revenir à la réalité. Je tentais de me concentrer sur mon objectif tout en nageant…

«Lilby the Kid, Lilby the Kid. Lilby the Kid. Lyla.»

…mais c’était impossible, plus je m’éloignais de l’île plus l’image de Lyla se fixait dans mon esprit. J’accélérai, la vitesse à laquelle je battais des jambes dépassait de loin celle à laquelle je m’étais habitué lors des sorties de pêche, j’atteignis mon maximum. Autour de moi poissons comme prédateurs défilaient, déformés, déphasés, déconstruits, et je ne voyais que Lyla. Mes larmes ne pouvaient couler ici.


*

Je ne savais pas combien de temps j’avais nagé, durant combien d’heures j’avais battu frénétiquement des pieds. Mes jambes fonctionnaient mécaniquement. Je m’étais calmé. Certes je pensais encore à Lyla mais ma cible prenait peu à peu de l’importance. J’arrivais en vu d’une île, je le savais car les courants marins changeaient, le courant profond divergeait devant moi. Je m’arrêtai et me retournai. A quelle distance pouvais-je me trouver d’elle? Cette question s’imposa dans mon esprit en jouant des coudes avec mes interrogations concernant le Kid, mais là encore, je n’en avais aucune idée. J’attrapai mon sac, il contenait peu d’affaires, deux chemises de rechange, une bourse étanche où se trouvaient des berrys ainsi que mes cigarillos et des allumettes, deux bandanas oranges et une coquille. Je pêcherai lorsque la faim se ferait sentir. Je sortis la coquille du sac, elle était minuscule par rapport à ma paume. Je lui assénai une légère pichenette et elle se mit à remuer, deux antennes puis une paire de pinces et enfin des pattes en sortir. Mon bernardlermitophone, version amphibie de l’escargophone, s’étira mollement, ça faisait longtemps que je ne l’avais pas utilisé. Une autre pichenette lui fit comprendre que ce n’était pas l’heure de flemmarder. Je contactai un informateur, mais mes ‘allô’ ne semblaient pas trouver d'interlocuteur. Une fois de plus je laissai mon esprit vagabonder, et une fois de plus il s’en alla rôder autour d’elle. Appeler Lyla n’aurait eu aucun sens, nous serions restés sans voix à écouter bêtement l’autre respirer et sangloter. Je ne voulais pas la faire souffrir. Je la joindrais quand je serais en capacité de lui parler.
La voix du gars me ramena brutalement à la réalité, il gueulait comme un porc qu’on éventrait.

«SALAUD ! T’AS VU L’HEURE ! QU’EST-CE TU M’VEUX EN PLEIN MILIEU DE LA NUIT!?»

Je n’étais vraiment pas d’humeur à me faire engueuler dessus et encore moins insulter.

«Calme toi, c’est Jethro. Je cherche un gars du nom de Lilby the Kid.»

Je connaissais cette balance depuis quatre ans, il rencardait régulièrement la marine et l’on m’avait envoyé plusieurs fois le sauver d’une mort certaine. Ce n’était pas le genre d’homme classe et bien élevé, lui était plutôt du style crade et imbuvable.

«Ah c’est toi l’poiscaille, bordel, mais t’es dingue, faut que je dorme moi, y a du stress dans mon métier crédiou. Bon, Lilby the Kid qu’tu m’dis. Donne moi une minute. Bordel où j’ai foutu cette paperasse.»

Son vocabulaire était plus développé que la moyenne des forbans, je le savais capable de tenir toute une conversation sans jamais utiliser deux fois le même juron. De plus il était capable de boire plus que tout autre humain que j’avais rencontré jusqu’à maintenant. Un véritable tonneau sur pattes.

«Ah ! L’voilà l’aut’ bougre. Alors alors, Lilby the Kid, meurtres, extorsion de fond, p’tites séances de tortures, enlèvements, sabordages, viols et trafique d’animaux exotiques. Nous a fait la total ce connard, le grand chelem des saloperies. Mais pourquoi t’veux des infos sur c’te fiotte? T’as pas accès à ces infos à la marine?»

«J’ai quitté la marine y a un an vieux déchet, je suis chasseur de prime maintenant. Tu sais où est-ce que je peux le trouver?»

«T’sais qu’ta voix est bizarre, t’es où là?»

«Sous l’eau. Accouche, où est ce criminel?»

«Oh oh, un chasseur, nous voilà bien.»

«Dork?»

«Ouai ouai, c’est bon. Ces derniers temps il paraît qu’il traîne du côté des Ranchs Islands. Fait gaffe, sont extrêmes dans ses îles, j’y suis allé une fois, je m’étais tapé la fille de…»

Je fis rentrer le bernardlermitophone dans sa coquille et le remis dans mon sac. Les Ranchs Islands, je n’avais aucune idée d’où cela se trouvait. Sans doute obtiendrais-je des informations concernant la direction à suivre sur l’île qui se trouvait derrière moi. Mon sac retrouva sa place, ancré à mes épaules. Je jetai en dernier regard en direction de l’horizon sous-marine. La nuit couvrait les océans comme elle embrassait les terres, l’horizon s’était rapproché et je ne pouvais espérer apercevoir quoi que ce soit.
Je me retournai et repris ma nage. Je dormirai après avoir acquis les informations que je désirais.


*

Le morceau de terre sur lequel j’arrivais était plus petit que Pok Island, ce qui ne l’empêchait pas d’être doté tout comme l’île de Lyla d’une base de la marine. J’avais beau faire tout les efforts du monde je n’arrivais pas à me la sortir de la tête. Je l’imaginais recroquevillée dans son lit, endormie dans la tristesse tout comme je nageais éveillé dans celle-ci.
J’arpentais les ruelles du port à la recherche d’un bar, j’aurais pu m’adresser directement à la garnison de la mouette bleue, mais je ne voulais rien avoir à faire avec eux si ce n'était récupérer mes futurs primes. Je finis par trouver un troquet à l’apparence aussi moisie qu’un chêne mort. J’entrai et encaissai de plein fouet une droite des effluves d’alcools suivie d'un uppercut des fumées d'herbes et de tabac. Tout les yeux se tournèrent vers moi, j’attrapai mes cigarillos et m’en allumai un. Si Lyla me voyait elle se serait probablement mise à bouder et moi j’aurais sans aucun doute jeté mon cigarillo à la poubelle après l’avoir éteint. Je traversai la salle dans un silence morbide, un prévenu se rendant à l’échafaud n’aurait pas été moins observé. Je me posai sur un tabouret en métal, un regard à droite puis un à gauche et les gars se trouvant à côté de moi reculèrent, visiblement effrayé par ma personne. Je commandai un alcool local au barman en posant quelques berrys sur le comptoir. Petit à petit les discussions reprirent, la majorité devait me concerner, mais je n’en avais que faire, je n’étais pas d’humeur. J’observai mon reflet dans le liquide verdâtre que le patron m’amena, même ma beauté ne me plaisait pas autant que d’habitude ce soir. Sans Lyla à mes côtés j’avais presque du mal à me trouver séduisant. Je relevai la tête en descendant mon verre cul sec sous les yeux ébahit de l’assistance. Le gars derrière le bar ne semblait pas en revenir. Il me montra la bouteille. Soixante cinq, je m’étais descendu un verre complet de la boisson qui paraissait être la plus alcoolisée du coin. Je fis signe au patron de se rapprocher. Je me penchais en avant, lui plaçai quelques berrys dans la main en lui demandant comment me rendre aux Ranchs Islands. Le gars me dit qu’il n’avait jamais bougé de cette île, mais il m’indiqua du menton un bonhomme qui devrait peut-être pouvoir me renseigner. Je me levai et lui tapotai l’épaule et guise de remerciement.
Toute l’assemblée me scruta de nouveau tandis que je me dirigeai vers l’alcôve où se trouvait un gars entrain de siroter tranquillement un cocktail. A sa dégaine il devait s’agir d’un dragueur fini. Le voir faire de l’œil à la serveuse qui allait et venait dans la salle comme aux demoiselles de la table la plus proche confirma mes soupçons. Les gens autour de nous continuaient à discuter comme si de rien n’était, évitant de regarder dans ma direction. Je posai mes fesses sur la banquette usée. Le type se trouvant en face de moi ne parut pas surpris, il commanda un verre de rhum et se pencha en avant, joignant les mains. Il était vêtu d’une chemise à manche longe blanche dont la couleur était passée depuis des lustres, d’un veston noir et d’un pantalon de la même teinte à la ceinture duquel pendait un holster et ce que l'on y rangeait habituellement.

«Que puis-je faire pour toi homme-poisson ?»

«M’indiquer où se trouve les Ranchs Islands.»

«Je peux même t’y emmener si tu veux, mais chaque chose à son prix, je suis dans le genre businessman si tu vois ce que je veux dire.»

«Alors je devrais peut-être t’amener à la garnison pour discuter affaire.»

Je savais me montrer convainquant quand la situation l’exigeait. Il me paraissait évident que le guignol avec qui je parlais trempait dans des activités illégales. La marine, même si je ne l'appréciais pas, était toujours un bon moyen de pression. Il avait déjoint ses mains et seule une demeurait sur la table.

«Si tu le prends comme ça je me verrais dans l’obligation de disposer de toi.»

«Je survivrai à une balle, par contre, je sais pas si toi tu survivras si je te met une mandale.»

Il hésita un instant puis rejoignit ses mains sur la table. J’esquissai un sourire de satisfaction. Il entreprit de négocier.

«Comprends moi, c’est comme ça que je gagne mon pain, si tout les gars que je rencarde et pour qui je fait des courses le prenait comme toi j'aurais du mal à vivre.»

«Tu me lâcheras pas ce que je veux savoir sans contrepartie.»

«J’ai bien peur que non mon ami. Tout travail mérite salaire. J’ai justement un colis assez particulier à aller déposer aux Ranchs Islands.»

«J’ai compris.»

Il fallait parfois ravaler son amour propre au nom de la justice.

«Pas sous l’eau, j’aimerai qu’il arrive en bon état, je n’ai pas envie que l’on mette ma tête à prix à cause de ça.»

«D’accord.»

«Bien dans ce cas, pour se rendre aux Ranchs Islands il faut…»


*

Les Ranchs Islands, un archipel dont les îles, proches les unes des autres, étaient reliées entre elles grâce à des ponts.
Lyla était toujours présente dans mon esprit, à chaque fois que je fermais les yeux je pouvais voir son visage souriant. Je me concentrai sur mon objectif. La chance eut voulu que la personne à qui je devais livrer le paquet n’était autre que ma cible. Lilby the Kid. J’eus à nouveau une pensée pour ma bien aimée, aurait-elle apprécié la vue de ces plaines arides remplies de bovins se bousculant pour dévorer la moindre touffe d’herbe, cette ville et son unique route, ses maisons en bois et les vêtements peu communs de ses habitants?
Je me dirigeai vers le bar, c’est là que le criminel que je recherchais logeait m'avait-on dit. Une énorme pancarte indiquant «Saloon» surplombait l’entrée. Je poussai les étranges battants avec la caisse en bois sous le bras, il y avait quelque chose de vivant là dedans. Une fois de plus tous les regards se tournèrent vers moi, mais cette fois-ci je provoquai en bonus l’arrêt de la musique et un bris de bouteille, lâchée par le barman.

«Une livraison pour Lilby the Kid.»

Un petit humain sauta de sa chaise au fond de la salle et tout le monde reprit ses activités. Le barman plongea sous le bar pour nettoyer sa bévue. L’homme de petite taille traversa la salle et vint à ma rencontre bardé de deux grands gaillards qui n’avaient pas l’air bien intelligents. Je posai la caisse à mes pieds. Je reconnu ma cible, il était entrain de jouer aux cartes avec trois autres hommes tremblants comme des feuilles. Le nain claqua des doigts et l’un des gorilles ramassa la caisse. J’allumai un cigarillo.

«Quand faut y aller, faut y aller»

Je donnai un coup de pied dans le petit homme, l’envoyant s’encastrer dans une porte du premier étage. A nouveau la musique s’arrêta. Je soufflai un nuage de fumée. Les humains étaient prévisibles, plusieurs gars se levèrent sans grande conviction, raclant bruyamment leur chaises sur le sol, Lilby continuait à jouer aux cartes comme si de rien n’était. Sans attendre que les sous-fifres du forban félon ne fondissent sur moi j’étalai successivement les deux gorilles d’une manchette savante. Les petites frappes me faisant face détalèrent et quittèrent le saloon ou se cachèrent usant de tous les moyens imaginables. Plusieurs se jetèrent par les fenêtres, un passa derrière le bar en dessous duquel le barman se terrait et un se cacha derrière des rideaux. Je ne fis guère plus attention à eux, c’était Lilby qui m’intéressait. La caisse s’était brisée et je n’avais pas vu où était parti ce qu’elle contenait. Le bandit se leva enfin, affichant sur son visage d’enfant une expression à mi-chemin entre l’énervement et l’exaspération.

«Tu vas me suivre sans faire d’histoire le Kid.»

«Et ta sœur sale bête, elle va me suivre ?»

«Tu ne me laisses pas le choix dans ce cas.»

Je ne fis pas un pas en avant que le barman sortit de son trou et s’interposa entre Lilby et moi. Le détrousseur à la petite semelle en profita pour sortir du saloon.

«On va régler ça avec un duel à la régulière, amène toi sale monstre.»

Je ne compris pas ce qu’il entendait par là, un duel à la régulière, c’était la première fois que j’entendais un truc pareil. Le frêle barman tentait vainement de me pousser hors de son établissement pendant que je réfléchissais. Le plus gros des trois gars qui jouait aux cartes avec le Kid s’avança vers moi, il tremblait encore. Il me tendit sa ceinture et son revolver. Il tenta ensuite m’expliquer sans bafouiller ce qu’était un duel, il me dit qu’il fallait se tenir l’un face à l’autre à bonne distance et que c’était à celui qui dégainait et tirait le plus vite. Je pris la ceinture et l’attachai à ma taille. Je posai mon sac à terre.

«Bon alors tu viens l’poisson-poule mouillée j’ai pas que ça à faire moi.»

Je poussai les battants du saloon et descendis dans l’allée. Un léger vent chaud soufflait à travers les bâtisses, je me positionnai face au Kid. Une herbe séchée et roulée en boule passa entre nous, soufflée par le vent. Je le regardai droit dans les yeux, il bougeait les doigts. Je tirai sur mon cigarillo afin de le finir puis le crachai la fin à terre. Sa main se rapprocha de la crosse de son arme. La tension était à son comble. Nous étions les seuls dehors. Tous les habitants étaient à leurs fenêtres. Des têtes dépassées du moindre espace libre au saloon. Tous nous observaient comme nous nous observions, appréhendant le moment où l’un de nous dégainerait.


-_•°•_-

La sueur perle sur mon front. Je cligne des yeux. Le vent souffle à travers les bâtiments de la ville. Je scrute encore le Kid. Il ne dégaine pas, il se contente de bouger ses doigts près de la crosse de son revolver. Je l’imite. Le soleil tape sur ma tête comme le souvenir de Lyla sur mon cœur.
On murmure quelque chose dans le public. Je n’entends pas ce qu’ils disent, je reste concentré sur Lilby. Le sirocco me fouette le visage et agresse mes lèvres, j’ai l’impression de sentir sa bouche plonger dans la mienne, que nos langues s’entrechoquent, mais je délire. La chaleur doit me faire perdre la raison. Sans sourciller je rapproche lentement ma main de mon arme.
Le goût du cigarillo s’estompe au fur et à mesure que je respire, il disparaît un peu plus au vent à chaque fois que j’expire. Je vois ses cheveux flotter sous la brise. Je remue les doigts, j’ai l’impression de les caresser.
Ce vent de merde me donne l’impression qu’on m’arrache lentement le cœur sous les yeux larmoyants de ma bien aimée. J’ai l’impression que je vais y rester. Que tout va s’arrêter avant même que l’un de nous dégaine.
En face le Kid n’a pas l’air d’en mener large non plus. Sans doute craint-il de m’affronter, sans doute craint-il que je sois plus vif que lui. Il a raison de me craindre. Je suis la justice venu spécialement pour lui.
A nouveau une espèce d’herbe asséchée traverse la ligne qui nous unie.
Un chat miaule.
J’ai l’impression que le temps ralentit. Je porte la main à mon arme, le Kid fait de même. Je la retire du holster avant lui. Je lis la peur dans ses yeux. J’entends un «oooooh» s’élever des tribunes improvisées. Il retire enfin son revolver de son étui tandis que je termine mon geste. La surprise se mêle à l’effroi dans ses pupilles.
Je lâche la crosse de mon arme. J’ai envoyé mon pistolet sur lui avec autant de force que possible. Je suis incapable de me servir de la moindre arme à feu.
Le temps reprend son cours. Mon projectile le touche au ventre, son chapeau vole, lui aussi.
Le vent emporte son chapeau avec lui. Je me sens mieux. Je pense à Lyla.


-_•°•_-

Des applaudissements se mirent à fuser des deux côtés de la route. Le barman sortit en courant du saloon. Il pleurait à chaude larme, comme tout les villageois. Il me remercia d’avoir étalé cet homme qui les terrorisait avec ses trois compères et qui obligeait tout le monde à lui obéir en ville. Voir le Kid se faire battre avait galvanisé les hommes de la ville. Ils s’étaient emparés de cordes et avaient ficelé les sous-fifres de Lilby. Avant que je n’ai pu faire quoi que ce soit ils avaient également attaché ma cible. Je me précipitai afin de le récupérer. A voir comment il était ligoté je n’aurais aucun mal à le transporter jusqu’à la base de la marine la plus proche. Je le soulevai de terre et le calai sur mon épaule, tenant bien la corde. Les hommes me lancèrent un regard désapprobateur.

«Je l’ai battu, je l’emmène avec moi. Ne vous en faites pas, il croupira en prison pour le reste de ses jours.»

Sur ces mots je me rendis au Saloon, ramassai mon sac et quittai la ville au plus. Les villageois ne me lâchèrent pas du regard. Leurs yeux étaient partagés entre déception, de ne pouvoir s’occuper de ce gredin eux mêmes, et soulagement, d’en être débarrassé pour de bon. Il me fallut marcher une bonne quinzaine de minutes pour atteindre la mer. Le Kid était toujours dans les vapes.
Je me jetai à l’eau. Il se réveilla. Il hurla qu’il avait mal, qu’il voulait un médecin, un avocat et je ne sais quoi d’autre. Je ne prêtai pas attention à ses plaintes et nager vers l’île où l’on m’avait confié la livraison. Vers la base de la marine où j’obtiendrais ma prime.
Soudain je sentis mon sac remuer. Je m’arrêtai, envoyer ma main libre dans mon dos et l’ouvris pour voir de quoi il s’agissait. Un étrange animal en jaillit.

«MA LOUTRE ARC-EN-CIEL BORDEL !!!! LIBÈRE MOI SALE POISSON !!!! J’AI PAYÉ UNE FORTUNE POUR CETTE LOUTRE AMPHIBIE!!!!»

Je l’assommai aussi sec. J’en avais marre de ses geigneries. Je refermai mon sac et repris ma nage. Je ne pouvais nager à pleine vitesse à cause de mon fardeau et j’avais l’impression d’être suivi. Je me retournai pour voir la loutre nager vers moi. Je la rejoignis et elle se jeta sur mon visage affectueusement. Visiblement elle désirait faire un bout de chemin avec moi. Elle rentra dans mon sac et se roula en boule. Je refermai mon sac en la caressant et me remis à battre des pieds.

Lyla, quand je rentrerais je t’offrirais bien plus que des diamants.


Lyla.


Dernière édition par Jethro Montaudevert le Mar 19 Jan - 23:59, édité 4 fois
Jethro Montaudevert
Jethro Montaudevert
Homme-poisson marlin bleu
Homme-poisson marlin bleu

Localisation RP : Loguetown
Rang/Grade : Ally of Justice

Feuille de personnage
Points de vie:
Jethro Montaudevert, chasseur de prime Left_bar_bleue750/750Jethro Montaudevert, chasseur de prime Empty_bar_bleue  (750/750)

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Jethro Montaudevert, chasseur de prime Empty Re: Jethro Montaudevert, chasseur de prime

Message par Jethro Montaudevert le Dim 17 Jan - 0:57

Post RP terminé.


Petit jeu pour passer le temps.

Cadeau (kit avatar+signature fait par mes soins) aux 5 premières personnes qui me dégottent toutes les références que j'ai calé dans mon post RP Mr Red

Règles:
Il y en a 5 +1.
C'est les 5 que je vous demande. Pour 3 références vous avez un indice.

Si vous trouvez le +1, et bien vous avez aussi droit à un cadeau parce qu'il faut vraiment y penser.

(Pas deux cadeaux si les 5 et le +1 trouvés)

Envoyez moi vos réponses par Mp Wink

Le jeu se termine dès que je suis validé. J'afficherai alors les réponses =)

Liste des vainqueurs:

- Tom (=> Elisabeth Bathory)
- Olaf (=> Marco)
Jethro Montaudevert
Jethro Montaudevert
Homme-poisson marlin bleu
Homme-poisson marlin bleu

Localisation RP : Loguetown
Rang/Grade : Ally of Justice

Feuille de personnage
Points de vie:
Jethro Montaudevert, chasseur de prime Left_bar_bleue750/750Jethro Montaudevert, chasseur de prime Empty_bar_bleue  (750/750)

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Jethro Montaudevert, chasseur de prime Empty Re: Jethro Montaudevert, chasseur de prime

Message par Maître du Jeu au Trésor le Ven 22 Jan - 0:00

Recoucou !

De fait, j'avais mal lu certain passages et tu en as revu d'autres.

Dans l'ordre relevé :

Il vécuT une véritable renaissance après sa démission

Cette caractéristique semble être un trait commun à touS les hommes-poissons.

Niveau style, je n'ai rien à redire, niveau orthographe je n'ai vu que cela dans la somme de tes descriptions + histoire ^^


C'est donc un Jethro flegmatique, sarcastique et décalé qui s'en va lutter contre l'infamie afin de créer un monde plus paisible où les peuples vivraient en paix. Et oui, ce grand gaillard est un utopiste
.

Mon hâle bleu argenté me distingue des autres hommes-poissons me conférant une prestance dont tous ne disposent pas.

Beaucoup d'humour ^^ c'est très agréable de voir cela dans cet univers de One Piece, au moins un perso qui ne se prends pas au sérieux, félicitations !

Tu as, également, pas mal de vocabulaire que tu utilises jusdicieusement et sans abus. Laisse moi te féliciter d'une chose, ce que j'ai vu dans ta fiche : pas d'erreur conditionnel et futur ! Sincèrment merci ! Je pensais que l'humanité francophone avait laissé à l'abandon la subtilité dont elle disposait mais heureusement tu m'as rassuré.


L'idée du rêve est amusante et complète bien tout ton post, tu pourrais continuer en rp si tu le souhaitais.

Mis à part cela, tu as une écriture très complète, touchante et émouvante, on l'aime ton perso rien qu'à te lire, c'est réellement très très agréable.

Dans ton rp, un truc bizarre ou que j'ai mal compris, tu pars de ton île en nageant et tu as une valise avec des vêtements ? C'est imperméable ? Il est grand pour contenir une loutre ? Que tu peux avoir avec toi animal de compagnie soit dit en passant ^^

Bernardlermitophone, version amphibie de l’escargophone

J'adore, tu m'as conquis en une phrase xD (avis totalement personnel qui n'interviendra évidemment pas dans la décision finale)


Donc voila, au niveau de tes textes : original, san sfaute, simple, complet, bien ficelé, cohérent, etc. c'est super !

Pour tes techniques à présent :

En effet une couche de sable spécial se trouve au dos de chacun d'eux, si bien que, lorsque je contracte mes puissants muscles et forme un poing, le sable se condense, atteignant une solidité proche de celle de mon divin appendice nasale.

Ca me parait gros '^^ et surtout impossible, le sable ne peut se condenser si tu sers les poings et que, de là, tu tires sur le tissu du gand, ça devrait être l'inverse physiquement parlant je pense.

Pour ton kempo, je veux bien admettre qu'il y ait une technique propres aux hommes poisson qui soit puissante, le manga n'en cite rien du tout mais nous ouvrons toutes les portes au rp. Aussi, je te propose, comme je l'ai dis à Danpachi un jour par mp, de devenir une sorte de créateur de cette technique au cours d'un rp (qui sera conséquent quand même vu la puissance que ca te demandra). En gros tu as été élève et as acquis une bonne base déjà mais tu restera aux bases dans ta fiche technique ^^ (tu pourras développer dedans mais tu l'acquierras en rp) surtout que tu as 16ans de pratique dont 6 à la marine ou tu n'as eu aucun guide et que tu as peu insisté sur l'importance que cela avait pour ton perso (même dans ton rp).

Conclusion :

Tu mérites amplement un bon niveau 6 tant pour l'émotion que pour la cohérence que pour la qualité d'écriture. J'hésite avec le 7 mais cette histoire de kempô est encore trop peu développée pour t'y donner l'accès, ce qui veut dire que lvl te tendras les bras dès tes 1e rp avec ta fiche technique validée ^^ félicitation et merci pour cet agréable moment.


Jethro Montaudevert, chasseur de prime Sign2copy

Spoiler:
Jethro Montaudevert, chasseur de prime Pavillon
Maître du Jeu au Trésor
Maître du Jeu au Trésor
Maître des Berrys
Maître des Berrys

Localisation RP : Partout et nulle part
Rang/Grade : Banquier
Supérieur : La surface

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Jethro Montaudevert, chasseur de prime Empty Re: Jethro Montaudevert, chasseur de prime

Message par Jethro Montaudevert le Ven 22 Jan - 3:00

Bonsoir, en effet j'ai modifié quelques petites choses pour que le personnages soit plus agréable à jouer (c'est fou les effets qu'une loutre et l'incapacité de se servir d'une quelconque forme de technologie peuvent avoir).
Merci pour les compliments. .o/


Pour les fautes, je ne pensais pas en avoir laisser, je serais plus vigilant pour la suite x)

Le sac, et bien c'est un sac à dos tout ce qu'il y a de plus simple, mais fabriqué pour un gars de deux mètres cinquante ( xD ), donc susceptible de pouvoir contenir une loutre arc-en-ciel amphibie (je sais, c'est totalement loufoque mais je justifierai par "Chopper" Mr Red ). Je ne l'ai pas trop décris c'est vrai mais non il n'est pas imperméable malgré les vêtements de rechanges, juste la bourse contenant quelques berrys, cigarillos et allumettes l'est.

Concernant la fiche technique maintenant, les gants me paraissaient une bonne idée sur le moment, mais c'est vrai qu'au niveau réalisme ça patauge sévère là. Pour le kempô pas de problème, je me ferais un plaisir (une fois validé) de te proposer une fiche évolutive répondant à tes critères (seules la/les base(s) à disposition au début, évolution par le RP, etc).


Content encore une fois que mon post t'ait plu et vive les loutres .o/
Jethro Montaudevert
Jethro Montaudevert
Homme-poisson marlin bleu
Homme-poisson marlin bleu

Localisation RP : Loguetown
Rang/Grade : Ally of Justice

Feuille de personnage
Points de vie:
Jethro Montaudevert, chasseur de prime Left_bar_bleue750/750Jethro Montaudevert, chasseur de prime Empty_bar_bleue  (750/750)

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Jethro Montaudevert, chasseur de prime Empty Re: Jethro Montaudevert, chasseur de prime

Message par Spatha Grimmer le Sam 23 Jan - 1:45