La vie est une passion

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La vie est une passion

Message par Gütz Walace le Jeu 13 Mai - 22:43

~° Humains et autres races°~

~°Présentation du Joueur°~

Prénom: surprise
Age: 19 ans
Ce que vous aimez: Les mangas de sports, dire le contraire de ce que je pense, le erebé
Ce que vous n'aimez pas: One Piece et les autres mangas, mes études, la tranquillité.
Première Impression: Pas assez de bleu
Autres :
Comment avez vous connu ce forum?: Par un ami, maudit soit-il.

~°Présentation du Personnage°~

Nom Orff
Prénom: Ernesto
Surnom: Le Gorgone, Le tueur fou
Age: 34 ans
Sexe : Masculin
Est-il existant ou inventé ? inventé
Race : Humaine
Description Psychologique : Ernesto a une psychologie très particulière. En effet, son humeur dépend de l'heure de la journée. Ainsi, un observateur extérieur peut découvrir au cours d'une journée les multiples facettes de cet homme.

L'après-midi, Ernesto est une personne joviale et pleine d'enthousiasme. Il aime beaucoup discuter et rire avec ses amis ainsi qu'avec ses admirateurs. L'après-midi étant une période importante pour son métier, cette bonne humeur et cette énergie qui émane de lui en fait un des artistes les plus populaires de cette partie du monde. Quoi que vous fassiez, Ernesto sera toujours à votre écoute ; c'est un homme ouvert d'esprit qui dédit entièrement sa vie à son public et à la sculpture.
Au contraire, le matin, Ernesto est quelqu'un de renfermé et de grognon. Il semble être un paresseux qui tarde à se lever au plus grand dam son entourage. Ce dernier a pris l'habitude de ne pas le déranger avant que le soleil ne soit pas déjà haut dans le ciel. Chaque matin, Ernesto ne fait rien, ou presque. Il est comme amorphe, vidé de son énergie vitale, incapable d'exécuter la moindre tache, même pour son art, aussi futile soit-elle. Cette période de la journée est propice à la réflexion et à la méditation. La majeure partie de ses projets naissent pendant ces heures-là.
Ce comportement peut s'expliquer par son humeur en soirée. En effet, Ernesto doit souvent prendre part à des salons culturels et des soirées qui se finissent souvent très tard. C'est le soir que la passion de l'artiste se fait le plus expressif.
Chaque soir, Ernesto est comme transporté par la passion de son art. Le lancer sur ce sujet, c'est subir un déluge de déclarations et d'explications enflammées, le tout rondement mené par une soif débordante de perfection. Oui, Ernesto est un perfectionniste dans son domaine. Il est tellement fou de sa passion qu'il semble passer dans un autre univers quand il aborde le sujet. Il n'est plus l'humain qui créait des œuvres, il est un homme au-dessus des préoccupations matérielles. Il voit plus loin ; il pourrait donner sa vie pour continuer à réaliser son travail. Même pour les professionnels, sa passion pour l'art est impressionnante. C'est ainsi que Ernesto est considéré comme un maitre artistique et beaucoup sont ceux à vouloir l'approcher, cherchant ses précieux conseils et son soutien.

Enfin, Ernesto change complètement de visage quand l'obscurité l'emporte sur le jour. Toute la chaleur du personnage semble s'évaporer. L'artiste prend le pas sur l'homme. Il devient quelqu'un de froid et de distant : un caillou serait plus chaleureux que l'Ernesto de la nuit. Cependant, sa vigueur créatrice n'en est pas diminuée, au contraire. La nuit est le moment où Ernesto est emporté par son envie de création. Chaque nuit, il pratique son art jusqu'à l'épuisement, hypnotisé par la beauté de son travail. Arrachez-le à son labeur et vous le tuez : rien n'est plus important que cette passion qui rythme sa vie depuis quinze ans.

Autre particularité, son humeur varie aussi en fonction de la météo. On pourrait croire que cela n'est pas différent de la plupart des gens, mais son humeur peut changer radicalement selon le temps qu'il fait.
Ainsi, Ernesto a une humeur changeante qui surprend même ses meilleurs amis. Malgré les années, il est toujours difficile de cerner la personnalité du personnage qui semble cacher ses mystères derrière sa passion vorace.

Description Physique : Ernesto est un homme entre deux âges et en parfaite condition physique. Depuis qu'il a commencé à sculpter, il a développé un physique qui ne laisse pas indifférentes les dames qui le croisent, d'autant plus que l'artiste est toujours célibataire malgré son âge et ne semble pas en voie de trouver sa moitié. Il a acquis une bonne puissance à force de manier le burin et de frapper le granit avec vigueur. Ses longues nuits à travailler sans repos lui ont donné une très bonne endurance. Cependant, ce n'est pas un combattant. Il n'a jamais appris à manier une quelconque arme et le combat à mains nues et loin d'être évident pour cette artiste qui n'a que rarement connu des affrontements ? Il a un visage plutôt amical mais cela dit, c'est assez relatif ; il n'est guère amical la nuit. Ses cheveux sont longs et souvent ébouriffés. Ernesto explique que les artistes ont souvent les cheveux longs ; c'est une marque de distinction. Ses amis pensent plutôt qu'il est trop occupé et négligé pour qu'il pense à se les couper ou même à les coiffer. Ni trop grand ni trop petit, Ernesto est dans la moyenne. Par son maintien et sa décontraction, il dégage une aura d'assurance et de respect. Lorsqu'on le croise dans les canaux, il est évident que cet homme se fond dans la masse. Cependant, Ernesto est assez populaire pour être reconnu.
Pour ce qui est du style vestimentaire, Ernesto n'en a pas de particulier. Évidemment, lorsqu'il est invité pour une exposition ou pour une soirée, il se doit d'être très bien habillé, même si cela le dérange un peu. Il préfère porter des habits plutôt communs. On peut noter qu'il ne sorte jamais, quand il le peut, sans un vaste imperméable disposant de nombreuses poches qui lui servent presque d'atelier ambulant. Tout ce qui est nécessaire à son travail se cache dans l'une de ces poches, et bien d'autres choses encore.

Pouvoir/capacité : Ernesto a un pouvoir immense : c'est un maitre dans l'art de sculpter. Ses œuvres sont toujours d'une très bonne qualité. Ses connaissances artistiques sont aussi très fournies. Son dur travail lui permet de posséder une force Suffisante sans être importante.
Grade : Maitre Sculpteur, tueur en série psychopathe
Nom de votre ville ou village : Water Seven
Histoire:

La naissance du Sculpteur

Ernesto vient d'une famille aisée : son père est un négociant d'objet rare réputé sur une appréciable partie de Grande Line et sa mère est une institutrice, fille unique d'un marchand. Des trois enfants qu'ils eurent, Ernesto est l'ainé. Stellia, sa sœur, est née cinq années plus tard et son frère, Petro, arriva encore plus tard, alors que Ernesto avait 14 ans. Jusqu'à ce que Petro naisse, l'enfance de Ernesto se déroula sans problèmes. Sa mère, Siana, s'occupa seule de l'éducation de ses enfants ; le père, Carl, étant souvent absent à cause de son travail. Son épouse était une institutrice de qualité, mais aussi une très bonne mère qui donna beaucoup d'amour à son fils ainé, puis à ses autres enfants.
Enfant, Ernesto était bien loin de se douter qu'il allait devenir un prestigieux artiste. Ses loisirs artistiques se limitèrent à des dessins griffonnés alors qu'il avait deux ans. Ernesto préférait courir et s'amuser avec les autres jeunes du quartier. Il montra rapidement qu'il savait être un bon compagnon de jeux, toujours joyeux et pleins d'idées.

C'est lorsque son frère fut né que Ernesto commença à s'intéresser aux arts. En effet, alors que son petit frère pleurait à chaudes larmes pendant une absence de leur mère, Ernesto montra un dessin, bien que mal fait, à son frère qui cessa rapidement de pleurer. Le jeune garçon fut agréablement surpris de l'effet de ce dessin ; il n'en espérait pas tant. Dès que sa mère fut rentrée, Ernesto exprima le souhait de s'essayer au dessin. Sa mère, puis son père ne virent aucune objection et l'inscrivirent à des cours de dessins.
Ce fut une expérience douloureuse pour le jeune garçon. Son professeur était une personne assez âgée sans aucune ouverture d'esprit. Il s'occupait d'élèves qui projetaient de devenir de grands artistes. Les essais maladroits d'Ernesto ne l'intéressaient guère, ne voyant aucun talent dans ce garçon. Ernesto, malgré toute sa bonne volonté, persévéra un an à suivre les « cours » avant de s'arrêter par dépit. Ce premier échec lui resta au travers de la gorge et il abandonna toute volonté d'art.

Trois ans plus tard, Ernesto était devenu un beau jeune homme plein d'avenir. Avec le soutien de ses parents, il s'était décidé à devenir médecin et pour cela, il était parti dans une école réputée, installé sur l'ile toute proche de Saint Poplar. La première année fut prometteuse. Le jeune homme assimilait toutes les connaissances avec aisance et semblait prédestiné à un avenir brillant. Ernesto était le centre d'attention de la plupart des étudiants qui appréciaient son énergie et sa gentillesse. C'est ainsi qu'un de ses amis l'invita à une soirée sur la peinture. Ce fut alors la deuxième fois qu'Ernesto prit plaisir avec l'art. Avec l'aide de cet ami, il demanda à apprendre à peindre.

Hélas, ce fut un deuxième échec. Ernesto s'essaya pendant six mois à tenter d'acquérir les bases de la peinture, mais c'était comme si sa capacité à apprendre n'était réservée qu'à la médecine. Il n'arrivait pas à retenir ce qu'on lui disait et sa peinture restait à l'état d'un brouillon. Emporté par la rage, Ernesto finit par claquer la porte et ainsi abandonner ses désirs artistiques pour un court instant.

C'est un jeune étudiant bouillonnant de rage qui marcha alors dans les rues, sans but, cherchant à évacuer sa frustration. C'est alors qu'il arriva sur la place de la ville. En son centre se trouvait une statue de plusieurs mètres de haut, celle-ci représentant une femme portant son bébé au creux des bras. Ernesto s'arrêta net à sa vue. La journée était belle et le soleil rendait la statue encore plus attirante que d'habitude ; ce n'était pas la première fois qu'il passait par ici. Ce fut une révélation pour le jeune homme. Il pouvait presque voir la statue prendre vie, quitter son socle et marcher dans la rue comme n'importe quel humain. Il resta debout pendant plusieurs minutes, émerveillé par une vision dont il était le seul à profiter. Ce n'est que lorsqu'un nuage vint cacher le soleil et enlever cette vision que Ernesto put enfin sortir de sa torpeur. Encore choqué par la merveilleuse vision, il retourna chez lui calmement et y resta cloitré pendant trois jours. Il resta prostré, se remémorant en boucle la vision de la place, appréciant chaque détail, chaque instant à sa juste valeur. Petit à petit, une nouvelle détermination naquit alors dans son cœur : il voulait sculpter. Il voulait donner aux gens des visions aussi belles que celle qu'il venait de voir. Il avait échoué avec le dessin et la peinture, il allait réussir avec la sculpture.
C'était une promesse.

Sur un coup tête, il dépensa son argent dans l'achat du nécessaire pour sculpter. Il porta lui-même les imposants blocs de granit de plusieurs dizaines de kilos dans sa chambre d'étudiant à la stupeur de ses voisins. C'est alors qu'il commença à tailler la pierre. Il n'avait pas de schémas clairs, ni de plans détaillés et d'idées fixes. Il assouvissait simplement son envie nouvelle de sculpter. Ses premiers coups de burin furent maladroits, frappés avec une vigueur fébrile. Peu habitués à l'ouvrage, ses doigts lui firent rapidement mal. Mais il ne s'arrêta pas. Il continua à tailler le granit qui prenait forme peu à peu. Au bout d'une quinzaine de minutes, Ernesto s'aperçut dans un éclair de lucidité qu'il ne restait plus rien d'utilisable de son bloc de granit. Il balaya rapidement avec ses pieds les morceaux de granit et s'attaqua aussitôt à un autre bloc.

Cela dura deux semaines. Pendant cette période, Ernesto manqua tous ses cours. Il n'entra en contact avec personne. Les seules preuves de son existence furent les coups de burin qui étaient audible par les voisins et ses brefs aller-retour pour aller chercher de nouveaux blocs de granit. Pendant deux semaines, personne ne sut ce qu'il était en train de faire, on murmurait qu'il était devenu fou et tout le monde s'inquiétait. Les avertissements de l'école n'eurent aucun effet. Ils voulurent l'arrêter quand celui-ci sortirait acheter du matériel mais Ernesto sortait de moins en moins et quand il le faisait, il savait se faire discret. À bout de patience, l'école avertit ses parents qui vinrent le lendemain. Après plusieurs minutes de supplication, Ernesto fit entrer la totalité de la famille Orff dans ce qui ressemblait à une carrière de granit. Le sol était recouvert d'une épaisse couche de morceaux de granit qui roulaient sous les pieds. Il régnait un désordre incroyable dans la chambre, des détritus jonchaient le sol, des livres étaient rassemblés dans un coin ; Ernesto avait vidé ses étagères pour y placer ses œuvres.

Quand ils les virent, les Orff s'arrêtèrent. Ils avaient devant leurs yeux ébahis une dizaine de visages de granit, d'une excellente facture. Ernesto avait taillé le visage de tous les membres de sa famille ainsi que celui de plusieurs de ses amis. Le travail réalisé était stupéfiant. Les visages étaient parfaitement reconnaissables. On aurait pu jurer que s'en étaient des copies parfaites. Ernesto se trouvait à côté de ces visages, il était comme transfiguré. Ses vêtements étaient d'une saleté repoussante et déchirée à de nombreux endroits. Son visage et ses bras étaient recouverts d'ecchymoses et de coupures. Il semblait très amaigri et très fatigué mais son regard avait gagné en intensité. Même dans la fatigue et la souffrance, il semblait heureux. Carl, le patriarche, finit par parler.


C'est toi qui as fait ça mon fils ?
Oui, Père.
Bien...

C'est ainsi que commença la carrière de Ernesto. Carl contacta plusieurs maitres-artistes afin de juger le travail de son fils. Leurs conclusions furent éloquentes : ils étaient émerveillés par la qualité du travail, alors qu'Ernesto n'était qu'un novice. Dès lors, les portes du monde de la sculpture s'ouvrirent à lui. Il abandonna ses études de médecin et s'installa à son propre compte, avec la bénédiction de ses parents qui ne souhaitaient pas s'opposer aux désirs de leur fils. Les premières années furent heureuses pour Ernesto. Il travailla de longues heures, créant de nombreuses pièces, s'entrainant à parfaire ses techniques. En moins d'un an, il créa suffisamment d'œuvres pour ouvrir une exposition qui remporta un franc succès. Il put alors vivre de son métier et fut comme un artiste accompli. Rapidement, le public constata qu'il taillait les formes humaines à la perfection ce qu'il lui valut ce surnom de « Le Gorgone ». Peu à peu, il s'habitua à sa nouvelle vie, la passant entre son atelier et les expositions.


La naissance du tueur

C'est à 28 ans qu'un changement vint dans la vie d'Ernesto. À cette époque, il était un artiste connu et reconnu par ses pairs. Il vivait aisément dans une maison qu'il avait fait bâtir avec un vaste atelier qui possédait son propre accès privé aux canaux, un peu l'écart du centre de Water Seven. Il s'était forgé un appréciable cercle de connaissances qui le faisait participer souvent à des fêtes ou des diners. Sur le plan artistique, il tailla les statues de plusieurs nouveaux édifices publics dans plusieurs villes et îles de Grande Line. La qualité de son travail et le réalisme de ses oeuvres en faisaient un artiste incontournable dont Water Seven était fier. Les Orff étaient très satisfaits du parcours de leur fils et Ernesto était un modèle pour son frère et sa sœur. Cette dernière voulait se lancer dans le métier de conservateur de musée, ce qui rendait Ernesto très fier.

Hélas, petit à petit, dans l'obscurité de son atelier, Ernesto travaillait de moins en moins. Il n'était plus satisfait par ce qu'il taillait. Pour les autres sculpteurs, la qualité de son travail était presque miraculeuse. Cependant, Ernesto n’était toujours pas satisfait de cette « perfection ». Il voulait absolument accéder à son rêve depuis quelques années : réussir des statues réellement parfaites, encore plus humaines que les originaux. Il s'essaya de nombreuses fois mais chaque essai termina par un échec cuisant ; le granite volant en éclat sous les coups ravageurs du sculpteur frustré. C'est à ce moment-là ou son humeur commença à varier selon la journée et la météo.
En public, Ernesto était souriant et joyeux mais la nuit venue, lorsqu'il était seul, il sombrait petit à petit dans la dépression, cherchant une réponse acceptable à sa recherche de la perfection. Son travail commença à s'en faire ressentir sérieusement et son entourage s'inquiéta.
Ils décidèrent de faire sortir Ernesto de sa routine quotidienne en lui faisant découvrir, au cours d'un « voyage organisé », d'autres façons de rendre vivant ce qui est inanimé. Parmi les nombreuses activités qu'il put observer au cours de cette semaine, il fut stupéfié par les techniques d'un taxidermiste. Fixement, il regarda ce dernier prendre un chien mort et le dépouillait de ses viscères et de ses organes. Par quelques gestes experts, le professionnel l'empailla, lui redonnant une nouvelle vie factice. Ernesto le questionna sur l'adaptabilité de cette technique à la sculpture mais ce dernier avoua son ignorance en la matière. Qu'importe, Ernesto avait trouvé la solution au problème qui le torturait.


Il fit son premier test une semaine plus tard. Il avait posé deux jours de congé dans son emploi du temps pour agir sereinement dans la tranquillité de son atelier. Son choix se porta sur un chien trouvé mort il y a quelques jours par des voisins Maladroitement, Ernesto éventra la bête et se mit à le vider de ses organes. La chose faite, il fit couler lentement un mélange de ciment et de plâtre à l'intérieur de la bête. Le mélange prit la place des organes, redonnant « chair » à l'animal. Ernesto recousit le flanc de la bête avant de constater l'état du chien. Aux yeux de Ernesto, l'animal semblait avoir retrouvé la vie, mais il était bloqué dans sa position de départ ; le mélange s'étant s, le changeait de disposition lui fut impossible. Ernesto fit abstraction de ce problème et prépara alors un mélange composé de ciment et de granit broyé ; ce mélange était couramment utilisé par les sculpteurs afin de « fluidifier » l'œuvre finale, cachant les imperfections et les bords trop abrupts. Il badigeonna l'ensemble du chien avec ce mélange et laissa sécher le tout. Le résultat fut mitigé. Les poils de la bête étaient encore clairement visibles et rendaient l'œuvre affreuse. Cependant, l'aspect « statue » était assez bien fait. En négligeant les quelques défauts du résultat, son expérience était une réussite.

Pendant un an, il multiplia ce genre d'expérience. Il constata que tout enlever pouvait être un inconvénient pour la mobilité du sujet. Il fit plusieurs essais avec plusieurs degrés de dépouillement et finit par trouver le juste équilibre, permettant de faire bouger le sujet sans trop de difficulté, en préservant son aspect. L'idée de retirer tous les poils fut très appréciable, rendant l'aspect « statue » plus que satisfaisant. Il s'améliora aussi dans la découpe ; il se faisait juste assez de place pour opérer le dépouillement. Il s'entraina aussi sur des chats, des oiseaux et même des mammifères plus gros tel qu'un cheval. Au cours d'une exposition, il dissimula parmi ses œuvres classiques un de ses animaux « statufier ». Le public accueillit la création avec enthousiasme, déclarant que Ernesto avait réalisé là son œuvre la plus parfaite. Cet accueil le conforta encore plus, certains de la perfection de son procédé.
Cependant, Ernesto ne voulait pas se contenter d'animaux, il voulait sculpter des formes humaines. D'abord réticent à l'utilisation de cadavre, sa soif de perfection prit le pas sur sa morale. C'est ainsi qu'une nuit, il déterra un corps « frais » dans un cimetière voisin et l'emmena sans se faire voir chez lui. De cette expérience, il en garda un souvenir amer. La chair en décomposition n'était pas du tout pratique à manipuler et la peau, beaucoup trop fragile, ne pouvait contenir avec efficacité le mélange que l'artiste incorporait. Le résultat final fut décevant, bien loin des hautes attentes de Ernesto. Déçu, il abandonna le projet, momentanément.


Il reprit alors son rythme de vie d'avant, n'utilisant son nouveau procédé que pour des animaux, il se perfectionna encore pendant l'année qui suivit. Hélas, sa dépression s'accentua au cours de l'année, sa passion pour la perfection n'étant pas, alors qu'il avait la solution à portée de main. Il résista vaillamment contre cette passion qui, pour qu'elle soit assouvie, demandait un sacrifice beaucoup trop grand pour la morale de l'artiste. Ernesto devint froid avec les autres. Il créait de moins en moins et il restait parfois prostré plusieurs jours d'affilée, ne sachant que faire. Mais sa résistance était futile et peu à peu, sa morale de fissura face à l'envie créatrice qui le possédait.

C'est dans sa trenti annannée que le destin lui offrit sa chance. Au cours d'une nuit, il tomba sur un clochard à complètement saoul. L'homme accumulait tous les symptômes de la déchéance humaine. D'un coup sans crier gare, sa passion créatrice s'empara de lui, jugeant que l'homme ferait un bon sujet d'expérience pour son œuvre. De plus, quelles merveilleuses choses que de permettre à cet homme de rentrer dans l'histoire de l'art ! Ernesto allait offrir un avenir éblouissant à cet homme de l'ombre. Sûr de ce qu'il allait faire, il appâta l'homme avec une bouteille, le fit venir chez lui et l'installa dans sa cave. Alors qu'il buvait la bouteille sans se soucier de l'artiste, Ernesto prit un fil d'acier et étrangla sauvagement l'homme qui ne put s'échapper. Le corps s'étant arrêté de vivre, Ernes solâcha et constata avec soulagement que le corps n'était pas trop abimé.to lacha Avoir tué quelqu'un aurait pu rendre fou n'importe qui, mais Ernesto était étrangement calme. En fait, il était surtout excité : il allait pouvoir enfin atteindre le but ultime de son art.
Toute la nuit, il utilisa le corps sans vie de l'homme pour son procédé de « statufication ». Il travailla avec acharnement, ne négligeant aucune étape de la méthode. Le jour se levant, Ernesto avait en face de lui l'incarnation de son rêve ; une statue qui donnait l'impression d'être vivante. Pour l'artiste, elle était même vivante. C'était sa création, la première d'une longue série.


Personne ne remarqua la disparition de l'homme et Ernesto s'en moquait. Quelques jours plus tard, il exposa son œuvre au public et aux experts de la profession. Ces derniers furent ébahis par la performance. Les spécialistes étaient formels, Ernesto était devenu un maitre, sinon le maitre de la sculpture réaliste. On se bousculait pour voir l'achèvement de son travail et pour rencontrer celui qui donnait la vie à la pierre. Sa perfection fit le tour de tout grande Line. Pas un seul moment il ne songea au crime qu'il avait commis, seul son travail obnubilait ses pensées. La façon dont il avait pris possession du corps était un coup du destin et sa morale ne pouvait plus rien pour lui, tuer était si facile quand on donnait pour l'art. Pour Ernesto, l'homme avait donné son corps pour une grande œuvre. En tant qu'artiste, il avait façonné son rêve et sa nouvelle vie.

Pendant quatre ans, Ernesto continua à assassiner pour obtenir des corps. Ce n'était pas des quidams pris au hasard, chacune de ses victimes était la personne parfaite pour chacun de ses projets. Ses techniques furent optimisés et la qualité de son travail conserva cette perfection. Évidemment, les gens finirent par prendre conscience des disparitions. On commençait à murmurer que c'était l'œuvre d'un tueur en série. Cependant, les meurtres étaient rares ; Ernesto n'utilisait qu'une dizaine de corps chaque année, chaque corps étant travaillé pendant plusieurs jours afin de produire l'oeuvre la plus détaillée possible, essayant de parfaire la perfection. Pas une seule fois il se soucia des crimes qu'il faisait. Finalement, ce n'était que de la matière première qu'il chassait quelques soirs pour, au final, le plaisir de ses admirateurs.

Le comble du cauchemar vint lorsque Ernesto déclara à la ville qu'il ferait une statue en l'hommage de chaque disparu. Cette décision fut très populaire, les familles des victimes étant reconnaissant qu'un artiste aussi connu qu'Ernesto puisse utiliser sa sculpture pour la mémoire de leur proche. Ce qu'elles ne savaient pas, c'est que les statues en question étaient en réalité les corps de leurs proches statufier par Ernesto. C'est ainsi que les mots qu'Ernesto prononçait à l'intention des familles prenaient un tout autre sens.


Ainsi, ils seront toujours avec vous.



PS : Texte corrigé, garanti presque peut être pas sans faute


Dernière édition par Lt. Tashigi le Dim 16 Mai - 16:52, édité 5 fois
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Re: La vie est une passion

Message par Marco le Ven 14 Mai - 0:47

Salut et bienvenu sur le forum.

Puisque willy nous pousse au cul pour lire et commenter des fiches j'ai choisi la tienne pour me faire les dents.
Puisque c'est un premier jet, on peut considérer qu'il y aura une relecture de la fiche donc, tu remarqueras sans doute quelques fautes qui sont étalées sur la fiche. Cela va des fautes d'accords aux fautes de conjugaison. Heureusement une bonne relecture en éliminera la plupart sinon toutes. Il existe aussi une ou deux petites répétition aussi mais c'est pas bien grave.

Un point me chiffonne cependant sur ton personnage, c'est le fait que tu le décrives comme une personne pas banal par les gens qui peuvent le croiser dans la rue alors que tout porte à croire qu'il l'est justement. Une taille moyenne, des fringues basiques...
Qu'est-ce qui fait en lui que les gens se retournent sur son passage, parce que, même quand tu as un certain maintien dans ta tenue et dans tes manières, les gens ne te considèrent pas forcément comme quelqu'un hors du commun.
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Re: La vie est une passion

Message par Maître du Jeu au Trésor le Ven 14 Mai - 13:18

Bonjour et bienvenue,

Etonnant de voir Tashigi comme compte dans les civils et de constater qu'en fait... C'est un personnage totalement différent !

Comme l'a déjà dit Marco, il reste encore pas mal d'erreurs mais une lecture attentive devrait permettre de corriger tout cela

c'est subir un déluge de déclaration et d'explication enflammé

Il manque tout simplement les accords des mots entre eux ^^


Pour la suite, ce que Marco a relevé c'est le fait que le contraste du personnage n'est peut-être pas assez souligné : c'est un homme qui a l'air banal la journée, son comportement l'est également (au passage, hormis le côté glauque l'idée rentre bien dans One Piece) et s'enflamme dès qu'il parle de son art (c'est là seulement qu'il n'est pas banal ainsi que la nuit comme tu l'as précisé).

Aussi, je te souhaite bon courage, tu as à corriger et peut-être souligné le contraste banal/artiste encore plus et tu peux poursuivre ta route !




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Re: La vie est une passion

Message par Gütz Walace le Sam 15 Mai - 22:36

Pucci, un après-midi d'été.

L'exposition battait son plein. Nombreux étaient les curieux à se presser dans la vaste salle généreusement prêtée par la ville. De nombreux artistes étaient présents, comme des peintres avant-gardistes, des dessinateurs dramatiques et même des architectes d'intérieurs. La haute société de Pucci avait fait le déplacement pour admirer les œuvres majeures qui avaient été réalisées pendant l'année. Caché dans la foule, Ernesto se promenait, observant avec ravissement les magnifiques travaux de ses confrères. Certains touristes le saluèrent chaleureusement et tous lui parlèrent de sa dernière création avec enthousiasme. À son évocation, l'artiste souriait et remerciait courtoisement les marques d'attentions, distribuant sans compter des poignets de mains et des sourires charmeurs.
L'œuvre en question était, comme tous ses travaux, saisissante de réalisme. Elle représentait un homme, rampant au sol, la main cherchant vainement à attraper quelque chose devant lui, les yeux écarquillés de peur, la bouche béante, semblant chercher un secours dans le public ; Ernesto l'avait nommé « désespoir ». Le public et les experts ne tarissaient pas d'éloges sur cette sculpture depuis qu'Ernesto leur avait présenté, après un mois de travail acharné. L'horreur décrite sur le visage de l'homme était saisissante. Certaines âmes sensibles frissonnaient de terreurs en apercevant le visage figé de l'homme. Pour l'artiste, ces manifestations d'inquiétudes étaient les preuves que sa réalisation était vivante.
Cela était le plus important à ses yeux.

Ernesto repensa à l'instant de sa création. Il était parti sur une idée de base bien précise, mais un éclair de génie l'avait traversé. L'homme qu'il était en train d'étrangler avait hurlé à la mort, cherchant avec désespoir une échappatoire. L'expression de son visage avait émerveillé l'artiste et, alors qu'il eut fini de rendre docile sa matière première, il décida de changer radicalement de projet. Cela lui couta certes beaucoup plus de temps que prévu, mais le résultat était finalement au rendez-vous.

Perdu dans ses pensées, il ne vit pas la jeune femme qui s'était arrêtée devant lui pour le saluer. Marchant sur son pied, la femme laissa échapper un gémissement qui fit sortir Ernesto de ses pensées ; il ne put alors que constater sa faute. Il recula de trois pas et, posant sa main droite sur son torse, il baissa la tête.


Oh ! Je suis confus ! Veillez me pardonner mademoiselle pour cet acte grossier !

Ernesto releva la tête et détailla rapidement des pieds à la tête l'inconnue. Tailleur strict, chemisier blanc, une poitrine légèrement arrondie, le teint hâlé, la vingtaine, des cheveux blonds retenus en chignon, de jolis yeux gris cachés derrière des lunettes ; Ernesto reconnut le style d'une étudiante. Cette dernière semblait embarrassée par les excuses de l'artiste.

Non ! Vous ne devriez pas ! C'est moi ! J'ai... c'est ma faute, je vous ai dérangée dans vos pensées.

La perspective d'avoir éventuellement gâché la conceptualisation d'une nouvelle œuvre semblait la terrifier. Heureusement, il ne semblait pas que ce soit le cas : Ernesto se redressa, posa délicatement sa main sur le bras de la femme et sourit chaleureusement.

Voyons. Ne vous excusez pas. Il est de mon devoir de savoir reconnaître mes fautes en bon gentleman, encore plus pour une femme si belle que vous. Je vous ai marché sur le pied, c'est une faute affreuse qui demande réparation. Permettez-moi de vous inviter à boire un verre.

Le rouge monta au visage de la jeune étudiante et elle baissa la tête, essayant de cacher vainement sa gêne. Elle suivit cependant l'artiste qu'il l'emmena à une terrasse d'un bar.
Pendant plusieurs heures, ils discutèrent de nombreux sujets. Il apprit qu'elle s'appelait Margareth Tchertha et qu'elle était passionnée par l'art. Elle faisait ses études, tout à fait par hasard, dans une école ouverte par l'ancien professeur de peinture d'Ernesto. Rapidement, elle révéla qu'il était son artiste favori et qu'elle suivait minutieusement tout ce qui concernait le sculpteur depuis plusieurs années. Ernesto appréciait la compagnie de Margareth : elle était très ouverte d'esprit et ses connaissances étaient riches. Pour ce qui était du travail d'Ernesto, elle semblait connaître par cœur sa vie, s'extasiant sans cesse sur la vision qu'il avait eue si jeune. L'artiste devinait l'état dans laquelle elle se trouvait de pouvoir discuter avec son idole. La journée passa ainsi, Ernesto annula même un rendez-vous avec des amis de Pucci afin de rester avec Margareth, ce qu'elle accepta après moult refus, gênée de devoir le déranger dans ses projets.

Le soir venu, Ernesto commençait à fatiguer, la journée avait été longue : cette exposition était le fruit de plusieurs jours de travail et de stress, elle se concluait cependant sur une note positive. Il voulut prendre congé de Margareth, prétextant qu'il devait prendre le train des mers pour Water Seven. Quelle ne fut pas sa surprise quand elle lui indiqua qu'elle vivait au cœur même de cette ville et qu'elle allait elle aussi rentrer par l'Umi-Resha. Soupçonnant la jeune femme d'y être pour beaucoup dans ce hasard, il l'invita à revenir avec lui, ce qu'elle accepta aussitôt avec une joie non dissimulée. Le voyage de retour se déroula sans problème, ou presque. La nuit arrivant, la personnalité d'Ernesto commença à changer petit à petit : il resta souvent silencieux, écoutant d'une oreille distraite les discours passionnés de son agréable compagnie. Parfois, sans qu'il s'en rende compte, il fixait Margareth, sans prendre la peine de se faire discret. Cette dernière rougissait à chaque fois, le regard plein d'espoir, attendant avec inquiétude une éventuelle question de l'homme qu'elle admirait. Mais Ernesto ne disait rien, semblant être plongé dans ses projets de sculptures.
Ils finirent par arriver à la gare de Water Seven. La nuit était déjà tombée et une fine pluie accueillit l'insolite couple à leurs sorties du bâtiment. Le moment était venu de se séparer. Margareth semblait déçu de devoir quitter ainsi Ernesto.


Et bien, Monsieur Orff... je vous souhaite une bonne nuit.

Margareth avait relâché ses cheveux qui tombaient librement sur sa nuque. Son sourire triste était ravissant dans la pénombre. Elle se tenait là, les mains derrière le dos, hésitant à quitter le sculpteur. Quelques larmes se mêlèrent à la pluie et coulèrent sur les joues de la jeune femme, rosies par l'instant présent. Ernesto regarda l'étudiante, telle sa lumière dans l'obscurité. Une sorte de phare irradiant de beauté et de simplicité. Dès cet instant, il en tomba amoureux.
Il fit quelques pas en avant, réduisant l'espace entre eux, se plaçant juste en face de Margareth. Celle-ci releva la tête, surprise, vers le visage de l'artiste, étant un peu plus petite que lui.


Monsieur Orff ?
Margareth... aimeriez-vous venir voir mon atelier ?

La jeune femme écarquilla les yeux, consciente de l'honneur qu'il lui faisait. Emportée par l'émotion, elle approuva du chef, sans pouvoir dire un mot. Gentiment, Ernesto lui prit le bras et l'emmena sur son yagara bull qu'il avait amarré non loin. La dizaine de minutes de trajet entre la gare et la demeure d'Ernesto se firent dans un silence absolu. On aurait pu croire à un jeune couple d'amoureux lors d'une promenade romantique : Margareth avait posé sa tête sur l'épaule de l'artiste qui serrait la jeune femme contre lui, une main posée sur sa frêle épaule. L'étudiante semblait voguer dans un rêve mais regrettait le silence de l'artiste. C'est au moment ou elle voulut poser une question banale à l'homme que celui-ci se mit à murmurer, le regard dans le vague.

Qu'est ce qu'il serait le mieux ...? À genoux ou debout ? Hum ... Pourquoi pas ... Avec les autres ... ça ferait une famille ... non ... ça n'ira pas ...

Margareth fronça les sourcils, se demandant ce qu'il se passait. Mais Ernesto ne semblait pas se rendre compte qu'il parlait tout seul. Elle décida d'oublier cet incident et de se concentrer sur le corps de l'homme qu'elle convoitait.

Arrivé devant chez lui, Ernesto conduisit directement son bull vers l'entrée menant à son atelier. Il faisait sombre dans le passage et Margareth en profita pour se serrer un peu plus contre Ernesto qui ne la repoussa pas. Ils finirent par déboucher sur un large espace éclairé par quelques lampes. Posées près des murs, des centaines de statues attendaient d'être achevées. Certaines étaient presque finies ; Margareth s'approcha de quelques-unes avec enthousiasme.


C'est magnifique ! Et dire que je suis la première à voir ça !

Ernesto s'approcha d'un coin où plusieurs canapés et une table basse étaient installés et il y abandonna son manteau qui ne le quittait jamais lorsqu'il sortait. Margareth s'approcha elle aussi pour se délester de quelques vêtements. Dans un murmure à peine audible, Ernesto lui répondit alors qu'elle enlevait son manteau.

Pas tout à fait... Quelqu'un les a déjà vues... Et elle est toujours là.

Son regard traversa la salle et se porta sur une petite statue représentant une fillette à genoux. Ernesto esquissa un sourire : même dans l'ombre, l'œuvre dégageait un charme sans précédent.

Qu'est ce qu'il y a ?
Non... Rien.

Puis, un peu plus bas, pour lui même.

Un corps sans membre ? Non ... Ou peut être que si ...

La température était agréable dans l'atelier. Margareth s'était dévêtu ne gardant que son chemisier et son tailleur. Ernesto se proposa pour aller chercher des boissons et sortit de l'atelier, laissant seul Margareth, appréciant la situation dans laquelle elle se trouvait. Pour patienter, et pour satisfaire sa curiosité dévorante, elle mit la main sur le manteau de l'artiste et regarda ce qu'il contenait. Il y avait une collection hétéroclite d'objets dans les multiples poches du vêtement dont une règle, des crayons, des feuilles de papier, un petit burin, un long fil d'acier, un monocle, des clés, une plume d'oiseau et même un couteau.
Entendant du bruit, elle remit rapidement le vêtement à sa place. Ernesto revint, un plateau portant deux verres et une bouteille de rhum dans une main. Il s'assit à côté de Margareth et lui donna un verre, gardant l'autre pour lui.


Buvons à nous deux !
Oh oui ! .... Tiens, pourquoi pas en buvant ?...
Qu'est ce qu'il y a ?
Non, toujours rien, malheureusement.

Perplexe, Margareth, but d'une traite la totalité de son verre. Le reposant sur la table, elle constata qu'Ernesto n'avait pas bu. Il se contentait de la fixer, une grimace figée aux lèvres. La jeune femme sourit et s'approcha un peu plus de l'homme.

Qui a-t-il Monsieur Orff ?
Rappelle toi... Ernesto ! Tu es Ernesto Orff ! Tu t'appelles Ernesto ! Rappelle-toi ! Tu as surement la solution !
Mais, je... Quoi ?

Ernesto la prit par les épaules et se mit face à elle. Son regard la fixait.

Comment je m'appelle ? Dites-le !
D'accord... Ernesto ?
Oui ! Je suis Ernesto ! Appelez-moi Ernesto ! Je suis Ernesto Orff !

Bien... Ernesto.

Elle murmura son nom comme le murmure un amoureux, bien qu'elle s'inquiétait des réactions étranges de l'artiste. Ernesto n'y fit pas attention. Il sentait l'excitation grandir en lui ; quelque chose d'animal se réveillait et ses mains furent parcourues par des fourmillements. L'illumination venait d'arriver. C'est comme si d'immenses machines venaient de se débloquer dans la tête d'Erneso. Posant son verre, il prit les mains de Margareth dans les siennes et lui déclara d'une voix remplie de passion.

Je sais maintenant ! Il te faut ! Je te veux !

Margareth fut stupéfiée par ces mots. Elle ne put dire quelque chose qu'Ernesto reprit de plus belle.

Je te veux ! Je veux ton corps ! Il ira à ravir !

Une larme coula sur la joue d'Ernesto et celui pris Margareth dans ses bras. Cette dernière éclata en sanglots, ne pouvant croire à ce miracle.

Oh ! Ernesto ! Je t'aime !
Moi aussi ! Je m'aime !
Je vous aime depuis si longtemps !
Moi aussi ! Quel sublime idée ! Je te veux ! Il n' y a que toi qui peut correspondre ! C'est un signe du destin !

Margareth voulut l'embrasser, mais à sa grande surprise, il l'évita et se leva. Il semblait pris par une fougueuse passion. Il enleva sa chemise, dévoilant aux yeux de Margareth l'agréable corps qu'il entretenait depuis plusieurs années. Elle considéra cela comme une invitation. Elle commença par enlever son chemisier, alors que l'artiste fouillait les poches de son manteau. Elle continua à se déshabiller, ne gardant que ses sous-vêtements. Ernesto finit par se retourner, Son regard ardent et animal détaillant Margareth.

Absolument parfaite ! Magnifiquement belle ! Un corps à m'en damner ! Merci, Seigneur !

Margareth fut touchée par la déclaration et s'approcha de celui qu'elle aimait. Levant les bras, elle les passa autour du cou de l'homme, puis elle posa son front contre son torse, appréciant sa chaleur corporelle. Ernesto approcha son visage de la femme qui ferma les yeux dans l'attente d'un baiser passionné. Mais celui-ci n'arriva jamais.

Ernesto passa le fil d'acier autour du cou de Margareth et sera de toutes ses forces. Le bonheur sur le visage de Margareth se transforma aussitôt en horreur.


Mais ! Que ! Ernesto !

Ce dernier ne l'entendait pas. Il se contentait de serrer, totalement en extase, le regard fixé sur l'adorable visage terrifié de la femme, murmurant sans discontinuité ces mots :

Magnifique ! Sublime ! Je te veux ! Je te veux ! Je veux ton corps ! Oui, un corps parfait ! Un corps plein de vie ! Un corps parfait ! Une matière noble ! Le commencement d'une nouvelle œuvre ! La perfection !

L'adorable jeune femme se débattit, cherchant à s'échapper de son emprise mais Ernesto était bien trop fort pour elle. L'oxygène n'arrivait déjà plus dans sa gorge. Elle étouffait. Sa vue se brouilla ; la fin était proche. Sa dernière vision fut celle du visage d'Ernesto n'exprimant qu'une jouissance absolue.

Le corps de Margareth finit par cesser de bouger. Ernesto relâcha peu à peu son étreinte et déposa délicatement le corps sans vie sur le canapé. Il lâcha le fil d'acier et se passa la langue sur les lèvres, appréciant déjà ce qui allait suivre. Un nouveau projet allait pouvoir commencer. Lorsqu'il l'avait vue, simple et belle devant la gare, sa passion créatrice s'était emparée de lui. Il a de suite voulu représenter ce magnifique moment dans le granit et il s'était arrangé pour obtenir tout ce dont il avait besoin.

Il s'approcha de la dépouille et embrassa goulument sa bouche.


Oh ! Ma belle ! J'ai eu ton corps ! Tu es si belle, si parfaite !

Ernesto but le verre de rhum qu'il avait laissé, appréciant l'alcool qui coula dans sa gorge. Une longue nuit de travail allait pouvoir commencer. Il se sentait aussi exciter qu'un jeune homme attendant pour son premier rendez-vous galant, à la différence notoire qu'il avait rendez-vous avec une nouvelle œuvre tout droit sortie de son esprit de génie.

Ernesto prépara son matériel, déposant le corps sur une table cachée dans un coin sombre parmi les débris de granit. Juste à côté de la table qui était recouverte de sang séché, il mit en marche un vieux tourne-disque. Un formidable son se fit entendre, soutenu par des choeurs puissants, donnant un aspect cérémonieux à ce qui allait suivre.


Rien de mieux que la musique préfér de père pour commençait avec douceur et passion !

Il prit alors un ciseau dans sa main gauche et recoiffa délicatement les cheveux du cadavre.[/i]

Prenons notre temps, ma belle aux yeux de pierre. Nous avons toute la nuit pour que tu deviennes une beauté de granit.


Dernière édition par Lt. Tashigi le Lun 17 Mai - 1:50, édité 3 fois
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Re: La vie est une passion

Message par Maître du Jeu de Loi le Dim 16 Mai - 0:05

Et bien voyez vous ça, un psychopathe ! Très charmant au demeurant bien qu'assez classique tu arrives à l'interpréter d'une bonne manière.

Je relève néanmoins des fautes en nombre important ta relecture n'a pas été parfaite !
un sourire figer
figé !
Il s'agit le plus souvent d'erreurs d'accord ou d'orthrographe, rien de bien méchant que tu devrais pouvoir corriger si tu t'appliques sérieusement. Sinon je te passerai la corde autour du cou.

De plus, certaines de tes tournures de phrases sont maladroites voir parfois carrément incorrectes.

une aura de beauté rare
"une aura d'une rare beauté" aurait été mieux.

Il enleva son haut, dévoilant aux yeux de Margareth l'agréable corps qu'il entretenait en frappant le granit, qui crut comprendre les désirs de l'homme

Cette phrase par exemple est difficilement compréhensible.


Plutôt que le meurtre, tu aurais peut être du d'avantage parler de la création de ton oeuvre. Comment tu la transformes en une statue digne de figurer parmi les grandes oeuvres d'Ernesto, après tout ton personnage est un artiste non ?

De même, on ne ressent que moyennement l'excitation du meurtre, la tension palpable, le plaisir que l'artiste ressent en ôtant la vie. N'hésite pas à nous immisser d'avantage dans ses pensées, ça ne peut qu'être profitable.

Voilà, il me semble que j'ai fait le tour de ce qui n'allait pas. Cela dit ne t'inquiète pas, ta fiche est de très bonne facture et tu n'as pas à te faire de soucis pour ta validation.


Je ne donne pas d'avis chiffré pour le moment, tu voudras peut être revoir ta fiche. Si tu n'en as pas envie, n'hésite pas à le dire.
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Re: La vie est une passion

Message par Gütz Walace le Dim 16 Mai - 0:53

Je tiens à faire trois remarques.
D'abord, l'orthographe, je comprends, c'est mon point faible. La formulation de certaines phrase, je comprends aussi parfaitement, il y en a certaines que j'ai du mal à formuler correctement.

Ensuite, pour ce qui est de la création de l'oeuvre en elle-même, je l'ai déjà évoqué dans l'histoire. Je n'ai pas souhaité faire de la répétition dans ce RP.

Et enfin, ce qui me dérange le plus.

le plaisir que l'artiste ressent en ôtant la vie.

Mon personnage ne ressent aucun plaisir à ôter la vie. Il ne tue pas pour le plaisir de tuer, il tue pour avoir de la matière première « fraiche » prête à l'emploi. Tuer est juste une nécessité. Son plaisir est dans la création artistique et non dans le meurtre.
J'ai plus voulu exprimer son indifférence vis-à-vis des meurtres. Il ne voit que la création et non l'acte de destruction de la vie.

Edit : J'ai corrigé minutieusement les fautes. S'il en reste, je serais incapable de les trouver. Y passer des heures ne changerait rien au fait qu'elles se retrouveront dans mes RP.
J'ai reformulé mes phrases. Je pense qu'il n'y guère de problème maintenant.
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Re: La vie est une passion

Message par Maître du Jeu au Trésor le Dim 16 Mai - 23:16

Rebonjour!

Alors, te voici à l'évaluation finale de ton travail !

On sent en effet une nette amélioration de l'orthographe, il reste quelques erreurs de grammaire mais plutôt rare. Tu as fait un gros effort mais à présent il faudra tenir le rythme !

Concernant ton rp, il me semble très correct si ce n'est qu'on ne ressent pas encore totalement la folie de ton personnage, peut-être devrais tu encore plus décrire ses pulsions ou son ressentir (le jouer à la 1e personne du singulier peut aider dans ce cas car ça t'oblige à présenter ton texte du point de vue de ton perso).

Mis à part ça, tes descriptions inspire bien au ressentir de comment est le personnages, ton histoire est très cohérente et suivie !

J'hésite entre le niveau 5 pour le coté passion non révélé mais 6 pour l'idée, aussi, je laisserai lâchement mon prochain trancher Mr Red

Bravo en tout cas pour ce personnage bien trouvé ^^




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Re: La vie est une passion

Message par @ @ Edword Boobap le Lun 17 Mai - 11:37

J'ai testé certaines choses qui peuvent allées dans ce sens.


Boobap, le squatteur de la CB.


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Re: La vie est une passion

Message par Maître du Jeu de Loi le Lun 17 Mai - 13:42

Trancher ? Ah mais lorsqu'il y a un litige à trancher il faut s'adresser à la Justice ! Et la Justice c'est moi ! Je suis la Loi !

Et le verdict sera... niveau 5.5 ! Donc 5 ! Désolé Edword mais c'est un peu juste pour le niveau 6. Je citerai Trésor :
si ce n'est qu'on ne ressent pas encore totalement la folie de ton personnage, peut-être devrais tu encore plus décrire ses pulsions ou son ressentir (le jouer à la 1e personne du singulier peut aider dans ce cas car ça t'oblige à présenter ton texte du point de vue de ton perso).

Les petites modifications apportées ne changent pas grand chose, ce sera à toi de nous prouver en jeu que tu mérites ton niveau 6. Cela ne devrait pas être trop dur.
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Re: La vie est une passion

Message par Maître du Jeu au Trésor le Lun 17 Mai - 16:14

Te voila donc bienvenue parmi nous !




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