Fuite de la prison

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Fuite de la prison

Message par Gwenn Berc'hed le Dim 7 Fév - 11:20

Partie I


Peu à peu mes yeux s’entrouvrent, englués par le sang coulant de mon crâne défoncé.

«Mes jambes ne sentent le poids de mon corps, que se passe-t-il ? Serais-je entrain de voler ? Serais-je morte ? Pourquoi, sinon, ne sentirai-je donc plus mon corps ? Pourquoi ne sentirai-je plus le froid me déchirer les entrailles? Pourquoi n’entendrai-j... (bruits sourds et réguliers) Quel-est ce bruit ? Et puis pourquoi... mais,... je bouge! je me...déplace?
Et...et puis...cette sen... cette sannsa...tion cette sensation.... je...j’étouffe! Laissez moi mon air....je v...»

A peine le temps de prendre une inspiration, que me voilà à nouveau entravée.

Jusque là endormi, mon corps fébrile se réveille dans un sursaut de douleur, comme si j’avais été écorchée vive.

«Ahhh! Mon corps...j’ai mal» crié-je, avant de retourner en apnée sans que j'eusse le temps de reprendre son souffle. «Ma tête...ma tête...j’ai tellement mal...» m’essouflé-je dans un soupir de douleur.

Douleur délicieuse, douleur magnifique, de ces douleurs qui vous font perdre toute notion de réalité, déjà délétère à cause de mes troubles mentaux. De l’entravement délectable de mes pieds et poings, je m’enfonce dans un carcan sombre d’une douce incompréhension. Un coup à droite, un coup à gauche.... je suis ballotté comme si je n’étais rien... d’ailleurs je ne suis pas grand-chose et ce en dépit de mes débattements. Impuissance... Paralysie... ce sont-là mes seules amies d’infortune que je peux à loisir contemplé de mes faibles orbites.

«Mais que m’arrive-il ? ...»
«Mais reprends-toi bon sang!!!! Reprends tes esprits!»
hurlé-je intérieurement.
Mais bien faible était en réalité ma volonté face à mon accablement.

Un moyen de combattre cette apathie, c’est ce qu’il me fallait...Mais...rien... rien ne me vins... Je cessa donc tout combat, me laissant aller à ma profonde dépression...

«Ah!!!»

Face à terre, écrasée sur une surface dur et froide par une chose difforme dont s’écoulait un fluide ferreux et épais, qui, ruisselant sur mon visage et dont je m'abreuvais bien malgré moi.

« AAAAAAAAAH»

De toute cette colossale force dont mon corps malingre était dépourvu, je me dégagea de cette chose inerte qui m’emprisonnait. Ce curieux breuvage me rendit à mes esprits moins confus. Et une fois debout... pétrifiée... horrifiée... que j’étais par cette vision macabre. Des corps.. des corps inerte juchaient le sol en le souillant de leur sang. Mais... ce fluide serait-ce...

«Non impossible ! Je... je ne veux pas... NOOOOON!»paniqué-je.

Fuir... il me fallait fuir à toutes jambes. Mes enjambées ne furent jamais aussi précipitées...

«KOF! KOF!» toussé-je IL me fallait de l’air... de l’ai... de l’...

Mon corps inerte et traumatisé choqua le sol maintenant libre de toute oppression, de toute douleur, de toute conscience, aussi maladive soit-elle.


Partie II


Sa promise inconsciente dans les bras, il ne pouvait la laisser ainsi aux mains des autres geôlier, dont il était sûr d’être le plus vertueux.

«Bordel, jpeux pas la laisser là si faib’ les aut’ vont la massacrer... Fô qu’je la sort’ d’là!»

Se dit Gaêl dans une réflexion qui lui fit perdre un temps précieux, mais qui n’était rien relativement au temps qu’il prit pour réfléchir à une stratégie pour la faire sortir de la prison. Maintenant qu’il avait arraché la porte de sa cellule, ils étaient liés pour le meilleur, mais surtout pour le pire ; cela il ne le savait pas encore. Il décida donc dans son cerveau primitif de faire passer Gwenn pour une nouvelle qu’il voudrait «baptiser», comme on en a l’habitude dans cette prison, comme il était très costaud personne ne viendrait le contester ou même lui demander de participer à ce baptême vicié.
Il épaula l’objet de ces désirs feints. Connaissant la prison comme sa poche, il se dirigea donc vers les escaliers descendant au RDC. En route, il croisa un de ses compère qui entrait dans l’aile des aliénés. Mais que faisait-il là celui-là ?

«Merd’ c’est la relève... Quel con j’avais cplètment oublié la rlève....» se lamenta-il.

Même si dans ces couloirs sombres de la prison l’on ne pouvait pas distinguer nettement quoi que ce soit à 10m, il se rapprochait... 10m... il fallait une excuse... 9m...

«qu’est ce que j’vé dir’ ?»

...8m...7m...

«‘tain ché pas môa!»

6m...5m...

«rien n’me viens!»

....4m...3m...

«regarde ailleurs et fait com’-ci qu’tétais occuper.»

...2m Gaël se retourne sur un mur nu et le fixe intensément de haut en bas comme s’il cherchait quelque chose parmi cette crasse apparente, toujours Gwenn bien en évidence sur son épaule...2m...1m... Il est juste à côté de lui maintenant...1m...2m...3m...

«ouf! m’a pas vu s’con c’vrai qui sont pas malins les nouveaux»

__«‘fait Gaël, comment qu’tu va?»

2m..1m.. Gaël se retourne en essayant de garder toute sa contenance

«ne l’frappe pas, ne lbute pas d’suite...» pensa-t-il si fort qu’il le dit tout haut... des fois la pression ça peut vous foutre dans une de ses merdes.

«Quoi qu’tu’m’raconte, t’veux m’ buter?» s’inquiéta le nouveau venu.

Mais très vite ses yeux se fixèrent sur ces jambes laiteuses qui recouvraient le torse de Gaël... conscient qu’il se passait quelque chose de pas très net, il se rengaillardi

«Pis, qu’est qu’tu fais avec une det’nue sur ton n’paule? Tu sais que j’vais pas te laisser faire!»

Il joignit le geste à la parole et son bras se dirigea vers la masse pendant à sa ceinture. Voyant le danger, Gaël réfléchit le plus vite qu’il n’aurait jamais cru pouvoir le faire, il lâcha son fardeau qui retomba à terre dans un bruit mat. N’écoutant que sa bravoure, il se jeta torse en avant sur le garde ; le projetant à une allure terrible contre le mur de derrière.

«Aïe! RRRrrrrrr! m’a fait mal s’con»

La dague du garde avait eu juste le temps de se ficher dans l’étoffe de toile de la veste de Gaël, lui entaillant le gras de la hanche. Notre sauveur tira lui aussi sa dague et alla égorger son ennemi inconscient. Trop frustrer pour prendre son pied en taillant une gorge sans défense, il savoura tout de même ce délicat moment où il enserre sa proie de ses muscles imposant ; où sa lame frôle le sillon du cou tant désiré pour enfin, atteindre la gorge convoité. Ce moment délectable où la pointe effleure la pomme d’Adam, pour enfin s’enfoncer dans cette chaire tendre et encore vierge de cet attouchement... Qu’il aimait ressentir le fil de sa dague trancher ce tissu charnu et musculeux ; pour enfin ressentir...

«AAaah! Ouuiiii! c’est bon!»

cet écoulement soudain et violent de sang encore chaud sur les muscles tendus du bras qui maintient la tête.
Mais la réalité le rattrappa bien vite, il devait fuir car la bagarre avait fait du bruit et leslieux n’aalaient pas tardé à être occupé par d’autres gens en armes. Il ramassa son fardeau et couru comme il le put en renversant sur son passage tout ceux qui s’opposait à lui. Ils n’étaient pas si nombreux que cela à l’intérieur... étrange.... Mais pas le temps de réflêchir il devait fuir au plus vite.
Enfin la sortie était visible et il parcoura la distance bien plus vite qu’il aurait imaginé, mais pour finir à la sortie encerclé par cinq garde armés d’arme de poings encore au fourreau. Dagues et épées étaient de la partie. Encore une fois il se déchargea de son fardeau et se jeta dague au clair et hurlant comme un diable sur le premier épéiste. Dans sa rage non seulement il éventra son énnemi mais en plus il laissa ses dentes s’aventurer sur sa jugulaire pour se délecter du plaisir de déchiqueter la peau. Le goût du sang en bouche lui donnait accès à un état de plénitude et de concentration hors paire. Ce dernier acte barbare désarçonna un peu ses ennemis, temps qu’il employa à se relevé et à jauger la situation. Très vite conscient de leur surnombre (quatre contre un) ils se jetèrent sur Gaël ensemble. Le combat qui s’en suivit fut rapide, mais funeste pour chacun d’eux. Avant de s’écrouler pour mourir dans un râle de satisfaction, Gaël rampa jusqu’à sa dulcinée et la drapa de son corps musculeux et sanguinolant. Maintenant qu’il la savait protégé, notre sauveur pouvait partir serein. Mais ses dernières images n’allèrent pas pour Gwenn mais pour ce combat acabre qu’il venaitde mener... Il se remémora les moment forts : une gorge déchiquetée d’où une fontaine de sang s’échappa et dont fut aspergé, pour son plus grand plaisir le gardien de Gwenn ; un bras brisé dont le craquement empli encore ses oreilles d’un son si délicat, bruit suivit d’un hurlement de douleur qui emmena Gaël au septième ciel ; une tête parcourant le ciel roulant sur elle même -quelle courbe superbe venait de parcourir cette tête soulignant l’horizon de son fluide écarlate- aspergeant tous les protagonistes, l’un aux anges les autres horrifiés ; mais rien n’avait valu sa dernière victime qu’il transperça de part en part, le corps de son ennemi, dans son inertie, se jetta sur Gaël dans une ultime étreinte. Ô funeste accolade, Gaêl le serra fort avant de le laisser partir le coeur gros. Mais ce dernier enlacement ne fut pas anodin pour Gaël, mais trop tard il était avant que Gaël ne s’en rende compte. Déjà mortellement blessé, cette blessure n’avait plus grande importance, car elle ne faisait qu’écourter sa vie de quelques minutes. Il lui restait bien assez de temps pour ramper jusqu’à Gwenn et la couvrir de son corps protecteur.
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