A la recherche d'un salaire...

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Re: A la recherche d'un salaire...

Message par PNJ OPR le Sam 10 Juil - 2:29

Un temps, la vue du tireur se brouilla, les réalités se bousculèrent sous ses yeux. Les formes floues se succédaient à une vitesse folle. Les images se modulaient à chaque instant, pour prendre une nouvelle apparence. Cette scène dura une poignée de secondes, avant de se dissiper. Rapidement l'esprit reprit alors les commandes. Mais tandis que Lucian reposait le coffret à son emplacement, celui-ci se transforma subitement en diamants, pièces d'or et d'argent, bijoux et autres trésors, à la grande surprise du jeune homme. Clignant les yeux pour s'assurer qu'il ne rêvait pas, il se retrouva à nouveau devant le vieux coffret désormais vide. Etrange assurément. Troublant même, tant l'éclat de l'or semblait réel. Mais ces bizzareries attendraient leur tour. Le plus important maintenant c'était de fuir !
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Re: A la recherche d'un salaire...

Message par Enarik Santa le Mer 21 Juil - 19:49

Merde. Meeeerde. Y'en a vraiment marre de cette journée de branque. Qu'est ce que j'ai fait pour mériter pareil châtiment ?? Qu'on me le dise !

C'était là à peu de chose près les seules pensées qui me traversaient l'esprit tandis que je tentai de semer le petit peloton d'hommes à la mouette qui m'avait pris en chasse. Sans grande réussite d'ailleurs à en juger le raffut dans mon dos et le bruit de balles qui fusaient parfois tout près de moi. Pourtant l'écart se creusait, mètre par mètre, à mesure que je progressais. Seul problème, et il était de taille, je ne connaissais absolument pas la région pour n'avoir débarqué ici que la veille. Je me rabattis donc tout naturellement vers le seul coin où j'avais la certitude de pouvoir me repérer : notre petit bout de plage privé. Plus privé pour longtemps puisque les enragés n'en démordaient pas et persistaient à vouloir mettre le grapin sur moi, tout cela à cause d'un vulgaire malentendu.

Vous auriez pas mieux à faire, les gars non ? Attraper de vrais criminels par exemple, je sais pas moi...

Mais manifestement non. Je me serais bien arrêté leur soumettre cette idée, mais nul doute que ce n'était pas vraiment le moment pour ce genre de remarques. Fort heureusement, j'approchais déjà de la plage. Il me serait alors plus aisé de me cacher dans quelque recoin difficile d'accès, et d'y attendre que l'accalmie ne survienne. Ces marines avaient beau faire preuve d'une belle ténacité, ils ne seraient sans doute pas assez obtus et consciencieux pour passer la crique entière au peigne fin pendant une journée. Sans compter que cela impliquerait pour eux de se séparer en petits groupes pour couvrir toute la zone, et présenterait donc un danger potentiel, celui de m'affronter sans supériorité numérique prononcée.

Il y avait donc de fortes chances pour que cette énième regrettable affaire se calmât dans les plus brefs délais.

Hmm, j'ai oublié un petit détail. Mon ami le pirate risque de ne pas apprécier la compagnie de mes poursuivants...Bah, avec ce raffut nul doute qu'il nous a déjà entendu arriver. Voilà qui devrait lui laisser suffisamment de temps pour se trouver une planque digne de ce...

A cet instant, un bruit de détonation retentit. Un projectile fendit l'air non loin de moi, dans un sifflement caractéristique.

Non, il n'a quand-même pas...

Rapide coup d'oeil pour inspecter la situation derrière moi et...

-Mais SI il a !!!

Derrière moi, les deux premiers marines étaient étendues au sol, inertes, tandis que les autres vérifiaient déjà la gravité des blessures. Le constat fut rapide et sans appel. La poursuite repartit de plus belle, avec recrudescence d'insultes, de menaces et de coups de feu.

Après avoir quasiment touché au but, je me retrouvais une fois de plus au pied du mur, ce qui, je devais l'admettre, eut le don de m'irriter un léger tantinet plus que de coutume.

-Mais c'est un grand malade celui-là ! Un danger public ! Il faut l'interner bon sang ! C'est pas permis de descendre des hommes comme des perdrix pour si peu ! Qui c'est qui m'a fichu un psychopathe pareil dans les pattes ! Primate ! Déjanté de la gâchette !

Tout en me surprenant moi-même à tant de laisser aller dans mes réflexions, je redoublais d'effort pour rattraper l'autre qui s'échappait déjà, prêt à lui faire endosser la responsabilité de ses actes si l'affaire devait tourner vers un point de non-retour critique. Mais, car il semblait bien qu'il y aurait toujours un mais pour moi aujourd'hui, le jeune pirate disparut soudain de mon champ de vision, la faute à une chute pour le moins abrupte causée par un éboulement aussi soudain qu'inattendu. Que faire ? Passer à sa hauteur sans lui adresser un regard ? L'ignorer et le laisser servir de distraction à ces messieurs derrière ? Ma foi, il ne l'aurait pas volé...mais. Se décider. Dans une poignée de seconde je serais au niveau de la fosse.

Nouveau coup d'oeil derrière.
J'avais une centaine de mètres d'avance environ. Pas de quoi tergiverser, mais la solution que m'imposait la logique même me laissait un gout amer.

Curieux pourtant, je ne me savais pas si préoccupé de mes semblables. Particulièrement de ceux qui se montrent si courtois.

Plus que quelques mètres.

Soupir.

Hin, j'ai tout du chevalier blanc moi j'te jure...

Arrivé à hauteur de la faille, un plongeon.

N'empêche, t'es le dernier des couillons mon vieux...

La réception ne fut qu'une formalité. Sans attendre, un coup d'oeil au gamin, qui semblait avoir bien du mal à décider laquelle des deux galeries il souhaitait emprunter.

Et puis quoi encore, on va pas philosopher trois heures pour si peu, le temps presse mon petit monsieur.

A droite. Pourquoi ?Il y faisait peut-être plus sombre, peut-être pas, et même si cela ne signifiait peut-être rien de concret, il fallait se décider. Je traversai donc la pièce, passant devant mon déjanté de partenaire, en lui lançant pour lui rappeler l'urgence que nous imposait le contexte.

-A moins que tu n'aies mieux à proposer...

A droite, c'était décidé.

Me suivra ? Me suivra pas ?

Je m'élançai dans la galerie, espérant m'être décidé assez vite pour ne pas avoir laissé l'opportunité aux marines de savoir dans quelle direction j'étais parti. Sachant d'ores et déjà que je ne pourrais m'en prendre qu'à moi-même ce coup-ci si d'aventure cette histoire se terminait mal.
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Re: A la recherche d'un salaire...

Message par Lucian Hime le Sam 24 Juil - 0:22

Luce restait figé. Les yeux perdus dans ce décors qui venait de s'offrir à lui. Changeant, se modifiant à permanence. Comme des images qui se superposeraient sans lien logique apparent. Et le coffret... était ce réellement de l'or et de l'argent? Mais qu'est ce que c'était que ce .. truc?

Elle pouvait le sentir clairement en elle. Quelque chose venait de changer. La jeune travestie se sentait incapable d'en assumer les conséquences. Déjà qu'elle avait des doutes à propos de qui elle était réellement maintenant (et son insistance sur son prénom n'était que le reflet d'une tentative de garder au moins son identité propre pour compenser l'abandon du genre, habitude enracinée trop profondément en elle pour partir facilement) mais alors maintenant... Elle ne se sentait même plus elle même. Mais qu'est ce que c'était que ce fruit?

Sa mère lui avait bien dit quand elle était gamine de ne jamais accepter de la nourriture de la part d'inconnu. Là... c'était pareil, juste qu'elle s' était servie elle même... Et qu'elle avait une peur bleue des conséquences de sa gourmandise et de son inconscience totale à gouter des fruits inconnus. Luche n'avait pourtant pas l'impression qu'elle allait mourir sur le champs mais pour le moment elle ne se reconnaissait plus.

Mais le coffret... juste... une illusion? Une chimère? Un rêve? De la.. magie? Mon Dieu-qui-n'existez-que-dans-l'imaginaire-de-quelques-illuminés-dont-je-ne-fait-pas-parti-aux-dernières-nouvelles, quelle bêtise monstrueuse venait elle bien de faire? Sa chance, pourtant alliée indéfectible jusqu'à présent l'avait elle abandonnée? Pitié pas ça!

Et elle ne pouvait pas rester ici.. enfin, pas avec le remue ménage qu'elle avait du provoquer au dessus. Mais par où aller... l'indécision due au changement brutal de sa nature aurait pu encore durer si Enarik n'était pas tombé à ses coté, le faisant sursauter. Elle ne pouvait pas se permettre pareille attitude dans une telle situation, il fallait absolument qu'elle se reprenne.

L'urgence de la situation lui permis de dissimuler son trouble à l'ex chasseur de prime, ou du moins l'espérait il.

Heuu.. Heuu... Oui! Enfin non!

Et après un dernier regard (et même une pointe de regret) vers la pièce, le gamin se précipita à la suite de son compagnon, plus que reconnaissant à ce dernier de ne pas l'avoir abandonné. En cet instant, le dos d'Enarik lui apparaissait comme la chose la plus rassurante au monde. Il ne le lâcherait pas, oh que non il ne le lâcherait pas du tout même! Son sauveur!

Que ledit sauveur soit celui qui avait ramené le tas de marines n'entrait pas encore en ligne de compte.

A bien y penser, Enarik était bien la seule chose constante de cette journée. Ce qui n'était peut-être pas une consolation au demeurant.
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Re: A la recherche d'un salaire...

Message par Enarik Santa le Mar 27 Juil - 5:53

Derrière moi, je perçus rapidement les bruits de foulée du jeune homme, qui semblait enfin recouvrer ses esprits en même temps que son énergie. Un rapide coup d'oeil dans la pénombre me confirma sa présence. Précaution que beaucoup trouveraient futile, mais les récents évènements avaient éveillé ma suspicion naturelle à un degré encore jamais atteint.

Bon au moins, c'est pas le monstre protecteur de la caverne qui veut me passer à la moulinette, c'est déjà ça.

Nous avançâmes sans nous accorder la moindre pause dans la galerie faiblement éclairée mais finalement plutôt bien entretenue pendant un bon moment. Sans que je fusse cependant en mesure de dire pendant combien de temps exactement. Cette course souterraine suffit à me tirer quelques gouttes de sueur sur le front. A moins que ce ne fût les conséquences de la fulgurante montée d'adrénaline de laquelle je n'avais toujours pas eu le temps de me remettre. Il fallait dire que les derniers évènements s'étaient enchaînés bien vite et ne m'avaient octroyé aucun moment de répit pour permettre à mon flegme habituel de reprendre la situation en main.

Enfin, la galerie s'élargit à nouveau, pour donner sur une nouvelle salle ronde, modestement éclairée mais bien lumineuse en comparaison à la pénombre qui régnait durant notre fuite. La pièce était similaire à la précédente selon mes estimations, même si je n'avais pas pris le temps de l'observer en détail.

Si j'avais suivi à la lettre mon instinct, mon premier réflexe aurait été de gratifier l'autre d'une claque magistrale maintenant que nous avions enfin marqué une pause dans notre course. Mais la punition serait apparue bien douce pour son crime. Il aurait fallu trouver chatiment plus approprié. Mais je ne m'en sentais pas la volonté. Et là n'était pas mon rôle. Après tout, Lucian était libre de zigouiller qui bon lui chantait du moment que je n'étais pas sur sa liste noire. De plus, tout bien réfléchi, son intervention m'avait offert un moment de répit lors de la course-poursuite.

Recouvrant mon sang-froid en même temps que mon souffle, je fis signe au jeune homme de ne pas dire mot. Le temps pour moi de vérifier que personne n'était sur nos talons. Quand mon regard croisa le sien, je crus y déceler une lueur de reconnaissance sincère, pour le moins inattendue, qui me tira un très léger sourire.

Oh ? Il n'est donc pas un roc dénué d'émotions ? C'est pas pour me déplaire, je dois dire. Bon, pas de temps à perdre pour autant, les remerciements, si remerciements il y a, attendront.

De la galerie ne nous parvenait aucun bruit de course distinct. Ou nos poursuivant sacrifiaient leur vitesse au profit d'une certaine discrétion, ou ils avaient tout bonnement enfin abandonné la poursuite. Il fallait mettre à profit ce temps de répit chèrement acquis. L'autre me donnant l'impression, peut-être à tort, de s'en remettre à moi pour s'en tirer sans dommage, je me sentis obligé d'adopter un ton positif et conquérant, bien qu'il ne me seyait guère.

Bon, on a pas de temps à perdre ici. On trouve un moyen de sortir et on file en vitesse, compris ?

Sans attendre, j'enjoignis le geste à la parole, et commençai à fouiller la pièce. Il ne nous fallut pas longtemps pour constater que la seule issue pour quitter l'endroit était celle que nous venions d'emprunter. Incapable de réprimer une moue empreinte de ma contrariété, je ne m'attardais pas à ressasser cette mauvaise nouvelle pour autant. Bien que nous ne fûmes plus véritablement pressé par le temps, il convenait de ne pas s'attarder en ce lieu. Nul doute que la Marine enverrait bientôt une patrouille, ne fût-ce que par sens ou par gout du devoir consciencieux. Animé par cette obligation de couronner notre fuite de succès sans tarder, je continuais ma fouille. Minutieuse mais qui ne m'apporta rien de concret. Quelques planches de bois usé entassées dans un coin, auxquelles venaient s'ajouter les restes d'anciens meubles depuis longtemps rattrapés par leur propre vieillesse. Seule persistait à rester en état une table branlante et poussiéreuse. C'était là tout le matériel à notre disposition.

Si l'on se réfère à la qualité du bois, il y a de fortes chances que le toit cède si on le maltraite un temps soit peu. Tant pis pour mes réserves mais c'est pour la bonne cause...

Bon, je suppose que j'ai pas le choix...

Montant sur la table avec souplesse pour éviter qu'elle ne s'écroulât, je sortis mon stock de poudre de son contenu, un modeste sachet de toile. Dans un des recoins du plafond, au point de jonction entre le sol naturel et le support de bois qui avait été placé pour le suppléer, je déposai une bonne quantité de poudre. Puis je redescendis. Reculant de quelques pas, j'invitai l'autre à faire de même. Enfin, estimant tout danger écarté, j'ajustai le recoin ou était déposée la poudre, puis fis feu.

A la détonation succéda une secousse; le toit, comme prévu, ne résista pas à l'explosion. Une quantité impressionnante de gravas, de petits arbustes et de terre tomba par la trouée. J'attendis patiemment que l'éboulement touchât à sa fin avant de me diriger vers la trouée.

Je vais vérifier que personne ne nous a remarqué, reste ici en attendant, expliquai-je à l'attention de Lucian, toujours en m'appliquant à garder l'air le plus serein et bienveillant qu'il me soit permis d'afficher.

Tout en acrobaties, j'escaladai les quelques mètres nous séparant de la surface. A première vue, tout était calme. Et pour cause puisque nous avions atterri au milieu d'un champ de vignoble. Au sommet d'une colline, d'où l'on pouvait distinguer la ville de Gemeylrum.

C'est le propriétaire qui va en tirer, une tronche...

J'avertis le jeune homme en bas qu'il n'y avait rien à craindre. Puis je m'assis en tailleur à côté de la crevasse, secouant sans grande conviction mon pauvre chapeau désormais bien sale, en attendant que l'autre ne me rejoignît. Avec peut-être une idée de quoi faire maintenant que le danger semblait définitivement écarté.

Promenade en campagne ? Sieste au milieu d'un verger ? Les possibilités ne manquaient pas.
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