C'est pas l'homme qui prend la mer, c'est la mer qui prend l'homme.

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Message par Grisom Resyl le Mer 13 Jan - 17:56

Il avait fallut pas mal de temps à Grisom pour rejoindre la maison du père Soli située de l’autre coté de la baie, ce n’était pourtant pas trop loin mais il avait du faire quelques pauses. La première lorsque, à bout de souffle, il s’était reposé pendant quelques minutes sur un rocher tout en surveillant le chemin du coin de l’œil, afin de ne pas se faire surprendre à nouveau si la correction qu’il avait donnée au loup ne lui avait pas suffi. Il avait ensuite repris son chemin d’un bon pas, avançant gaiement dans la pâle lueur de l’aube en chantonnant un vieil air que Soli entonnait souvent quand il regardait la mer.

Le vieil homme était comme un grand-père pour lui, il était calme, attentif, il semblait connaître un nombre inimaginable de récits qui étaient soi-disant tous véridiques et plus important que tout, il savait écouter. Car si Grisom avait de nombreuses connaissances il ne les voyait que rarement, quand il descendait à la taverne lors des rares moments de liberté que Bob lui accordait, selon lui l’apprentissage de son métier était plus important que tout le reste. La seule personne qui soit véritablement liée à lui, en dehors de Bob et sa famille, était le vieux Soli. Il passait tous les jours à la forge, discutait avec Bob, racontait des histoires à Nicolas son fils et restait parler avec Grisom jusque tard dans la nuit. Mais le vieil homme ne faisait pas que parler, il écoutait surtout, car le jeune homme était bavard et quand il devait se plaindre il ne savait pas se retenir, et cela arrivait assez fréquemment. Il se plaignait de son travail certes passionnant mais tellement contraignant, du village où il ne se passait rien du tout et du refus de Bob de lui enseigner la fabrication d’armes. Il lui avait aussi confié, au bout de plusieurs années, son histoire, la vraie, ainsi que le fardeau qu’il s’était lui-même décidé à porter. C’est à partir de ce moment que les histoires de Soli commencèrent à concerner de plus en plus souvent les relations entre les différentes puissances du monde, il n’essayait pas de le pousser d’un côté ou de l’autre, il voulait juste l’informer afin que son ignorance ne lui fasse pas de tort, enfin c’est comme ça que Grisom voyait les choses. En écoutant ces histoires, il comprit les lois implicites qui régnaient dans le monde des marins, et il ne lui fallut pas très longtemps pour choisir sa voie. La Marine lui avait fait du tort avant même qu’il ne soit né, elle avait tué son père et avait causé la mort de sa mère, il deviendrait donc pirate. Il avait pris cette décision quelques mois auparavant, mais il l’avait gardée secrète, il ne la révèlerait au vieil homme qu’au moment de partir.

Il n’était plus qu’à quelques centaines de mètre de la maison du père Soli lorsqu’il s’arrêta pour la seconde fois, il venait de remarquer un lapin qui mangeait tranquillement de l’herbe, tournant le dos au jeune homme. Celui-ci, ayant remarqué qu’il n’avait pas mangé depuis quelques heures et qu’il valait mieux manger de la viande fraiche que la viande séchée qu’il avait dans son sac, ne se fit pas prier. Quelques minutes plus tard le lapin cuisait sur un petit feu de bois, et Grisom se régala de sa chair coriace mais agréablement chaude.

C’est encore avec quelques traces de graisse sur les doigts qu’il entreprenait de lécher, que Grisom finit par frapper à la porte de son vieil ami.
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Re: C'est pas l'homme qui prend la mer, c'est la mer qui prend l'homme.

Message par Grisom Resyl le Lun 18 Jan - 15:16

« Soli ! Wou-Hou ! Tu es là ? Réponds-moi ! »

Après l’absence de réaction sur le devant de la maison Grisom était rentré par la porte de derrière, mais il en semblait n’y avoir personne dans l’habitation. Il fit un rapide tour des lieux dans l’espoir de trouver quelques indices sur l’absence du vieil homme. Comme d’habitude tout était à sa place, bien rangé sur les étagères et dans les meubles, il ne semblait rien manquer.

*Il est peut-être resté dormir à l’auberge, craignant de ne pas arriver à bon port en plein milieu de la nuit. Non surement pas, chaque fois que j’ai tenté de lui faire vomir ses tripes je me suis toujours retrouvé dans le caniveau avant lui, il supporte sacrément bien l’alcool ce fossile. Et puis il aurait prit sa belle veste en cuir si il avait été à l’auberge, elle a beau sentir le vieux tabac il ne se baladerait jamais en ville sans elle sur le dos.*

Prit d’une subite inspiration Grisom allât alors vérifier le contenu d’un vieux coffre en chêne dans la chambre à coucher. Il fouillât un instant pour confirmer son idée puis revint dans la pièce principale.

*Il est parti à la chasse ce vieux bougre et il ne reviendra pas avant quelques jours, il a bien choisi son moment ! Enfin bon c’est peut-être mieux comme ça, j’aurais eu beaucoup de mal à lui faire mes adieux, c’est lui qui va me manquer le plus je le sens.*

Grisom déposa ensuite une petite bourse en cuir sur la table dont le contenu ne faisait aucun doute, il achetait la barque du vieux marin même si celui-ci lui aurait certainement dit de garder son argent et de le dépenser en nourriture ou en alcool. Quand Soli reviendrait de sa chasse il trouverait la bourse et comprendrait immédiatement sa signification. Grisom n’avait plus qu’une chose à faire avant de partir pour de bon. Il prit son couteau et grava rapidement un signe sur la table pour ensuite poser la bourse dessus, le vieil homme saurait ainsi quel voie il avait choisi, d’avantage d’explications seraient superflues.

Quelques minutes plus tard à bord de sa barque, souquant ferme en attendant d’hisser la petite voile, Grisom regardait s’éloigner lentement la maison de son vieil ami. Il ne regrettait pas sa décision, il savait qu’il avait fait le bon choix, il espérait juste qu’il aurait l’occasion de revenir afin de raconter ses aventures à l’homme qui lui avait tant appris.

*Allez ! Arrête de regarder en arrière, ton avenir est devant ! En route pour l’ile de Tyv ! Selon Soli il y avait un forgeron spécialisé dans la fabrique d’armes qui y avait beaucoup de succès, mais ça date de plus de 30 ans. J’aurais beaucoup de chance si je tombe sur quelqu’un capable de m’enseigner quelque chose là-bas, mais il faut bien commencer quelque part.*

Grisom se tourna vers la proue de son embarcation, il lui faudrait une petite journée pour rejoindre l’autre ile, il espérait que sa barque tiendrait le coup.
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Re: C'est pas l'homme qui prend la mer, c'est la mer qui prend l'homme.

Message par Grisom Resyl le Ven 29 Jan - 16:06

Le soleil avait déjà bien entamé sa course quand Grisom sortit de l’auberge où il avait passé la nuit. La veille dans la soirée, après avoir accosté au port, il s’était directement dirigé vers l’endroit le plus bruyant et le plus éclairé de la ville, une auberge appelée « Le cheval engourdi ». Bien que le nom de cette auberge ne soit pas des plus attirants les éclats de rires qui s’en échappaient ne laissaient aucun doute sur l’ambiance qui y régnait. C’est donc l’esprit tranquille et le gosier sec que le jeune forgeron entra dans l’établissement. Il avait à peine fait deux pas qu’un homme à la pense imposante et gigotante se rua vers lui.

« Salut mon gars ! Qu’est ce que je peux faire pour toi ? Un repas chaud et de la bonne bière je suppose ? Tu viens d’arriver en ville ? Il fait froid ces temps-ci, hein ? Tu as de quoi payer au moins ? C’est pas que je sois méfiant mais tu m’as plutôt l’air d’un vagabond avec ta barbe mal rasée. Tu veux prendre un bain ? Il y a une table libre sur la droite de la scène, je vais t’apporter ta pitance, va t’installer. Au fait je j’appelle Pomsec. Hèle moi si tu as besoin de quoi que ce soit. »

L’aubergiste n’avait pas repris son souffle une seule fois pendant toute sa tirade et la couleur de son visage commençait à s’accorder parfaitement avec la carafe de vin qu’il tenait à la main et qu’il secouait au fur et à mesure de son monologue. Le jeune homme s’était donc retrouvé littéralement propulsé à une petite table où un bon gigot rôti et une généreuse chope de bière ne tardèrent pas à le rejoindre. En attendant son repas il avait jeté un rapide coup d’œil à la disposition des lieux. La salle ressemblait en tout point à celle de Résyl ; taille moyenne, petites tables sur les cotés et deux grandes au milieu, la porte s’ouvrant d’un coté du bar et un escalier montant à l’étage de l’autre coté. Les seules choses qui avaient empêché Grisom de se sentir chez lui étaient la faune qui peuplait la salle ainsi que la scène qui se trouvait dans le fond du bar.

*Voyons voir, un trio de jeunes à peine sortis de l’enfance, quelques ancêtres qui ont vraisemblablement passé la journée ici à picoler comme des trous, deux marchands avec un vieux marin et une flopée d’hommes qui profitent d’une bière après une rude journée de travail. Avec les marchands et le marin je dois être le seul étranger dans l’auberge. Bha, tant mieux ! Je n’aurai pas trop de mal à me renseigner comme ça. Mais quand même, je me demande à quel genre de divertissement on va avoir droit, avec un peu de chance ce sera de jeunes et jolies danseuses qui nous feront une danse du ventre…Mais avant tout mangeons et buvons, ça fait bien deux jours que je n’ai pas bu une bonne bière bien fraiche.*

Il était en plein combat contre son gigot quand les musiciens arrivèrent sur la scène, s’installèrent dans le fond et commencèrent à jouer de leurs instruments. Il y avait une guitare et une sorte de violon, d’autres instruments de musique qui étaient inconnus à Grisom, il ne les avait jamais vus dans son village. Leur musique tout d’abord calme n’avait pas tardé à s’accélérer au fur et à mesure que les habitués prenaient leurs chaises et allaient se poser juste devant la scène, attendant vraisemblablement quelque chose de très intéressant. Les seules personnes qui n’avaient pas bougé de leur place étaient la tablée des marchands, qui semblaient aussi intrigués que lui.

*A voir la tête de tout ces pervers je ne doute pas que les danseuses soient désirables à souhait, avec un peu de chance je n’aurai pas trop froid cette nuit. Héhéhé*

Il avalait une gorgée de bière quand les danseuses firent leur entrée. Elles étaient au nombre de 5, très légèrement vêtues et se mouvaient avec lenteur, au plus grand ravissement des leurs spectateurs. Elles portaient chacune de longs cheveux nattés au bout desquels des étoffes colorées étaient accrochées, le haut de leur corps était totalement dénudé mais elles avaient autour de leur taille une bande de tissu qui descendait jusqu’à mi-cuisse. Elles accordèrent ensuite le rythme de leur pas sur l’air endiablé et, motivées par les hurlements de folie des spectateurs, prenaient des poses équivoques générant ainsi le redoublement des cris. Grisom avait recraché la bière qu’il avait en bouche et fixé, ébahit, la scène qui se déroulait sous ses yeux.

*Mais qu’est ce que c’est que ce bordel ?! Ils sont complètement dingue ou quoi ? Comment est-ce qu’ils peuvent seulement regarder ces choses ? C’est inimaginable !*

Un rapide coup d’œil à la table des marchands lui avait apprit qu’il y avait des gens encore plus choqués que lui, le spectacle venait à peine de commencer mais les marchands et le marin s’étaient levés et étaient partis sans mot dire en évitant de regarder la scène. Il faut dire que le spectacle de 5 femmes grosses comme des charrettes, dont le ventre graisseux gigotait continuellement, avec des cuisses aussi poilues que larges et des seins qui pendaient jusqu’à leurs hanches, avait de quoi dégouté le plus valeureux des hommes. Tournant le dos à cette scène d’horreur Grisom s’était approché du bar avec sa chope en main.

« Dites Pomsec, vous n’avez pas peur que votre estrade s’effondre ? Avec ces 5 pachydermes qui trémoussent leur gras dans tous les sens ça doit facilement approcher la tonne, et encore je pèse mes mots ! »

« Hein ? Quoi ? Ho excuse-moi mon gars je ne t’ai pas entendu. Il faut dire que c’est difficile de rester concentré avec ces créatures de rêves qui gambadent gracieusement devant nous, elles sont pleines de délicatesse, elles resplendissent de subtilité, de charme… Enfin qu’est ce que je peux faire pour toi ? Je parie que tu aimerais bien une entrée dans les coulisses pour profiter un plus intimement d’une de ces magnifiques femmes ! Je peux t’arranger ça si tu veux. »

« Sans façon! Je n’aime pas trop les filles qui font plus du double de mon poids. J’aimerais juste avoir un renseignement, où se trouve la forge de cette ville ? Je dois parler avec le maitre forgeron. »

« Ce n’est pas très loin d’ici, il suffit de te diriger vers le port et la forge se trouve un peu avant les quais sur la droite. Elle est facile à reconnaître avec sa grande enseigne, un marteau sur une enclume. Pas très original mais au moins tout le monde comprend. »

« Merci bien, et où se trouve ma chambre ? Je ne vais pas tarder à aller dormir j’ai eu une journée fatigante. »

« Ho ! Déjà ?! Mais tu vas rater le clou du spectacle, ces charmantes jeunes filles ne vont pas tarder à retirer le voile qui leur sert de ceinture ! »

« Raison de plus pour monter vite fait et échapper à cette horreur ! Euh… je veux dire… vous avez raison mais je dois monter vite dans les faits et me reposer de mon dur labeur ! »

« Comme tu le sens. Tu n’as qu’à monter l’escalier et c’est la première porte à gauche, je l’ai préparée tantôt mais s’il manque quelque chose viens me le dire et je ferais au mieux. »

Grisom avait remercié l’aubergiste, finit sa chope d’un trait et s’était dirigé vers sa chambre. Celle-ci était banale mais confortable, il s’était empressé de se glisser dans son lit afin d’oublier au plus vite ce qui se déroulait un étage en dessous.

*C’est bien la première fois que je quitte un bar en n’ayant but qu’une seule bière, mais ces hippopotames m’ont vraiment coupés toute envie. Allez, un bon dodo et demain je rencontrerai ce forgeron de légende. Je ferai tout ce qu’il faudra pour qu’il m’enseigne la fabrication d’armes !*

C’est donc frais et dispo que Grisom sortait de cette auberge après avoir régler son repas de la veille et la location de sa chambre, sa bourse en était certes allégée mais ce n’était pas encore alarmant. Il suivit les indications, pour le moins approximatives, de l’aubergiste et trouva par miracle la forge en moins d’une heure, les abords des quais étant un vrai dédale.

*Inspire…Expire…Inspire… Expire à fond. Allez en avant, il faut convaincre ce maitre maintenant ! Il faut tout donner et lui en mettre d’entrée plein la vue ! *

Et Grisom pénétra dans l’atelier. Il faisait sombre à l’intérieur et il lui fallut quelques secondes avant de repérer la source du bruit familier que le marteau fait en tapant l’enclume. Un homme se tenait à coté du fourneau qui dégageait une faible lueur, éclairant le dos de l’artisan.

« Bonjour Monsieur, je m’appelle Grisom Resyl, je viens de l’ile du même nom qui se trouve à une journée de navigation d’ici. Je suis forgeron et, sans me vanter, je me débrouille assez bien en ferronnerie. Mais hélas mon maitre n’a pas voulut m’enseigner la fabrication des armes, j’ai bien réussis à fabriquer des marteaux mais j’en veux plus ! S’il vous plait prenez-moi comme apprenti, je tiens vraiment à apprendre ! Je ne vous créerai aucun souci, je suivrai toutes vos consignes à la lettre ! Je vous en prie ! Apprenez-moi à fabriquer des armes ! »

Sur la fin de son discours passionné Grisom s’était agenouillé et avait baissé la tête, il ne vit donc pas l’homme approché mais entendit qu’il arrêtait de travailler sur son enclume.

« Tu veux être l’élève du grand forgeron de Tyv, celui qui a commencé à fabriquer des armes il y plus de 30 ans ? C’est de cet homme là que tu parles mon garçon ? »

« Oui monsieur ! Je vous en prie ! Acceptez-moi comme apprenti ! »

« Je crains que cela ne soit pas possible mon garçon. Tout simplement parce que ce grand maitre est mort depuis 5 ans maintenant. »

A ces mots Grisom se releva et contempla son interlocuteur. Il ne devait pas avoir plus de 40 ans, trop jeune pour avoir été un maitre forgeron renommé une trentaine d’années auparavant. Cette piste était donc un échec.

« Et merde ! Je suis encore de retour à la case départ, je ne pourrais jamais arriver à mon but si je n’apprends pas à fabriquer des armes ! Et vous monsieur ? Ne pouvez-vous pas m’apprendre à en fabriquer ? Vous devez certainement savoir quelque chose sur leur fabrication ! »

« Je suis désolé jeune homme mais les choses qui infligent de la souffrance ne m’intéressent pas du tout. Cependant je pense que je peux peut-être te venir en aide. On raconte que quand le vieil homme est mort il y a 5 ans, de nombreuses personnes sont venues afin de découvrir le livre où il avait inscrit toutes ses formules de fabrication, mais personne ne le trouva. Ils ont pourtant retourné tout son atelier et sa maison mais rien à faire, ce livre demeurât introuvable. Ce n’est peut-être qu’une vaste blague mais si quelqu’un en sait plus sur l’existence de ce livre c’est sa femme, Hinama. Après la mort de son mari elle m’a vendu la forge et elle est partie de l’ile, personne ne sait où elle a put aller mais elle se trouve certainement sur une ile de West Blue, c’est dans cet océan qu’elle est née et elle l’aime énormément. Voilà jeune homme, si je peux te donner un conseil le voici : voyage dans West Blue, visite autant d’iles que tu pourras et dans chacune d’elles cherche une vieille dame acariâtre qui ne cultive que des carottes dans son potager. »

Sur ces paroles pour le moins déconcertantes le forgeron retourna à son ouvrage, sans plus prêter attention à la personne à genoux à l’entrée de sa forge. Grisom, respectant son besoin de solitude lors de son travail, se releva sans bruit et s’en fut vers le port. Il était heureux d'avoir rencontré cet homme.Il l’avait d’abord complètement anéanti pour ensuite lui redonner une petite lueur d’espoir, et cette petite lueur suffisait pour qu’il ne perde pas courage et s’en aille explorer West Blue de fond en comble.


Dernière édition par Grisom Resyl le Lun 1 Fév - 13:19, édité 1 fois
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Message par Grisom Resyl le Sam 30 Jan - 22:22

Grisom en était à son troisième refus quand il tomba sur le vieux marin de la veille. Plus tôt dans la journée, après s’être fait saisir sa barque par un agent du port pour cause de taxes non payées, il avait tenté d’intégrer un équipage marchand pour quitter l’ile. Il s’était fait jeter comme un malpropre par les deux premiers capitaines, il ne sentait pas la rose mais quel jeune voyageur pense à prendre une douche de nos jours ? Le troisième avait longtemps hésité avant de lui dire non, il ne comptait pas partir avant une bonne semaine mais s’il n’avait pas trouvé une autre embarcation d’ici là il l’engagerait volontiers. Il atteignait la fin du quai quand il aperçut le vieux marin entrain de donner des ordres aux matelots qui déchargeaient la cargaison. Espérant que sa chance avait tourné il s’approcha de l’homme qui lui tournait le dos et l’apostropha.

« Salut l’ami ! Comment va ? Besoin d’un coup de main ? »

Le vieillard se retourna d’un coup sec et lui enfonça avec force l’index dans le foie.

« Du calme mon grand ! On ne se connaît pas que je sache. Alors garde tes distances et parle-moi avec le respect que tu dois à tes ainés ! »

*Aïe ! Il sait où pointer le bougre. Je n’arriverai pas à lui faire avaler des salades, des gars comme moi il a du en voir des tonnes. Autant être direct et clair*

« Excusez-moi monsieur, je pensais que vous m’aviez reconnu. Je vous ai vu hier soir à l’auberge avant le début du spectacle. »

« Ha oui tiens ! Ta tête me dit quelque chose. Mais ça n’explique pas ce que tu me veux. Alors accouche vite fait ! J’ai un débarquement à gérer moi ! »

« Voilà, j’aimerais que vous m’engagiez à bord de votre navire. Je n’ai plus rien à faire sur cette ile et un navire marchand est un parfait moyen de transport pour voyager. Je suis forgeron mais je peux faire n’importe quel travail sur le pont. Je ne demande pas grand chose, juste à manger et une petite solde. Je dors peu et travaille dur si besoin est. Je peux commencer immédiatement.»

« Clair, net et précis. J’aime ça. Malheureusement je n’ai aucune autorité pour engager des marins, je ne suis que lieutenant sur ce navire, le capitaine et son second sont entrain de négocier les marchandises. Et quand bien même ils seraient là, je ne pense pas qu’ils engageraient un marin de ton âge qui n’a pas fait une seule vraie traversée. Oh ! Ne me regarde pas comme ça. C’est inscrit sur tes paumes et dans tes yeux, quand on est marin ça se voit tout de suite. Mais bon tu m’as l’air d’un bon gars alors je vais te faire une offre, la meilleure que je puisse te faire. Tu vas aider l’équipage à débarquer la fin du chargement, ensuite tu iras dans la cale pour ranger convenablement les cordes aux parois, et quand tu auras finis tu aiguiseras les couteaux, sabres et haches qui sont dans la cale. Cela fait un bon moment qu’on n’a pas eu d’ennuis avec les pirates mais il faut toujours être prêt. Tu devrais en avoir jusqu’à la fin de l’après-midi, si tu travailles bien, il y a de faibles chances que le second veuille bien t’engager, mais à ta place je n’y croirais pas trop. Ca te va moussaillon ?»

« Oui monsieur ! Euh… Chef ! Enfin je veux dire. Oui lieutenant ! »

« Très bien! Alors fonce mettre ton barda dans la cale pour pas gêner tout le monde et grouille toi d’aller aider les autres ! »

Grisom ne se le fit pas dire deux fois et s’élança vers le bateau. Avec de la sueur et un peu de chance il partirait de l’ile le lendemain.
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Re: C'est pas l'homme qui prend la mer, c'est la mer qui prend l'homme.

Message par Grisom Resyl le Mar 9 Fév - 17:13

Alors que la journée continuait son cours, dans le ciel une ombre se traça, un simple V de forme au début pour se préciser de plus en plus au fur et à mesure. Un oiseau, voila ce que c'était, un pélican pour être précis !

Cet animal au plumage monochrome voltigea jusque devant la personne sous elle et amorça un atterrissage en douceur. Les détails de son être apparurent alors plus précisément à qui y prêterait attention : une casquette plus sombre parée d’un tissu et, autour du cou, une mallette de cuir portant l’inscription « NEWSPAPER ».

Arrêté et au sol, il se mit droit et attendit de voir si la personne désirait un de ces fameux journaux bien connu en échange de 50 berrys uniquement. L’oiseau ne s’attarderait nullement, ayant encore énormément de zones à desservir : un oui ou un non rapide était de mise afin de lui indiquer s’il devait laisser la personne ouvrir la mallette.


Grisom était entrain d’avaler un bol de bouillon tout à fait insipide et à la composition plus que douteuse quand l’oiseau s’était posé devant lui. Connaissant le système et sachant que l’oiseau ne tarderait pas à reprendre son envol, Grisom lui tendit son bol tout en fouillant dans ses poches à la recherche de 50 berrys.

« Tiens sers-toi ! Ne te gène pas, je cherche l’argent pendant ce temps là. »

L’oiseau tendit son bec vers le bol mais il était à peine arrivé au-dessus qu’il le retira précipitamment, le bouillon n’avait pas l’air de le tenter plus que ça.

« Je suis du même avis, c’est tout sauf excellent, mais bon mieux vaut ça que ne pas manger du tout. Tiens voilà ton argent. A bientôt! »

Dés que les pièces furent dans sa besace le volatile s’éleva et disparut rapidement du champ de vision de Grisom, la seule trace de son passage était Le Mondial posé sur le bastingage. En prenant le journal il jeta un rapide coup d’œil sur le pont. Les 2 marins chargés de surveiller le bateau étaient entrain de discuter tranquillement devant la coquerie. Grisom avait bien tenté de les rejoindre mais toutes ses tentatives de conversation s’étaient soldées par un silence indifférent voire méprisant. Pour ces hommes qui passaient leur vie sur les flots l’arrivée d’un « terrien », pourtant sympathique, sur leur bateau était un affront de taille. Mais même avec cet handicap ils l’auraient surement accepté si il avait eu une chance de les rejoindre, mais hélas ce n’était plus le cas.

Le second était arrivé lorsqu’ils déchargeaient les dernières caisses de marchandises du pont pour les placer dans des charrettes à bras. C’était un petit homme dur, sec et méprisant. Avant même qu’il aie parlé Grisom avait comprit qu’il n’avait aucune chance avec un individu de son calibre. Il n’était pas impressionnant, loin de là, mais il respirait la méchanceté et ses yeux trahissaient un caractère fourbe et vil. Quand le lieutenant lui avait expliqué la situation il ne s’était même pas tourné vers le jeune forgeron en lui répondant.

« Pas de place. Finis ta journée et fous le camp! »

Il avait ensuite envoyé le lieutenant et la quasi-totalité de l’équipage amener les marchandises jusqu’à l’entrepôt où le capitaine les attendait. Lui-même restant sur le pont avec deux marins afin de surveiller le bateau. Grisom se retrouvait donc de nouveau sans moyen de quitter l’ile, mais refusant de céder au désespoir il avait continuer de travailler afin de pouvoir se payer une autre nuit à l’auberge ainsi qu’un plantureux repas.

Il supportait donc cette piètre pitance en pensant au festin qu’il ferait le soir quand le journal s’était posé devant lui. Il rejeta son bol, s’assit sur le bastingage les pieds au-dessus des flots et commença sa lecture.

*Alors qu’est ce qu’on a cette fois-ci ? Une exécution publique, une enquête qui stagne et le démantèlement d’un trafic d’alcool de Noywa. Carton quasi plein pour la marine quoi…Ha non ! Un de leur navire s’est fait dessouder par des pirates. Héhé, bien joué. Ce sera bientôt mon tour de vous en faire voir de toutes les couleurs les mouettes asthmatiques ! Bon appart ça… Les nouvelles mises à prix, ils ont tous de drôles de têtes, il y a même un homme-poisson dans le tas. Et niveau horoscope ça donne quoi? Donc je dois être entreprenant mais pas trop, amical mais sur la défensive, prendre rapidement des décisions mais ne pas agir avec précipitation, être avide sans pour autant me jeter sur l’argent et je dois craindre le poisson… Mais bon Dieu ! Qu’est-ce que c’est que ce bordel ?! Il était complètement dans la lune le mec qui a écrit ça… Je n’ai jamais vu d’horoscope qui conseille de faire une chose puis la ligne suivante l’inverse. Enfin bon, de toute façon c’est un ramassis de conneries, comme si on pouvait déchiffrer les étoiles.*

Grisom retourna sur le pont et, journal sous le bras, se dirigea vers la cale où un beau stock d’armes blanches n’attendaient qu’à être aiguisées. Cette opération était longue et monotone mais Grisom s’y emploierait avec enthousiasme, car chaque fois qu’il avait l’occasion de pratiquer son art il s’y plongeait entièrement, oubliant tout le reste. La seule chose qui existait était la pièce de métal en face de lui et l’instrument qu’il maniait. Il passa devant les deux marins qui ne lui prêtèrent pas attention et disparut dans les profondeurs du bâtiment.

[HRP : Suite des aventures de Grisom sur http://one-piece-reign.forumactif.com/west-blue-f18/i-need-a-boat-t237.htm#6320 ]
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